Il n'y a pas de modèle, il n'y a que de la couleur.
Dieu lui-même croit à la publicité : il a mis des cloches dans les églises.
Tout parle dans l'univers ; Il n'est rien qui n'ait son langage.
Il ne faut pas mettre du vinaigre dans ses écrits, il faut y mettre du sel.
Il y a dans quelques hommes une certaine médiocrité d'esprit qui contribue à les rendre sages.
On n'a pas d'autre maître que soi-même ; il faut que ce maître soit dur.
Il n'est pas difficile de parler avec un être humain, d'embrasser un être humain, de se marier avec un être humain, de mettre au monde un être humain. Ce qui est difficile et seul intéressant, c'est d'avoir un être humain.
S'il y a une seule oasis demeurée ici-bas, c'est bien le couvent, hors du monde, marchant à son rythme propre, et que l'agitation de vivre ne heurte pas continuellement.
L'amour, n'est-il donc qu'une idée, qu'un rêve irréalisable ? Une recherche désespérée de la perfection ? Ne peut-il pas se traduire par des gestes imparfaits, préparer un repas, aller travailler, sans pour autant perdre sa splendeur ?
Chez certains députés, le sommeil est parfois ce qu'il y a de plus profond.
Il faut avoir la bonne idée de mourir pour procurer aux autres l'occasion de s'amuser.
Il n'y a rien de plus ennuyeux que l'utopie.
Le public ne s'intéresse qu'aux succès qu'il n'estime pas.
Il me semble qu'il y a là, depuis la souveraineté infâme jusqu'à l'autorité ridicule, tous les degrés de ce que l'on pourrait appeler l'indignité du pouvoir.
Il faut supporter aussi bien que possible le lot que la destinée nous assigne et savoir qu'on ne peut lutter contre la force de la nécessité.
Il n'existe pas dans le monde plusieurs vérités différentes, car la vérité est une et identique dans tous les temps et dans tous les lieux.
Quand les nuages se forment en cirrus, s'il ne pleut aujourd'hui, il pleuvra demain.
Il est fatal d'être un homme ou une femme pure et simple : il faut être une femme virile, ou un homme femme.
Pour me fréquenter, il faut vouer un culte à la nourriture, sinon je deviens insupportable. Je suis dans ma grande période cuistot, je ne parle que de ça !
Pour avoir l'expérience, il faut s'être battu une fois, s'être disputé une fois, et avoir aimé une fois.
Il faut être attentif à toujours bien distinguer l'oeuvre de l'auteur.
Ressens l'amour de tes proches comme s'il pouvait s'évaporer lors d'un soir brumeux, ressens ta vie comme si elle obéissait à la trame d'un récit fabuleux.
Dans cette bataille qui s'engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance.
Il faut se nourrir de rencontres.
Il n'est si sage qui ne fasse des sottises.
Il n'y a rien de plus triste que la tristesse d'un homme gai.
Souvent un homme croit à ce qu'on lui apprend parce qu'il a envie d'y croire.
Défiez-vous des gens qui disent qu'il faut renouveler la langue ; c'est qu'ils cherchent à produire avec des mots, des effets qu'ils ne savent pas produire avec des idées.
Moins est visible le Dieu que nous prions, plus il ressemble au Dieu que nous verrons un jour.
Il faut mourir pour mesurer pleinement son degré de popularité.
Il faut parler quand on est sûr.
Il n'y a que les imbéciles pour croire qu'ailleurs ils seraient rois.
Il n'y a pas de création sans épreuve...
Ecrire : il le faut absolument pour sortir de soi-même.
La pierre de touche du succès n'est pas que le problème soit difficile, mais qu'il soit différent de celui de la veille.
Il y a l'orgueil à vouloir aimer mieux que ne le font les autres.
Etre vieux c'est quand le passé envahit toute la place et qu'il ne reste plus d'espace à l'avenir. Etre vieux, c'est devenir une chose du passé dans un présent sans avenir...
Quelque effort qu'on y mette, il est difficile de résister à soi-même.
Dans l'existence, il est important de se préparer des motifs d'échec, ainsi les réussites n'en sont que plus brillantes.
Il n'y a point de roses de cent jours.
Il y a des mots incapables d'être définis.
Qu'on hait un ennemi quand il est près de nous !
La névrose n'est pas une maladie mais une souffrance, qui peut se transmettre de génération en génération tant qu'on n'a pas compris de quoi il s'agissait. Un petit événement caché, honteux, dans la vie de quelqu'un peut aussi gâcher la vie de ses descendants.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
À quoi il sertCet amour qui est en nousÀ qui on le donneTous ces rêves qui nous secouentSi c'est pour personneÀ qui on l'avoueÀ quoi elle sertCette musique qu'on joue partoutPour qui elle sonneNotre corps qui bat, qui boutÀ qui on le donneÀ qui on l'avoue ?
Le poète est passé : le ruisseau qui hésite, devient fleuve royal ; il n'a plus de repos ni de limites : il ressemble au cheval.
Nous vivons une époque où il faut savoir rire de soi d'abord avant de rire des autres.
Corne d'Auroch pris la détermination de s'instruire. Il s'abima dans la grammaire et désapprit les quelques rudiments qu'il possédait.
Il rendit comme il put son âme machinale,Et sa vie n'ayant pas été originale,L'Etat lui fit des funérailles nationales...Corne d'Aurochs.
Il n'y a qu'un Dieu ; l'humanité est une ; les fondements de la religion sont un. Adorons-le et rendons grâce pour tous ces grands prophètes et messagers qui ont manifesté son éclat et sa gloire.