Mon père est tellement amoureux de faire des films, et il est charismatique à ce sujet, qu'il est difficile d'être autour de lui sans vouloir faire des films.
Combien de dactylos s'imaginent que leur patron n'est pas content d'elles, quand il ne les félicite que pour leur travail.
Il faut sortir, la lumière éveille, j'en suis sûr... Ne dites pas le contraire vous auriez tort, ce n'est pas une histoire de dépression, ce n'est pas mental, c'est physique.
L'ami dit ce qu'il pense ; l'amant, ce qu'il ressent.
Tout créateur a le sentiment qu'il n'est que le porte-plume de quelque chose qui le dépasse.
Il y a quelque chose d'épatant avec les égoïstes. Ils ne parlent jamais des autres.
Il ne faut pas s'engager à la légère dans les affaires.
Les moralistes n'y peuvent rien. Il y a une loi de déshumanisation progressive en vertu de quoi désormais, à l'ordre du jour de la bourgeoisie, il n'y a, il ne peut y avoir maintenance que la violence, la corruption et la barbarie.
Quand je serai fatiguéDe sourire à ces gens qui m'écrasentQuand je serai fatiguéDe leurs dire toujours les mêmes phrasesQuand leurs mots voleront en éclatsQuand il n'y aura plus que des murs en face de moiJ'irai dormir chez la dame de Haute-Savoie.
Morne est son coeurEt sans raisonVers cinq heuresIl quitte la maison.
Il ne peut y avoir aucune disparité dans le mariage comme l'inadéquation de l'esprit et du but.
S'il t'advient de t'absenter une heure un jour, un ver me rongera le coeur à jamais.
Un écrivain n'a pas plus de légitimité que quiconque à analyser à chaud les drames qui laissent la société sidérée. Il peut en revanche s'intéresser au sens des mots qui prétendent dire les événements.
Dès qu'un homme cherche le bonheur il est condamné à ne pas le trouver. Quand il paraît être dans l'avenir, songez-y bien, c'est que vous l'avez déjà. Espérer, c'est être heureux.
Il n'y a jamais eu de mort à crédit. La mort, on la paie en espèces.
S'il est quelque joueur qui vive de son gain, On en voit tous les jours mille mourir de faim.
Il écrit si bien qu'il me donne envie de rendre ma plume à la première oie qui passe.
Quand je regarde mon écriture, il me semble qu'une légion de fourmis est sortie de l'encrier et a traversé la feuille sans s'essuyer les pieds.
L'éducation se compose de ce qu'il faut dire et de ce qu'il faut taire.
Il est plus facile d'élever une protestation que d'élever ses sentiments.
Il y a des ruptures fécondes, à condition qu'on les soutienne.
L'homme, doué de sa force physique, l'exerce par la violence. La femme, douée du charme, domine par la caresse. C'est notre arme, arme redoutable, invincible, mais qu'il faut savoir manier.
Il faut que chacun garde le rang que le sort lui assigne ; il n'en est point d'assez bas pour humilier un bon esprit.
Il ne s'agit pas de toujours dire toute la vérité quand la vérité est douloureuse, mais il faut lui dire quelque chose qui est sur le chemin de la vérité.
- A quoi reconnaît-on un vrai fakir ?- Tu lui demandes de se torcher avec un hérisson. S'il le fait dans le sens du poil, c'est un faux.
Le singe est plus intelligent que l'homme ! Le singe est capable de remplir une grille de loto, mais lui, il ne le fait pas.
A quoi il sertCet amour qui est en nousA qui on le donneTous ces rêves qui nous secouentSi c'est pour personneA qui on l'avoue.
Ce qu'il y a de beau dans la vie est toujours un secret.
Une femme qui aime n'admet pas qu'un homme puisse avoir une pensée, un geste, un soupir, qui ne lui soit pas destiné. Elle ne tolère pas qu'il travaille, qu'il respire.
Bien souvent, c'est par le langage que l'autre s'altère; il dit un mot différent, et j'entends bruire d'une façon menaçante tout un autre monde, qui est le monde de l'autre.
Rien que de penser à ces années de carême, il se force à engouffrer le maximum de nourriture dans la panse. Ça se conçoit, mais ça présente un danger plus ou moins lointain. Trop ou trop peu, au finish on en crève.
S'il n'y avait pas de vent, les toiles d'araignée cacheraient le ciel.
Il y a des moments où je me sens plus inspiré, rempli d'un puissant pouvoir qui me force à écouter ma voix intérieure et où je ressens plus que jamais besoin d'un piano Pleyel.
Il est bon quelquefois que les lois ne paraissent pas aller si directement au but qu'elles se proposent.
Il y a deux sortes de cyclistes : ceux qui se font frapper par les automobilistes, et ceux qui frappent les piétons.
L'homme propose et dispose. Il ne tient qu'à lui de s'appartenir tout entier.
Il ne s'agit pas d'être modeste, mais d'être le premier.
Dieu n'est-il pas un extrémiste de l'amour ?
On est facilement devenu coupable d'avoir du style, là où il est devenu aussi rare de le rencontrer que la personnalité elle-même.
L'interview est un jeu truqué et, par définition, le journaliste est quelqu'un dont il faut se méfier. Il transpose les propos, les modifie, les sort de leur contexte... C'est un adversaire, pas du tout un ami ou un confident.
Si le metteur en scène vous aime et que vous aimez travailler avec lui, alors il n'est plus question de « diriger ». On devient un instrument entre les mains de quelqu'un à qui on fait entièrement confiance.
Il n'y a rien de plus essentiel qu'apprendre à désapprendre.
Je n'emporterai pas mon fonds de liquoriste au Paradis, n'est-ce pas ? Alors, buvons-le. C'est mon défunt qui me l'a légué. Il y a du bon. Il s'y connaissait. Je ne suis qu'une bistrote d'occasion.
L'olympisme est un renverseur de cloisons. Il réclame l'air et la lumière pour tous. il préconise une éducation sportive généralisée, accessible à tous, ourlée de vaillance virile et d'esprit chevaleresque, mêlée aux manifestations esthétiques et littéraires, servant de moteur à la vie nationale et de foyer à la vie civique.
Un homme qui ne rêve pas est comme un homme qui ne transpire pas. Il emmagasine plein de poisons.
Qui nous retrace dans le souvenir comment il a quitté le sein de son père et il s'est abaissé jusqu'à nous.
Quand on sacrifie la moitié de sa vie pour une raison quelconque, dit-il d'une voix calme et nette, on change de personnalité. On ne devient pas seulement la moitié de ce qu'on était destiné à être, mais une créature tout autre, tordue et déformée par le sacrifice.
Je veux qu'il y ait un faux Dali avec une vraie signature de Dali, dans chaque épicerie des cinq continents, depuis Santiago du Chili jusqu'à katmandou.
Tout langage devient ancien dès qu'il est répété.
Mais, justement, c'est parce que le désespoir est un terreau fertile qu'il faut être plus vigilant que jamais et se conformer avec une implacable vigueur à une exigence de vérité.