Pour trouver beaux des enfants qui sont laids, Pour trouver bons des vers qui sont mauvais, Il n'est rien tel que de les avoir faits.
Il semble que de tout temps l'homme ait fait moins de réflexion sur le bien que de recherches pour le mal.
Il y a deux mondes, celui des Maîtres et celui des esclaves. Les Maîtres sont inaccessibles et les esclaves s'entre-déchirent.
L'homme n'est pas une chose mais un être vivant, pris dans un processus continuel de développement. A chaque point de sa vie, il n'est pas encore ce qu'il peut être et que peut-être il sera.
Il est des occasions où la circonspection même compromet, et où le soin de ne mécontenter aucun parti expose aux soupçons de tous.
D'où un tout autre mouvement : pour sortir de l'« il y a », il faut non pas se poser, mais se déposer; faire un acte de déposition, au sens où l'on parle de rois déposés. Cette déposition de la souveraineté par le moi, c'est la relation sociale avec autrui, la relation dés-inter-essée.
À quoi pouvait-il bien penser ? À sa jeunesse en Russie, lorsqu'il était balegale, cocher d'un traîneau tiré par un cheval ? Ou aux rêves de cette période : l'Amérique, terre de toutes les chances, terre d'abondance. Pensait-il avoir échoué, puisqu'il n'avait pu nourrir correctement toute cette famille ?
Quand les pieds ne veulent plus vous porter, on marche avec sa tête. Et c'est vrai. Ce n'est peut-être pas dans l'ordre naturel des choses, mais ne vaut-il pas mieux marcher avec la tête que penser avec les pieds, comme il arrive souvent ?
Il est heureux qui a des enfantsIl n'est pas malheureux qui n'en a point,Ajoutez un verset, pour comble de sagesse :Il est désespéré qui n'en a plus.
Il en est des mots comme des bons vins. On peut les déguster de plusieurs façons, à la régalade ou au tourne-en-bouche.
Le sage ne tire pas la queue du tigre, même quand il dort.
Il y eut le vin partagé, les nuits blanches, les chants du silence entre les débats fiévreux, les fugues et les murmures, les questions après les caresses. On jouait à la vie, comme des funambules.
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ? Question ardues et qui vont loin.
L'être, pour Fouquet, comme pour Chardin, ou Degas, est d'abord ce que l'on précise. Il y a cette sorte de mystère qu'un dessin nu traduit mieux que toute emphase.
Le dab, d'entrée, elles me le portraiturent à la fiente, elles lui crèvent les yeux en effigie avec des épingles rouillées. Elles savent mitonner la fausse confidence, saler tout ça, poivrer comme il faut. Une science très au point.
Le bilan est majoritairement dominé par la gestion de la crise sanitaire, dont la France va sortir la tête haute. Or, le choix du « quoi qu'il en coûte » n'est pas contestable pour quelqu'un de gauche.
Toute ma vie sociale se passe dans les bars, donc je ne vois pas l'abandon de l'alcool comme une option viable. Pouvez-vous me voir dire, 'Jus de tomate s'il vous plait?'
Il n'y a d'autre avarice permise que celle du temps.
Mon objectif sur Terre est de rendre les gens heureux et guérir les gens à travers la musique, pour créer des fantaisies qui permettent aux gens, non pas seulement de s'échapper, mais de voir qu'il y a le potentiel pour la magie dans la vie.
Les Américains ne pouvaient comprendre qu'il ne sert pas à grand-chose de gagner stratégiquement une guerre lorsqu'on la perd politiquement... La guerre est un instrument politique; dès qu'on s'aperçoit qu'on la gagne, les considérations politiques doivent décider de son déroulement ultérieur.
Il n'y a jamais eu pour moi ni barrière culturelle, ni barrière de langue, ni barrière de couleur. Ce sont la conviction, la culture, la vie, l'intelligence de l'autre qui me redonnent sans cesse espoir.
Dans la vie, il n'y a pas de qualités ni de défauts ; il n'y a que des passions et des peurs.
