Quand nous aimons trop, il est malaisé de reconnaître si l'on cesse de nous aimer.
Il en est des hommes de lettres comme des politiciens ; il est de leur intérêt que l'on parle d'eux, même en mal.
Il y a des sots qui sont de toutes les opinions, positivement parce qu'ils ne comprennent les conséquences d'aucune.
Quel travail que la vie : même les bêtises, il faut les faire !
Il croît que si un peu est bon, beaucoup sera meilleur.
La gaieté se contente des premiers mots venus, mais à la tendresse il faut du style. Il y a des paroles sérieuses qui sonnent faux, de gaies aussi, mais on s'en aperçoit moins.
Tout devient un peu différent dès qu'il est prononcé à haute voix.
L'homme ignore les trois quarts de ses ressources et il meurt sans les avoir employées, comme il meurt sans avoir joué de la centième partie des combinaisons intellectuelles que lui permettrait la souplesse infinie de son cerveau. Nous sommes comparables [...] ► Lire la suite
Il est impossible de vivre avec des gens qui n'ont pas le moindre sens de l'humour.
Il y a plus de paroles en un plein pot de vin qu'en un muid de cervoise.
Il y aura toujours un manque de volonté politique pour mettre au jour l'espionnage d'État.
La plupart des erreurs économiques découlent de la tendance à supposer qu'il existe un gâteau fixe, qu'une partie ne peut gagner qu'aux dépens d'une autre.
Un discours succinct est apaisant, s'il est long, il dégénère.
Il faut comprendre qu'une vie de danseur étoile international est incompatible avec une vie de couple, car il est impossible d'être disponible à l'autre.
Le parti travailliste croit qu'il est important de retourner les travailleurs contre les propriétaires; nous croyons en la transformation des travailleurs en propriétaires.
J'ai l'impression de vivre à une époque où il y a très peu de distinction entre le personnel et le professionnel.
Il n'y a rien de tel qu'un défi pour faire ressortir le meilleur chez l'homme.
Il y a quelque chose, disait-il, de mille fois pire que la férocité des brutes, c'est la férocité des lâches.
Vous m'avez fait former des fantômes qu'il faudra que je réalise.
Le roi est semblable au commun des mortels ; seule la position qu'il occupe fait qu'il est ce qu'il est.
Il n'est rien qui plus abatte le coeur d'un homme que de hanter ou trop aimer les femmes.
Il est impossible de faire concevoir à un homme naturellement aveugle qu'il ne voit pas.
L'homme se connaît d'autant moins qu'il se regarde davantage.
Il n'est qu'une folie : convoiter ce qui est à autrui.
Il n'y est pas de bienfaiteur qui ne songe un peu à lui-même.
Mais l'homme est l'insuffisance vivante, l'homme a besoin de savoir, il perçoit désespérément qu'il ignore.
Historiens de l'art, avez-vous fini par découvrir un style pour le monde tel qu'il a été créé ?
Il y a deux sortes de journaux : ceux qui approuvent et soutiennent le gouvernement quoi qu'il fasse, et ceux qui le blâment et l'attaquent quoi qu'il fasse.
Le goût frénétique de l'homme pour toutes les substances saines ou dangereuses, qui exaltent sa personnalité, témoigne de sa grandeur. Il aspire toujours à réchauffer ses espérances et à s'élever vers l'infini.
La suprême ironie de l'amour n'est-elle pas de croire qu'il y a toujours un vainqueur et un vaincu, alors que l'amour se joue bien des amants et en fait ses esclaves.
Il n'y a pas d'employés sans employeurs.
Il ne faut pas vouloir dévorer la vie.
Où il y a un écu, il y a un diable Où il n'y en a pas, il y en a deux.
Quand un enfant se barbouille en mangeant de la crème au chocolat, tout le monde rit ; si c'est un enfant handicapé, on ne rit pas. Celui-là, il ne fera jamais rire personne, il ne verra jamais des visages qui rient en le regardant, ou alors quelques rires d'imbéciles qui se moquent.
- Comment va papa ? demanda-t-elle aussitôt.- A peu près pareil que quand tu es venue. Il y a des hauts et des bas. Certains jours, il ne se lève plus du tout.Le vieil homme était comme la flamme d'une bougie, qui vacillait lentement avant de s'éteindre.
L'amour est comme une guerre de tranchée : on ne voit pas l'ennemi, mais on sait qu'il est là et qu'il vaut mieux ne pas sortir la tête.
Otto est pessimiste, comme sa mère, qui ne cesse de dire : "Il y a des gens que la guerre rend plus forts. Moi, je lève les mains en l'air et je me rends. Je n'ai pas le courage de [...] ► Lire la suite
L'arc de l'univers moral peut s'incliner vers la justice, mais il ne s'incline pas tout seul.
Quand le général Bugeaud arrive en Algérie, il commence à massacrer les musulmans, et même certains juifs. Et bien moi, je suis aujourd'hui du côté du général Bugeaud. C'est ça, être français!
Il y a 4 questions de valeur dans la vie.
Dans un monde parfait, il n'y aurait pas de censure, car il n'y aurait pas de jugement.
A priori, il n'y a rien de plus triste que de trinquer avec de l'eau. Eh bien si, le truc encore pire c'est de trinquer avec deux eaux différentes.
S'il est une faculté de notre nature de laquelle on puisse dire qu'elle est plus merveilleuse que les autres, c'est la mémoire.
Il n'y a que le temps qui ne perde pas son temps.
Il est doux de croire, même à l'enfer.
Il ne faut pas parler de corde devant un pendu.
Sans imagination il ne pourrait y avoir création.
Chaque fois qu'il y a un type qui meurt, ce n'est jamais le même.
Il y a chez toute courtisane quelque chose de religieux qui porte ses clients aux confidences.
Si plus gens savaient comme il est facile en écrivant de créer des femmes d'une telle beauté, les peintres cesseraient de peindre et les photographes de photographier.