Chez Ellroy il y a à la fois une violence extrême et fascinante. Mais en même temps, Ellroy arrive tout le temps à avoir une espèce de recul, qui fait qu'il y a un jugement moral sur la violence.
Je hais violemment l'héroïsme sur ordre, la violence gratuite et le nationalisme débile. La guerre est la chose la plus méprisable.
Le viol d'une conscience ne fait-il pas nécessairement violence à une vertu ?
Nous vivons dans un monde où nous devons nous cacher pour faire l'amour, alors que la violence se pratique au grand jour.
Si le temps voulait seulement attendre la fin de nos folies préférées, nous resterions des jeunes gens jusqu'au jugement dernier !
Les chiffres sont comme les gens. Si on les torture assez, on peut leurs faire dire n'importe quoi.
On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille. On choisit pas non plus les trottoirs de Manille, De Paris ou d'Alger Pour apprendre à marcher.
C'est un extrême malheur que d'être assujetti à un maître, dont on ne peut être jamais assuré qu'il soit bon, puisqu'il est toujours en sa puissance d'être mauvais quand il voudra.
La vie est belle parce que nous mourons. Ce n'est pas un paradoxe. Ce serait atroce si nous ne mourrions pas. Et quand le Christ veut punir le Juif errant, il le condamne à l'immortalité. La vie est belle parce que nous mourons. je le crois profondément.
Il est facile de voir que le moral de l'amour est un sentiment factice ; né de l'usage de la société.
Il peut sembler, au premier coup d'oeil, que nous différons beaucoup les uns des autres dans nos raisonnemens, et non moins dans nos plaisirs : mais, malgré cette différence, que je crois plus apparente que réelle, il est probable que [...] â–º Lire la suite
En revenant de New-York, Paris m'a fait l'effet d'un joli bibelot ; mais quelle joie de le revoir !
La violence est juste où la douceur est vaine.
Amoureux incompris, torture de jour comme de nuit.
Bref, partout et toujours, ce sont les conditions et les moyens de puissance économiques qui aident la « violence » à remporter la victoire, sans laquelle elle cesse d'être violence.
Exister, c'est se dresser, se détacher de l'arrière-plan. Vous ne pensez pas, vous n'existez pas vraiment si vous n'êtes pas prêts à risquer jusqu'à votre équilibre dans le jugement de votre existence.
Personne ne se connaît vraiment soi-même, et il faut devoir vivre une situation extrême pour s'en apercevoir.
Sache que la bonne humeur constittue une voie vers l'éveil ; alors que la mauvaise humeur conduit directement à la prison des sens.
Le pouvoir qui fonde un État, c'est la violence ; le pouvoir qui le maintient est la violence ; le pouvoir qui finit par le renverser est la violence.
Le manque de définition est plutôt une perfection qu'un défaut, parce qu'il ne vient pas de leur obscurité, mais au contraire de leur extrême évidence.
Le fondement ultime de tout cet ordre économique placé sous le signe de la liberté est, en effet, la violence structurale du chômage, de la précarité et de la menace de licenciement qu'elle implique : la condition du fonctionnement « [...] â–º Lire la suite
J'ai choisi un pseudonyme pour être libre d'écrire ce que je voulais, sans que le jugement des autres me pèse
La torture des autres est peu auprès de celle qu'on subit soi-même.
Quand t'es vieux, vaut mieux aller en prison qu'à l'hôpital, les gardiens sont toujours là alors que les infirmières tu les voies jamais.
Tout pouvoir est une violence exercée sur les gens.
L'identité est une prison que vous ne pouvez jamais échapper, mais le moyen de racheter votre passé n'est pas d'en sortir, mais d'essayer de le comprendre et de l'utiliser comme base pour grandir.
Recevoir sur ses épaules frêles la veste quotidienne de la violence quand on aimerait porter le manteau de la tendresse.
Les hommes doivent s'entendre que les vrais hommes ne violent pas ou n'oppriment pas les femmes, et que la place d'une femme n'est pas seulement à la maison, mais dans les écoles, les bureaux et les salles de réunion.
Un acte de justice et de douceur a souvent plus de pouvoir sur le coeur des hommes que la violence et la barbarie.
On trouve innocent de désirer et atroce ce que l'autre désire.
Toute tentative de remplacer une conscience personnelle par une conscience collective fait violence à l'individu et est le premier pas vers le totalitarisme.