Il n'est pour se trouver en retard à leurs rendez-vous que les grands hommes et les petites femmes.
L'habit ne fait pas le moine, mais il fait l'homme du monde.
Il faut être maître de soi pour être maître du monde.
Lorsque je n'existerai plus, Dieu dira : "Je fais un tas de choses, tout le monde les comprend. Il n'y a plus personne pour ne pas les comprendre".
La propriété est évidemment absurde. Pour être heureux, il ne faut avoir rien, ou tout au moins ne tenir à rien, car les possédants sont aussi des possédés.
Les hommes s'opposent souvent à un projet simplement parce qu'il a sans doute été préparé par des personnes qu'ils n'aiment pas.
Le vin est comme le sexe, il fait tomber les défenses.
L'absolu, tout ce qui est de l'absolu, doit obligatoirement être banni du monde et le quitter. C'est en ce monde, avec le monde qu'il faut vivre.
J'ai été riche et j'ai été pauvre. Il vaut mieux être riche.
Il faut toujours se méfier des femmes, elles dissimulent tout le temps.
Efforcez-vous d'attirer la confiance de tous les peuples et communautés, même celle de vos ennemis, de façon qu'ils mettent tout leur espoir en vous ; si quelqu'un tombe cent mille fois dans l'erreur, qu'il puisse encore se tourner vers vous, [...] ► Lire la suite
L'art de la philosophie ne vaut que s'il est un art de la guerre...
Le jaloux croit témoigner, par ses larmes et ses cris, de la grandeur de son amour. Il ne fait qu'exprimer cette préférence archaïque que chacun a pour soi-même.
Un secret n'existe que s'il est connu de quelqu'un.
Ce sont des ignorants qui jugent et il faut souvent les tromper, pour les empêcher de tomber dans l'erreur.
Il vaut mieux ne pas être manchot si vous voulez tirer les vers du nez à quelqu'un.
Il faut reconnaître que les hommes de l'aristocratie française ont presque toujours su dépenser l'argent très élégamment. Ils n'ont fait de bassesses que pour en avoir.
Il est bon de nager près du bateau.
En France il y a deux sortes de gens : ceux qui cachent leurs feuilles de salaire et ceux qui ont honte de la montrer.
Il y a la vie qu'on rêve et la vie qu'on vit, c'est la première qui est la vraie.
Nous sommes incapables d'imaginer à quel point notre sort est indifférent aux autres. Il suffit pourtant d'observer un instant le cas que nous faisons du leur.
Chaque mot poétique est ainsi un objet inattendu, une boite de Pandore d'où s'envolent toues les virtualités du langage; il est donc produit et consommé avec une curiosité particulière, une sorte de gourmandise sacrée. Cette Faim du mot, commune à toute la poésie moderne, fait de la parole poétique une parole terrible et inhumaine.
On se saoule parce qu'on a soif ou parce qu'on est tous ensemble et qu'il faut se supporter, ou peut-être même, comme ça, sans raison.
[Aguado vient d'écraser un cafard sur le sol] - Un meurtre dans la troisième avenue, comment tu comptes l'élucider celui là ? Ahahahah ! - Toujours aussi rigolo Aguado. Avant tout établir le mobile, en l'occurrence constatant la taille du sexe de [...] ► Lire la suite
Il faut trois générations pour faire un gentleman.
Rien de ce qui se fait au lit n'est immoral s'il contribue à perpétuer l'amour.
La parole n'a pas été donnée à l'homme : il l'a prise.
Il n'existe pas de sujet peu intéressant, il n'y a que des personnes peu intéressées.
Quand la maison d'un homme est pleine de chiens sauvages il lui faut chercher la paix ailleurs.
Il faut être jeune pour savoir vivre sans nostalgie. Plus tard, on se raccroche à toutes sortes de sentiments : des bons, des mauvais. A ce qui n'est pas très sain. Un renouveau.
Le coeur est prompt à retourner aux vieux chagrins. Tant qu'il souffre, il ne s'ouvre pas devant la cause de sa douleur première.
Un homme s'aperçoit qu'il n'est plus jeune quand une femme à qui il cligne de l'oeil vient gentiment lui demander ce qu'il a sous la paupière.
Il suffit d'un baiser pour apprendre l'amour.
Quand la gravité n'est que dans le maintien, comme il arrive très souvent, on dit gravement des inepties.
Il y a des gens qui donnent un conseil comme on donne un coup de poing. On en saigne un peu, et on riposte en ne le suivant pas.
Personne ne sait dire aujourd'hui pendant combien de temps il faudra aller vers cette réduction des contacts sociaux et ces pratiques (confinement).
Il vaut mieux avancer dans la pagaille que piétiner dans l'ordre.
En temps de guerre, le soldat a droit à une médaille quand il sait tirer et à un médaillon sur sa tombe quand il ne s'en tire pas.
Il y a au moins un mariage qui rend un homme heureux : celui de sa fille.
Le temps, en compensation de tous les trésors qu'il nous ôte, donne à nos pensées une indulgence que la jeunesse ne connaît pas.
L'amour d'un enfant est un absolu. Il faut y répondre par l'absolu ou par rien du tout. Il n'y a pas de moyen terme.
Il ne faut pas tenter de couler le capital : il est insubmersible ; il faut l'arraisonner.
Un professeur de langues mortes s'est suicidé pour parler les langues qu'il connaissait.
Beaucoup de biens ne se produiraient pas s'il n'y avait pas de mal dans les êtres.
Il n'y a rien d'autre à apprendre que soi dans la vie. Il n'y a rien d'autre à connaître. On n'apprend pas tout seul, bien sûr. Il faut passer par quelqu'un pour atteindre au plus secret de soi. Par un amour, par une parole ou un visage.
Faut-il que les hommes soient bêtes de fabriquer des machines pour se tuer... comme si on ne claquait pas assez vite tout seul !
Personne n'est si jeune qu'il ne puisse mourir demain.
Le patron est comme tout le monde, il ne sait pas grand chose.
La transfusion et la raclée ont ceci de commun : il vaut mieux être donneur que receveur.
Eh quoi ! est-il donc si difficile de laisser les hommes essayer, tâtonner, choisir, se tromper, se rectifier, apprendre, se concerter, gouverner leurs propriétés et leurs intérêts, agir pour eux-mêmes, à leurs périls et risques, sous leur propre responsabilité ; [...] ► Lire la suite