Il faut partir ou bien rester, cela revient au même gris. Je t'écris ça ce soir avec cette envie de mourir, la fatigue si longue ; le chagrin seul me tient ici, brûlure au creux de la poitrine.
Les larmes d'un homme ne sont pas un signe de faiblesse, car il faut en être un pour avoir le courage de les laisser couler. Les guerriers les plus vaillants faisaient couler les leurs sur les champs de bataille.
Ancien concept : l'amour est aveugle. Le mariage est une révélation. Nouveau concept : l'amour n'est pas aveugle - il permet simplement de voir les choses que les autres ne voient pas.
On continue quand même, peut-être parce qu'on sait qu'il faut continuer, même si on ne comprend plus pourquoi.
Rien n'est impossible à l'homme, ce qu'il ne peut faire, il le laisse.
Le secret est comme la modestie : il cesse d'exister à l'instant précis où on l'évoque.
Il y a deux sortes de passions : les passions que nous avons et les passions qui nous ont. On triomphe quelquefois des premières.
S'il est vrai que le commerce fait la richesse d'une nation, la rapacité des marchands peut aussi, en certaines circonstances, causer sa ruine.
Sans rêve, il est impossible de connaître le bonheur.
Pour mentir, un diplomate n'a qu'à se taire ; et s'il parle, un diplomate sincère croit qu'il pense vraiment une partie de ce qu'il dit.
Il faut qu'une cause soit bien mauvaise pour vouloir la soutenir par l'ignorance et la misère !
La modestie rétrécit le coeur, qui ressemble alors à un petit galet extrêmement solide malgré sa petitesse ; il faut être solide pour pouvoir être sincère.
Quels yeux nous faudra-t-il et quelle patience, ou quelle cécité plutôt pour soudain voir le jour.
Un sot est un sot en ce qu'il se croit capable de réflexion.
Chopin était venu trop tard et avait quitté ses foyers trop tôt pour posséder cette exclusivité de point de-vue ; mais, il en avait connu de nombreux exemples et, à travers les souvenirs de son enfance, non moins sans doute [...] ► Lire la suite
Le monde est complexe, tout comme toi. Les vraies gens sont toujours là, avec leurs problèmes, leurs qualités, leurs espoirs, leurs rêves. Il est juste difficile de les aider à prendre les bonnes décisions quand leur cerveau est saturé de fake news, et qu'ils ont perdu toute foi en l'avenir.
Il s'agit de trouver le calme dans le chaos.
Il y a les médias sociaux, Internet et l'immigration et donc, tout à coup, les cultures s'affrontent et les gens ont l'impression de moins connaître les gens qui les entourent. Cela provoque des angoisses sociales.
Si quelqu'un pense que je suis un pacifiste, qu'il vienne prendre mes poulets, et il verra qu'il se trompe !
J'ai toujours su que le temps passait vite et qu'il fallait que je profite du temps présent.
Tant que nous vivons, il n'y a jamais assez de chant.
L'effet miroir est vécu par la personne qui désire toujours connaître comment il est perçu par les autres. Au lieu de se montrer critique, il émet des critiques, et se sent exposé à la critique comme sur une scène de théâtre.
Il n'y a aucune raison qui oblige à épouser la mère avec la fille !
Un homme mérite de passer pour sage, alors qu'il est à la recherche de la sagesse ; dès qu'il croit l'avoir acquise, il est un sot.
Si un homme commet une sottise, les hommes diront : "Qu'il est bête !" Mais si c'est une femme : "Que les femmes sont bêtes !"
Un état est d'autant plus fort qu'il peut conserver en lui ce qui vit et agit contre lui.
Quand une situation est au pire, il faut qu'elle cesse ou qu'elle se relève...
Il n'y a pas de maître qui ne puisse être élève.
Ce que l'on voit est toujours décevant. Il faut croire à ce que l'on mange.
Avoir du tact, c'est être capable de dire à quelqu'un qu'il a l'esprit ouvert quand il a un trou dans la tête.
Le prix du chapeau n'est pas en rapport avec la cervelle qu'il coiffe.
Pour être désespéré, il faut avoir vécu et aimer encore le monde.
Un âne ne boit que s'il a soif, mais c'est parce qu'il ne boit que de l'eau.
Communiquer ! Le grand mot, mais comme on en abuse ! Il signifie donner : on en fait le synonyme d'échanger.
Il faut se piquer d'être raisonnable, mais non pas d'avoir raison.
Il n'y a que deux maux bien réels dans le monde : le remords et la maladie ; le reste est idéal...
Le romancier s'inspire de sa vie ou de celle des autres, il raconte des histoires vécues en lui ou autour de lui. Le reste est littérature, syntaxe et stylistique.
Il est tellement difficile de vivre avec l'être de son choix. Le temps use nos sentiments les plus aigus.
Il n'est pas bon pour le moral d'un pays de compter trop d'humoristes.
Très jeune, l'amour tripote, gigote et barbote ; très vieux, il chevrote, marmotte et chipote.
Quand on promet une chose à un mourant, chacun sait bien qu'il faut tenir sa promesse.
Lorsque les dieux vous proposent l'autre monde comme bonheur, il y a toujours gros à parier que la situation terrestre des hommes n'a rien de brillant.
Il ne faut jamais verser du jus de viande dans la gorge d'une hyène et lui demander de le recracher.
Mon médecin m'a dit récemment que faire du jogging allongerait mon espérance de vie. Il avait raison. J'ai l'impression d'avoir dix ans de plus.
L'humain évolue au même rythme que les cycles économiques. Il monte en flèche pour se planter en masse par après.
Trop de suspense dans un livre et il se consume et se consomme.
Nu, il n'y a de bonheur que pour les corps libérés de leurs vêtements.
Nous sommes dans les broussailles ; croît en nous l'herbe mauvaise, un crin mental qu'il faut arracher par poignées pour découvrir le paysage qui nous entoure.
La supériorité de l'animal sur l'homme, c'est que chez l'animal il n'y a pas de chanteuses.
J'ai la peau de l'âme trop sensible. Il faudrait apprendre à son âme à marcher pieds nus.