Il ne faut pas grand chose pour gommer la beauté et dissiper la grâce d'un visage. La viande la mieux modelée est prête à endosser l'horreur, c'est-à-dire à devenir en surface ce qu'elle est à l'intérieur : rebutante.
Il y a deux sortes de lecteurs : ceux qui traversent les livres avec prudence et ceux qui, tout aussi prudemment, laissent les livres les traverser.
Il y a toujours de la grandeur et du courage dans la confiance que l'on donne à ceux qui nous la demandent , et cela ne peut inspirer que l'estime et la clémence.
Ecrire des drames, c'est tout de même ce qu'il y a de plus intéressant. Pareil à un petit dieu, on sonde les coeurs et les reins..., on juge..., on punit, on absout et on récompense.
Il est rare et difficile de ne penser à rien.
Le secret pour écrire. Il suffit de parvenir à garder les yeux ouverts et fermés en même temps. C'est-à-dire qu'il faut se souvenir et oublier, toujours en même temps.
Je crois qu'il faut détruire nos illusions, peut-être pour renforcer celles qui nous restent.
Aux acteurs il faut un grand rôle avec de toutes petites répliques.
Il y aura en tout temps et dans tous les pays, surtout si ces pays sont divisés de religion, des fanatiques qui ne demanderont pas mieux que de se faire martyrs.
Il est dangereux de ne pas correspondre à l'idée que le monde se fait de nous car il ne recule pas volontiers dans ses avis.
L'architecture affecte par les lois de la nature et par la loi de la raison. De cette dernière dérivent les règles de la proportion, d'après lesquelles un ouvrage est loué ou censuré, en tout, ou en partie, selon qu'il répond ou ne répond pas à la fin pour laquelle il a été fait.
Que sont donc ces temps, oùParler des arbres est presque un crimePuisque c'est faire silence sur tant de forfaits !Celui qui là-bas traverse tranquillement la rueN'est-il donc plus accessible à ses amisQui sont dans la détresse ?
D'ailleurs le poulet est-il réellement de la viande ? Je ne compte plus le nombre de fois où un restaurateur m'a proposé, en guise de plat végétarien... de la volaille !
Un pauvre qui n'ait pas de bassesse, un riche qui n'ait pas d'orgueil, cela existe-t-il ?
On ne devrait jamais sous-estimer la force dont sont capables les institutions quand il en va de leur survie.
Il n'y a pas de modèle uniforme et global de démocratie.
Tel t'enseigne et te donne des leçons sur ton futur métier, qu'il n'a jamais pratiqué.
Seul le fou sait ce qu'il sait.
Le destin qui s'applique à tous peut-il être néfaste à un seul ?
Pour changer le monde, il faut d'abord se mettre la tête en avant.
Je ne m'immerge pas dans le bavardage Internet parce qu'il vous ouvre toute une source de danger.
Il y a toujours à un autre, mon vieux. En amour, en amitié, et même dans un train, un autre, assis en face de vous et qui vous fixe ou vous tourne le dos et creuse les perspectives de votre solitude.
Le progrès est spirituel ou il n'est pas !
Il entre dans toutes les actions humaines plus de hasard que de décision.
Il n'y a que le temps qui ne perde pas son temps.
L'amour est une guillotine où l'homme ne doit pas perdre la tête, s'il veut que la femme perde la sienne.
Les vieillards, il faudrait les tuer jeunes.
L'amour conjugal, qui persiste à travers mille vicissitudes, me paraît être le plus beau des miracles, quoi qu'il en soit le plus commun.
Bien sûr, il faut de la subtilité ; mais veillez à ce qu'elle soit évidente.
Il faut toujours étudier la nature des autres avant de donner libre cours à la sienne.
Il n'est pas d'éternels amours.
Nous ne nous sommes jamais cherchés - comment donc se pourrait-il que nous nous découvrions un jour?
Les acteurs rateraient très souvent, presque toujours, leurs entrées en scène, s'ils n'avaient pas, étant en coulisse, cette pensée constante : Il me semble qu'il y a bien longtemps qu'on ne m'a vu !
Ce qu'il y a de tragique dans bien des philosophies, c'est qu'on n'admet pas de finir.
Il n'y a pas que le corps qui importe, et nos sexes, que sont-ils sinon les portes sacrées de ce que nous pourrions être ?
L'amour est l'aiguillon le plus ardent qui pousse vers les grandes choses, les actions les plus célèbres, l'amour, en un mot conduit le monde, et si parfois il dirige le mal, il l'élève presque toujours à des hauteurs sublimes.
Il y a l'orgueil à vouloir aimer mieux que ne le font les autres.
Il n'y aurait pas tant de malaise, s'il n'y avait pas autant d'amateurs de malaise.
Il y a des idées qui sont comme un attentat.
L'esprit est ce qu'il y a de plus bête au monde.
Il n'y a rien d'aussi impardonnable que de consentir à une vie insensée sans but.
Lorsque Juin fait même sourire,Le noir cachot,Je n'aime pas entendre dire,Qu'il fait trop chaud.
D'ailleurs, chacune de ses paroles était de vanité, et il me parut avoir, comme la plupart de ces hommes, un cerveau d'enfant dominé par des mots de spécialiste.
Les gens qui n'aiment pas les chats ne les ont pas côtoyés. Il y a la vieille blague : les chiens ont des maîtres, les chats ont du personnel.
Si on ne peut pas passer par-dessus, il faut passer par-dessous.
Il faut que les gens de bonne volonté se lèvent et ne laissent pas prévaloir leurs intérêts égoïstes (...) Il faut suivre un chemin honnête et généreux.
Qui veut vivre à petit bruit, sans soubresauts, sans péril et sans émotion, doit renoncer à l'amour. Il ne doit cultiver que les navets de l'amitié paisible, et le pot au feu de l'affection calme.
Ne t'en fais pas, « suicider » ne fait pas parti de son répertoire... Il s'aime trop pour ça !
La violence, inhérente à une religion ? Il faut distinguer les adhérents à une religion qui ont pu se laisser aller à des violences.
L'habitude ! aménageuse habile mais bien lente, et qui commence par laisser souffrir notre esprit pendant des semaines dans une installation provisoire ; mais que malgré tout il est bien heureux de trouver, car sans l'habitude et réduit à ses seuls moyens, il serait impuissant à nous rendre un logis habitable.