Il y a des hommes qui, quand ils vivent quelque chose très intensément, doivent beaucoup en parler.
Il faut des vertus qui fassent aimer et des défauts qui fassent craindre.
Le cycle d'obsolescence des ordinateurs est devenu si rapide, que dans les hypermarchés informatiques du futur, il y aura des décharges juste en face des caisses enregistreuses.
L'homme ne peut utiliser que ce qu'il a appris à utiliser.
L'amour, c'est comme La Redoute. Il faut essayer.
Il faut que la beauté soit sensible, qu'elle nous procure une jouissance immédiate, qu'elle s'impose ou s'insinue en nous sans que nous ayons aucun efforts à faire pour la saisir. Voyez Léonard de Vinci, voyez Mozart. Voilà de grands artistes !
C'était des conquérants, et, pour cela, on n'a besoin que de la force brute - il n'y a pas de quoi se vanter quand on l'a, puisque votre force n'est qu'un accident produit par la faiblesse d'autrui.
Un manager doit être propriétaire, au moins en partie, de l'entreprise qu'il dirige et à laquelle il consacre ses efforts, et dépendant essentiellement, pour ses revenus, non d'un salaire mais des bénéfices.
L'amour est un enfant jaloux, il n'admet pas de rivaux.
il ne s'agit pas d'aimer bien, il faut être ému.
Il faut en effet conjuguer les systèmes de droit non seulement au présent et au passé, mais aussi au futur.
Il n'y a qu'un seul grand mal dans le monde aujourd'hui. Désespoir.
A mon époque, les opinions sont assez arrêtées. Il est peu probable que je voie ou entende maintenant quoi que ce soit qui puisse les changer.
J'ai trois vies : actrice, mannequin, productrice. Parfois je me rends compte qu'il y a une quatrième vie, qui est un peu négligée, qui vit un peu.
Il y a beaucoup de langues pour parler, et peu de têtes pour penser.
Si votre débiteur est dans la gêne, accordez-lui un délai, jusqu'à ce qu'il puisse se libérer. Il serait toutefois préférable pour vous, de lui en faire remise, si vous connaissiez mieux votre intérêt.
Pour certains, il est impensable de remporter l'Oscar et d'avoir des doutes.
Puisqu'il y a deux femmes en vous, demain j'amènerai un copain !
Il existe des contrats pour vous protéger contre toutes les calamités imaginables, sauf contre les démarcheurs de compagnies d'assurances.
L'océan serait-il beaucoup plus profond s'il n'y avait pas les éponges ?
L'avenir a ceci de fâcheux, c'est qu'il est arrivé avant que nous ayons eu le temps de nous y préparer.
Chez Ellroy il y a à la fois une violence extrême et fascinante. Mais en même temps, Ellroy arrive tout le temps à avoir une espèce de recul, qui fait qu'il y a un jugement moral sur la violence.
Au XXIème siècle, il nous sera possible de choisir préalablement l'état mental dans lequel nous désirons être plongés, puis de fabriquer la molécule qui nous permettra d'y arriver.
Pour être avare, il ne faut que la paresse, l'inaction. C'est pour cela que l'avarice est contagieuse.
L'homme qui relit et qui tient la plume pour se corriger est plus ou moins un autre homme que celui du premier jet. Il y a deux choses que l'expérience doit apprendre : la première, c'est qu'il faut beaucoup corriger ; la seconde, c'est qu'il ne faut pas trop corriger.
Il faut faire parfois de singuliers métiers pour gagner sa vie.
Les extravagantes embardées du Nan-Shan témoignaient de sa lamentable impuissance. Il tanguait, il piquait du nez dans le vide et semblait, à chaque plongée, rencontrer quelque mur ou cogner.
Tant que je n'ai pas abattu l'adversaire, je peux craindre qu'il m'abatte. Je ne suis donc pas mon propre maître, car il me dicte sa loi comme je lui dicte la mienne.