Il parle comme il pense, mais plus souvent.
Quand je pense que je suis l'auteur de ses jours, des jours terribles qu'il a passés sur Terre, que c'est moi qui l'ai fait venir, j'ai envie de lui demander pardon.
Il en est des mots comme des bons vins. On peut les déguster de plusieurs façons, à la régalade ou au tourne-en-bouche.
Il me semble en effet qu'une des causes principales de l'erreur en sociologie réside dans un rapport incontrôlé à l'objet. Ou plus exactement dans l'ignorance de tout ce que la vision de l'objet doit au point de vue, c'est-à-dire à la position occupée dans l'espace social et dans le champ scientifique.
À ceux qui font le bien, il arrivera cent bonheurs ; à ceux qui font le mal, il arrivera cent malheurs.
La créativité est un cadeau. Il ne passe pas si l'air est encombré.
Il faut rigoureusement prohiber aux jeunes gens et aux jeunes filles les bains de mer. Ceux-ci ne peuvent être que prétexte à concupiscence et à débauche. L'eau de mer, c'est la salive du diable.
Son désir, c'est probablement tout ce que l'homme possède, au moins tout ce qui lui sert à oublier qu'il ne possède rien.
Un diplomate est un acteur. Il représente.
Les hommes ne se comprennent pas les uns les autres. Il y a moins de fous qu'on ne croit.
En amour, il n'y a ni crimes ni délits ; Il y a des fautes de goût.
Il y a d'autres richesses que le bonheur.
Pour que deux êtres se rencontrent, pour qu'ils détruisent l'un par l'autre la solitude, il faut qu'ils partagent le même avenir.
Ce que je lis dans les évangiles en tant que formée par la psychanalyse me paraît être la confirmation, l'illustration de cette dynamique vivante à l'oeuvre dans le psychisme humain et de sa force qui vient de l'inconscient, là où le désir prend source, d'où il part à la recherche de ce qui lui manque.
Il en est de l'amour comme du choléra, le tout est de le prendre à temps.
Comme les philosophes de l'ère des lumières, ils veulent affranchir non une classe déterminée, mais l'humanité entière, Comme eux, ils veulent instaurer le royaume de la raison et de la justice éternelle; mais il y a un abîme entre leur royaume et celui des philosophes des lumières.
Il y avait eu ce bref moment de parfait silence, à l'exacte jonction du jour et de la nuit.
Il est peu de douleurs plus cruelles que d'être quitté par qui l'on aime. A cet irréductible chagrin, encore faut-il ajouter le questionnement de ceux qui viennent déposer une pincée de sel sur la blessure toute fraîche en demandant :"Et tu n'as rien senti venir ?"
Si ces messieurs n'ont rien de mieux à faire, ils ont raison, il faut égayer l'ennui d'un bureau, et il vaut mieux péter pour tuer le temps, que de médire, de faire des libelles ou de mauvais vers.
Je ne veux rien écrire sur l'amer ou le désamour. J'ai été. Je suis mieux aujourd'hui avec ce putain de cancer. Les nuits sont longues. Les petits matins terribles et cruels. Aimer ce qu'il reste. C'est immense.
L'avez-vous remarqué ? Il n'y a qu'à la campagne que l'on ne trouve pas l'air de la ville.
L'homme ne se voit pas naître, il peine à mourir et il oublie de vivre.
Il nous faut vraiment considérer les professeurs, leur métier comme un métier essentiel.
On peut dire du monde que c'est en se désintégrant qu'il s'organise. Voici une idée typiquement complexe. Dans quel sens ? Dans le sens que nous devons unir ensemble deux notions qui, logiquement, semblent s'exclure : ordre et désordre.
Je me souviens d'aller au studio d'enregistrement et qu'il y avait un parc de l'autre côté de la rue et je voyais tous les enfants jouant et je pleurais parce que ça me rendrait triste que je doive plutôt aller travailler.
