Pourquoi le public va-t-il à un spectacle plutôt qu'à un autre ? Parce qu'il suit la foule !
L'écrivain est un maître. Pour l'oeuvre, il a choisi de TOUT risquer. D'où la haine des esclaves : ceux qui, à l'Ïuvre, ont renoncé. Ils sont passés à côté des choses, c'est-à-dire de la mort.
Est-il un Français dont les cheveux ne blanchissent pas sur la tête à l'évoqué du péril évité ?
Il n'est pas d'excentricité rêvée par un malade, que ne dise quelque philosophe.
Qui dit équilibre dit menace qu'il se rompe. Aucune stabilité n'est jamais qu'équilibre.
S'il a ma confidence, il a mon amitié.
Je crois que j'aime le théâtre. Je l'ai cru longtemps illusoire, mais il est acte poétique, acte de vie en pleine conscience.
En fait, il était conteur. Il écrivait avec sa voix. Le son des mots. Il était sculpteur de phrases.
De nos jours, on ne sait plus, on ne se rend plus compte de tout le bonheur de l'anthracite anglais ! Comment il nous réchauffait couilles et miches et pognes pendant ces hivers terribles. Aujourd'hui, rares ceux qui se souviennent... quelques édentés crachoteux en leur grabat.
Il faut ramener à des justes proportions la fortune de quelques riches.
La théorie du genre est une absurdité absolue. Il faut s'y opposer totalement.
Il n'y a plus de «nous». Tout le monde est partout. Ce petit groupe que nous avions au début, nous pouvions tout faire.
Quand je vais manger ma socca chez Pipo ou acheter mes pâtes chez Quirino, rue Bavastro, je déclenche une mini-émeute. Mais quand il s'agit d'organiser des concerts, il n'y a plus personne. Ça a été comme ça depuis mes débuts.
J'étais ami avec le président Ronald Reagan et il m'a dit: Je ne sais pas comment quelqu'un peut servir dans la fonction publique sans être acteur.
Ce qui importe est de continuer d'apprendre, pour profiter du défi, et de tolérer l' ambiguïté. En fin de compte, il n'y a pas de réponses certaines.
- Bénissez moi mon père car j'ai... - ... Péché, oui je sais. Vous avez détruit la rosace de Notre-Dame, un vitrail vieux de 700 ans. - Sans fausse modestie c'est plutôt M. Hild qu'il faut féliciter !
Ça, ça me rappelle quelque chose... Quand Willy le coyote s'assoit dans un lance-pierre géant et qu'il s'attache lui-même à une fusée, c'est ce qu'on va faire ? Non, j'veux dire, parce que ça lui a pas réussi du tout au coyote.
Il est pourtant des choses du temps jadis qui te manquent, même si tu n'as aucun désir de voir revenir ces jours anciens.
- L'amour est dangereux, dit-il. - Très, renchérit l'ange. Et alors ?
Il vaut mieux avoir un bel engin qu'un beau génie.
Il y a mille inventions pour faire parler les femmes, mais pas une seule pour les faire taire.
L'habit est si loin de faire le moine, que bien souvent, par orgueil, il le défait.
Il en est de nos jugements comme de nos montres ; aucune ne dit comme l'autre, mais chacun se fie à la sienne.
Il y a des gens qui n'auraient jamais fait connaître leur talents, sans leurs défauts.
Comment se fait-il qu'on ne parvient jamais à se guérir de l'enthousiasme ?
Il n'y a pas une idée qui ne passe par la politique ; bien heureux si elle ne s'y arrête pas.
Il n'y a plus que les bibliophiles qui aient des bibliothèques, et l'on sait que cette espèce d'hommes ne lit jamais.
Moins il y a de bouillie, plus il y a de cuillères.
Les mots sont la menue monnaie de la pensée. Il y a des bavards qui nous payent en pièces de dix sous. D'autres, au contraire, ne donnent que des louis d'or.
Il n'y a que les usuriers pour jouir du passage du temps.
Le véritable anarchiste marche toujours entre les clous parce qu'il a horreur de discuter avec les flics.
Dans presque aucune littérature moderne, il n'y a coïncidence entre la langue écrite et la langue parlée.
Pourquoi mettre le verbe aimer à tous les temps, à toutes les modes, à toutes les sauces ? J'aime Mozart, j'aime ma mère, j'aime les frites... Il ne faut pas s'en servir à tout bout de champ, à l'avoir toujours dans la bouche, il va perdre son goût, comme le chewing gum
Il y a deux choses chez la femme : sa caresse et sa tendresse.
Là, depuis des mois, peut-être des années, il mangeait, buvait dormait, s'habillait et se déshabillait, dans une cage de dimensions moyennes, exposée au nord-ouest, ayant sur d'autres cages de dimensions moyennes exposées au sud-est une vue ininterrompue. Il était assis, [...] ► Lire la suite
Il me dit que son livre s'appelait le livre de sable, parce que ni ce livre ni le sable n'ont de commencement ni de fin.
Dans une civilisation démocratique, il est inconcevable que l'on règle ses différends idéologiques à coups de pistolet-mitrailleur.
Il existe deux soleils qui se lèvent, l'un et l'autre... L'un se lève sur les regards, l'autre se lève sur les coeurs.
Il est terrible de répéter une pièce comique dans une salle vide.
C'est ça la vie ; il y a les connus et les inconnus. Les connus tiennent à se faire reconnaître, les inconnus aimeraient le rester, et ça foire.
Le cri du pauvre monte jusqu'à Dieu mais il n'arrive qu'à l'oreille de l'homme.
Comparer un homme à Satan, ce n'est pas toujours atténuer l'intérêt qu'il excite.
Il est parfois plus facile de donner un prix que de donner raison.
Il est bien connu que les petits quarts d'heure sont plus longs que les quarts d'heure.
L'art doit-il être compréhensible ? Oui, mais seulement pour ses destinataires.
Dire qu'on peut vivre des années auprès de quelqu'un et qu'il reste quand même un étranger. Est-ce qu'il faut mourir pour que les autres s'aperçoivent qu'on a existé ?
Il est navrant de songer qu'après avoir survécu aux invasions barbares, à l'Inquisition, à la peste noire... l'humanité finira par succomber, pour avoir pulvérisé à l'aide de bombes aérosols, ces chlorofluorocarbures fatals à la couche d'ozone.
Il est de l'adresse de gagner les esprits suivant le faible de leur opinion.
Le jour où, sur terre, la famine sera enrayée, il se produira la plus grande explosion spirituelle que le monde ait jamais connue.
Avant qu'il ne se décide, on aurait le temps de tuer un âne à coups de figues.