Il est bon d'être charitable ; Mais envers qui ? C'est là le point.
Les nobles sont comme les livres : il en est beaucoup qui ne brillent que par leurs titres.
Il y a des écrivains chez lesquels la pensée semble une moisissure du cerveau
Il faut user de sa langue avec certaines gens comme on se sert d'éperons pour les chevaux ; rarement, mais toujours vigoureusement.
Là où tous les gens veulent arriver aussi tôt que possible, il faut nécessairement que la plus grande partie d'entre eux arrivent en retard.
L'artiste qui recherche des formes ne sait pas toujours qu'il recherche un Dieu.
Il est dur d'immoler aux lendemains tous les jours qui ont fait sa vie.
Il y a des femmes qui sont vertueuses naturellement, et d'autres qui ne le deviennent qu'après avoir commis toutes les fautes.
Exactitude : mot du féminin singulier, dit le dictionnaire. Très exact : c'est bien quand il s'applique à du féminin qu'il est singulier.
Il y a deux sortes de lecteurs : ceux qui traversent les livres avec prudence et ceux qui, tout aussi prudemment, laissent les livres les traverser.
Il est rare et difficile de ne penser à rien.
L'histoire du monde est celle d'une interminable querelle de l'homme avec son Dieu, ou avec l'idée qu'il s'en fait.
Celui qui ne pense qu'à recevoir, oublie aisément les choses qu'il a reçues.
S'il ne meurt aujourd'hui, je puis l'aimer demain.
Quand le roi, pour connaître ses droits, interroge les greffiers et les jurisconsultes, quelle réponse peut-il obtenir sinon un savoir établi du point de vue du juge et du procureur que lui, le roi, a créé lui-même, et où, par [...] ► Lire la suite
Le temps ne console pas, il efface.
Il lui était déjà arrivé tant de choses extraordinaires, qu'Alice commençait à croire qu'il n'y avait guère d'impossibles.
Il ne peut y avoir d'amitié qui ne soit une vraie amitié, mais il faut dire qu'on n'a pas tant d'amis que ça dans l'espace d'une vie.
Il n'y a pas de victoire du passage à l'euro.
Nous savons à quel désespoir Judas fut abandonné de Dieu, et à quelle fin malheureuse il s'abandonna lui-même.
Or toute forme est aussi une valeur ; c'est pourquoi entre la langue et le style, il y a place pour une autre réalité formelle : l'écriture.
L'être humain est justement celui des animaux qui se définit par sa capacité particulière à s'interroger sur les normes éthiques qui doivent le guider. C'est précisément pour cette raison qu'il va, un jour prochain, cesser de manger des représentants des autres espèces.
On ne peut pas reprocher aux gens d'avoir des convictions, mais ils devraient se demander parfois ce qu'elles valent et s'il ne serait pas utile de les réviser.
Quand une maison devient pauvre, on reconnaît le fils respectueux ; quand il y a des troubles dans l'empire, on reconnaît le sujet fidèle.
En société, il faut une vertu souple ; trop de bonté peut être blâmable.
Seul celui qui ne porte aucun intérêt à son existence est parfaitement libre, car il a la force extraordinaire d'être prêt à mourir.
Je compte sur le secteur privé, car il est crucial pour l'avenir du Sénégal.
J'ai écrit que la charité chrétienne souffrira un peu devant les réponses à apporter face à l'afflux de migrants. Il faudra se durcir le coeur et supprimer en soi toute sorte de compassion. Sinon quoi, nos pays seront submergés.
Damon : Vous avez oublié un personnage clef. Rébékah ! La queue de cheval blonde a tendance à suivre Stefan où qu'il aille. Elena : C'est justement pour ça que ta mission est de la tenir à distance. Damon : C'est [...] ► Lire la suite
Il y a un certain plaisir à ne pas faire les choses dans les règles
Il est juste que des héros meurent, parce qu'ils en sont dignes.
Il suffit d'inspirer le regret d'un tort, sans toujours exiger son aveu.
Le sexe des femmes, il est certain qu'on l'a déjà comparé à tout, mais peut-être pas, ou pas assez, à une tuile.
Tout le monde s'agite pour trouver enfin le repos ; mais il y a des hommes si paresseux qu'ils mettent le but au début.
Il y a une certaine incompatibilité, voire un choix nécessaire, entre comprendre et se faire plaisir.
Il n'y avait en vérité que deux personnes au monde qu'il aimait ardemment : l'une était son plus grand flatteur et l'autre était lui-même.
Il y a des médecins si ennuyeux qu'ils vous gâtent une convalescence.
Il y a des suicides qui font penser à la sortie d'un vieux comédien.
Il ne faut jamais tout dire, même à une pierre.
Il faut parfois faire ce que nul ne vous demande ni n'attend de vous. Pour se prouver à soi-même que l'on existe, que l'on est homme, que le monde a un sens.
Il y a tellement d'opinions qui s'expriment, qu'il n'y a plus moyen de se faire une idée.
Pour gouverner, il faut un gouvernement.
Comme les mythes et les suppositoires, aphorismes et maximes ont leur temps. Il faut s'en pénétrer avant qu'ils ne se défraîchissent.
Ce qu'il ne faut jamais manquer, à la télé, c'est ce qui passe quand on rembobine.
Chacun de nous sent un jour le besoin d'exorciser ses démons, ceux qu'ils connaît et surtout ceux qu'il ignore et qui le poussent vers des ravins qu'il ne voit pas.
L'esprit est ce qu'il y a de plus bête au monde.
L'amour commun des livres, crée la plus bienfaisante des solidarités : celle de l'ordre, de la méthode, de la clarté, du travail, de l'étude. Il n'y a pas de goût plus noble.
Il n'y a qu'une façon d'être un intellectuel révolutionnaire c'est d'abandonner le fait d'être un intellectuel.
Il y a, dans la déconstruction, une figure auto-interprétative qui n'impose sa nécessité qu'en accumulant les forces qui tentent de la refouler.
Un pauvre qui n'ait pas de bassesse, un riche qui n'ait pas d'orgueil, cela existe-t-il ?