Mon objectif sur Terre est de rendre les gens heureux et guérir les gens à travers la musique, pour créer des fantaisies qui permettent aux gens, non pas seulement de s'échapper, mais de voir qu'il y a le potentiel pour la magie dans la vie.
Couronnez un Américain, vous êtes vendus à l'Amérique. Couronnez un Russe, vous êtes communiste. On n'en finirait plus de chercher le dessous des cartes. C'est la structure profonde du festival qui est mauvaise, c'est elle qu'il importe de changer.
Quand son esprit et son corps se confondirent, quand son avant-bras traça les signes sans qu'il eût à réfléchir, quand d'un coup de pinceau il put fixer des idées ou des choses sur une tablette, il comprit qu'il savait écrire.
Il y a des hommes si pauvres qu'il ne leur reste guère, bien à eux, que leur nom.
L'argent n'a pas d'odeur d'où qu'il vienne.
Il est quelquefois plus difficile de gouverner un seul homme qu'un grand peuple.
Ne faites rien avec colère ; affectez, toutefois, d'être irrité lorsqu'il est à propos.
Le colonialisme visible te mutile ouvertement : il t'interdit de dire, d'agir, d'être.
Il était devenu même populaire, car la vraie forme de la gloire est d'être admiré sans être lu, ce qui supprime les réserves et réticences.
Il y a des choses qui ne s'apprennent qu'à condition que nul ne nous les enseigne.
Il y a ainsi d'innombrables campagnes où rien ne s'est passé. L'objectif ne fut pas atteint, les forces furent inutilement usées.
En premier lieu, il faut le dire bien haut : en Art, la difficulté vaincue est une beauté. Théophile Gautier a proclamé cette vérité dans des vers immortels ; après un pareil témoignage, la cause est entendue.
Quand Dieu a déjà fabriqué un être et qu'il l'a envoyé dans notre monde à nous, c'est fini, il ne revient plus sur Sa décision sinon les gens ne vont plus le respecter. En plus, ça voudrait dire que Dieu est capable de Se tromper comme nous autres.
Je suis toujours très attentif avec mon staff à chaque séance. On ne va pas tout balayer, il faut tenir compte du passé.
Il est préférable d'avoir des idées saines et de mal les exprimer, que des mauvaises rhétoriquement bien amenées.
Il s'est tellement préparé à la mort que la vie l'impatiente.
Il est plus facile de prendre l'amour quand on n'en a pas, que de s'en défaire quand on a.
Ce que le lecteur veut, c'est se lire. En lisant ce qu'il approuve, il pense qu'il pourrait l'avoir écrit. Il peut même en vouloir au livre de prendre sa place.
D'un dissipateur il y a peu à hériter.
Cet homme avait tant d'intelligence qu'il n'était presque plus bon à rien dans le monde.
Quand les pieds ne veulent plus vous porter, on marche avec sa tête. Et c'est vrai. Ce n'est peut-être pas dans l'ordre naturel des choses, mais ne vaut-il pas mieux marcher avec la tête que penser avec les pieds, comme il arrive souvent ?
J'aime la nuit. Ses sanglots dans les tuyaux. Le frigo qui se remet en marche. L'eau qui coule du robinet pour le chat. Il ne boit qu'à l'eau fraîche qui l'éclabousse. Sa langue rose. Je revisite le silence. Les nuits du monde.
Le monde est un appel et une promesse : il y a partout des êtres remarquables, des chefs-d'oeuvre à découvrir Il y a trop à désirer, trop à apprendre et beaucoup de pages à écrire. Tant qu'on crée, tant qu'on aime, on demeure vivant.
le même mot n'est plus le même selon les lieux et les circonstances où il est logé. Un principe produit des fruits variés selon les esprits qui le reçoivent.
Concevoir l'Amérique comme une Histoire et la destinée comme un avenir, respirer le parfum d'un hickory à travers le silence des âges, c'est possible. Il nous suffit d'un ciel grand ouvert et de la volonté de faire usage de nos ailes.