Foyer ardent, l'amour nous réchauffe, nous éclaire, nous rassemble. Il se respire, se boit jusqu'à l'ivresse.
Le plus dur en France, c'est de devenir chômeur. Avant il suffisait de rater son certificat d'études, maintenant il faut avoir le bac, la licence, l'agrégation.
Il est plus facile d'être responsable des décisions que vous avez prises vous-même que celles prises par d'autres personnes pour vous.
Il faut distinguer le réel, et la représentation du réel qui se traduit par des récits de tristesse et d'abattements.
Dans l'excès de bonheur, il y a peut-être quelque chose de pris à quelqu'un.
Il vaut mieux être perdu de vue que de réputation.
J'aurais voulu être espion, mais il fallait avaler des microfilms et mon médecin me l'a interdit.
Celui qui se libère, loin d'être incapable de jouer le jeu, le joue encore mieux car il voit la vie comme un jeu.
Il faut être toujours prêt à faire la guerre, pour n'être jamais réduit au malheur de la faire.
Chaque joie est un gain, et un gain est un gain, si petit soit-il.
Pourquoi, à l'instar des objets, n'existe-t-il pas un bureau des amours perdues et trouvées ?
Il suffit parfois d'aimer un peu moins ce qu'on aime pour éviter de le haïr.
Le Dieu, combien j'aurais aimé lui obéir en tout s'il ne m'avait rien défendu.
Pour garder ce qu'on aime, il faut sauver ce qu'on déteste.
Epouser sa maîtresse, c'est à se demander s'il ne vaut pas mieux épouser celle des autres.
Il n'est si bon cheval qui ne bronche.
La métaphysique n'est pas le fait que le monde existe, mais qu'il soit si plein d'amertume.
Dans la vie comme dans les romans, il y en a qui s'obstinent à rester des personnages secondaires.
Si tu veux que je pleure, il faut d'abord que tu pleures.
Tel est le Français, on peut le dire sans crainte d'être désavoué : inconstant par nature, pour suivre ses penchants il lui suffit d'obéir à son caractère.
Quelle que soit la pièce qu'il joue, le style de jeu qu'il utilise, qu'il soit là pour faire rire, pleurer ou penser, la première et indispensable arme de l'acteur, c'est sa mémoire, la seconde, son corps, la troisième, sa voix.
Il est plus facile de se vieillir que de se rajeunir.
Garages - Etablissements devant lesquels l'automobiliste passe quand il roule et loin desquels il se trouve lorsqu'il est en panne.
Le but de l'art est de déranger. De planter une épine dans le coeur. Ce que le coeur fait ensuite, ce n'est pas le problème. C'est assez qu'il sente l'épine.
Mais ériger en dogme que toutes les sociétés ne font qu'une; qu'il n'existe qu'une vérité; que chaque expérience est compatible avec toutes les autres; que l'on peut tout savoir et que toute virtualité peut se réaliser est une entreprise qui ne peut sans doute que mal finir.
Comment est-il possible d'avoir la nostalgie d'un monde que je n'ai jamais connu ?
Il est inutile de faire des suggestions à une personne expérimentée.
Ce qui compte dans le ring, c'est ce que vous pouvez faire une fois que vous êtes épuisé. Il en est de même de la vie.
Je souris amèrement à me dire qu'aujourd'hui, sur deux pensées, j'en consacre une à ma propre fin, comme s'il fallait tant de façons pour décider ce corps usé à l'inévitable. À cette époque, au contraire, un jeune homme qui aurait [...] ► Lire la suite
La raison pour laquelle il y a tant de personnes stupides, c'est parce qu'il est illégal de les tuer.
René était super protecteur, il m'entourait des meilleures personnes et j'avais pas grand chose à dire ou à faire car tout était déjà fait.
L'arbre n'est pas que lieu du rendez-vous amoureux, il se fait aussi berceau des amours. Il les cache.
Il me semblerait d'utilité publique qu'on engage un corps de lecteurs, payés par la Sécurité sociale, au chevet des convalescents.
Le monde est un beau livre, mais il sert peu à qui ne le sait lire.
Il est difficile de ne pas s'exagérer le bonheur dont on ne jouit pas.
Les femmes, c'est comme les photographies : il y a un imbécile qui conserve précieusement le cliché, pendant que les gens d'esprit se partagent les épreuves.
Les femmes sont extraordinaires. Elles savent se servir de leur moindre atout : l'une, c'est sa démarche, l'autre, son décolleté, une troisième, ses jambes... Il y en a même qui se servent de leur intelligence !
Il n'y a pas de péché sur la Terre pourvu que Dieu ne pardonne à celui qui se repent sincèrement. L'homme ne peut pas commettre de péché capable d'épuiser l'amour infini de Dieu.
Si Dieu fermait un instant les yeux et qu'il retirât à lui sa main puissante, le monde entier s'évanouirait comme un songe.
Il est impossible d'écouter quelqu'un attentivement en faisant autre chose en même temps.
Le métier de mari n'est si difficile que parce qu'il n'a pas de vacances. Créez des week-ends conjugaux et tout ira bien.
Il n'y a pas trois milliards d'hommes. Il n'y en a qu'un.
L'écrivain de par la nature de sa profession est un rêveur et un rêveur conscient. Il doit imaginer, et l'imagination nécessite de l'humilité, de l'amour et un grand courage.
Il n'y a de terrible en nous que ce qui n'a pas encore été dit.
On oublie vite les morts. On oublie très vite, aussi, les circonstances où l'on a été malheureux... Il ne faut pas s'en scandaliser : s'il en était autrement, la vie serait un cauchemar.
Le suicide n'a d'avantages que s'il ennuie les autres. Pour le reste, il est vide de sens commun.
Si un écrivain est couronné, encensé, il considère que c'est la juste contrepartie de son talent, s'il est ignoré de la critique, dédaigné par le public, il en tient l'attachée de presse pour principale responsable.
L'homme est ainsi fait qu'il ne peut s'empêcher de taper dans un ballon qui approche. C'est dans le sang. Et quand un ballon s'éloigne, il se met à courir après.
A des oreilles sourdes, il n'est pas bon de prêcher.
Dans toutes les oeuvres d'art difficile d'accès, le lecteur est récompensé de ses efforts : il est bouleversé.