La vie ressemble à un livre, les sots le feuillettent, le sage le lit avec attention, car il sait qu'il ne le lira qu'une fois.
Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d'hommes.
Les pensées, les émotions toutes nues sont aussi faibles que les hommes tout nus. Il faut donc les vêtir.
Qu'est-il besoin d'aller chercher l'enfer dans l'autre vie ? Il est dès celle-ci dans le coeur des méchants.
Il faut essayer de conduire sa vie de telle façon qu'on puisse se permettre d'en être détaché. C'est le plus précieux de tous les luxes.
Il y a des femmes de talent : aucune n'a cette folie dans le talent qu'on appelle le génie.
Les mendiants vivent de leurs plaies : il y a des hommes qui profitent de tout, même du mépris.
Il n'y a pas de plus grande émotion que d'entrer dans le désert.
Il m'arrive encore de refuser de serrer une main, mais c'est plus par hygiène que par conviction.
L'homme ne crie que lorsqu'il ne comprend pas, celui qui a crié n'a rien compris.
Personne ne se connaît vraiment soi-même, et il faut devoir vivre une situation extrême pour s'en apercevoir.
Il y a crise quand l'ancien monde ne veut pas mourir et que le nouveau monde ne veut pas naître.
Vivre, c'est naître lentement. Il serait un peu trop aisé d'emprunter des âmes toutes faites !
Il n'y a pas d'amour perdu.
Chaque fois que j'ai rencontré un homme sensationnel, ou bien il était marié, ou bien c'est moi qui l'était.
L'amour nous fait faire et dire ce qu'il veut. C'est un enfantillage orgueilleux de vouloir lui résister.
L'insolite est inséparable de l'amour, il préside à sa révélation...
Il faut chasser la bêtise parce qu'elle rend bête ceux qui la rencontrent.
Le chercheur doit être libre de tenter des expériences audacieuses, de soutenir des théories révolutionnaires, voire paradoxales. Il doit disposer du droit à l'erreur.
Du silence naît tout ce qui vit et dure ; car c'est le silence qui nous relie à l'univers, à l'infini, il est la racine de l'existence et par là l'équilibre de la vie.
Je parle à tout le monde de la même manière, qu'il soit l'éboueur ou le président de l'université.
Nous devons trouver Dieu et il ne peut pas être trouvé dans le bruit et l'agitation. Dieu est l'ami du silence.
Il faut toujours se fier a son intuition la première est la vraie tu vois, on fait plein d'erreurs de parcours c'est sur, mais le destin s'arrange toujours pour qu'au final on termine avec la personne avec qui on devait être...
Il est idiot de monter une côte à bicyclette quand il suffit de se retourner pour la descendre.
Il existe deux sortes d'avocats : ceux qui s'emploient à faciliter la vie des autres - et les parasites.
Il est des animaux qui ne se lassent jamais d'entendre de la musique. Par exemple les chevaux de bois.
Il n'existe qu'un seul Mal : la désunion.
Il vaut mieux vivre sur le toit que de vivre dans une maison pleine de confusion.
Il est possible que je rêve en ce moment et que toutes mes perceptions soient fausses.
Il faut savoir réaliser quand le bonheur est là, et ne pas être dans l'attente, l'impatience, le regret, le remords.
C'est précisément dans les petites choses, où il ne songe pas à soigner sa contenance, que l'homme dévoile son caractère.
Il est des portes sur la mer que l'on ouvre avec des mots.
Il ne sort du sac que ce qu'il y a dedans.
A quoi sert à l'homme de gagner le monde entier s'il perd sa vie ?
Il n'y a pas un brin d'herbe, il n'y a pas une couleur dans ce monde qui ne soit faite pour nous réjouir.
Vous savez ce que ça peut provoquer, la peur ? Il y en a que ça pousse à la lâcheté, d'autres à l'héroïsme.
Peser de tout son poids sur le mot le plus faible pour qu'il s'ouvre et livre son ciel.
Pour bien écrire le mot amour, il y faudrait plus d'encre qu'il n'y en a au monde.
Il faut préférer l'utilité publique à celle privée.
Les années viennent à bout de tout. Avec le temps et l'âge, tout finit par passer. Il faut juste accepter de souffrir.
Y a-t-il quelque part un ruisseau d'eau pure ? N'existe-t-il pas cet amour qui dure ? Le bonheur est-il bref comme un orage en ciel d'été ?
Quel talent il faut pour écrire dans un journal ! 1° Prendre garde de glisser sur les épluchures et graillons de l'escalier qui monte au bureau de rédaction. 2° Plaire au garçon.
Que restera-t-il sur la terre dans cinquante ans ? On empoisonne les rivières, les océans ; on mange des hydrocarbures, que sais-je encore ? Le Rhône charrie du mercure, des poissons morts. Pour les enfants des temps nouveaux, restera-t-il un chant d'oiseau ?
Tu viens me dire qu'il n'y a plus de terres ni de grandeur pour nous, que d'autres se sont enrichis à nos dépens comme nous nous sommes enrichis aux dépens de ceux qui avaient été à l'origine les premiers maîtres [...] ► Lire la suite
Lorsqu'un Tsigane dit la vérité une fois dans sa vie, il s'en mord les doigts.
- Où est-ce que je suis ? - Dans ma maison. Je l'appelle la Galerie des Ombres. - C'est magnifique... [en parlant des oeuvres d'art exposées] Mais où est-ce que vous avez trouvé tout ça ? - Oh, ici et là. Beaucoup [...] ► Lire la suite
Pourquoi Dieu met-il donc le meilleur de la vie tout au commencement ?
Aujourd'hui, il y a une armée d'occupation : c'est la jeunesse.
L'enfant aime la liberté, il en est la première victime.
Il n'y a pas de plaisir qui ne soit à la recherche de sa cohérence.