Lorsqu'une opportunité se présente à vous, il s'agit de vous assurer que vous êtes prêt à être celui qui peut franchir la porte et livrer les marchandises. Et j'ai eu beaucoup de chance de mon côté et je me suis préparé à cette chance.
La plupart des gens sont si difficiles à plaire que s'ils rencontraient Dieu, ils diraient probablement oui, il est génial, mais.
Je ne sais pas si personnellement j'inspire une peur chez les gens, mais je pense qu'il y a des choses dans lesquelles j'ai été impliqué qui ont peut-être attisé leurs peurs personnelles.
Il faut sans cesse exercer son oeil.
Sans la police, tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre.
Lorsqu'un sentiment est naturel chez moi, j'en conclus qu'il est naturel chez beaucoup d'autres hommes.
Il n'y a pas de bonheur intelligent.
Comle s'il était une seule société qui n'éprouvât pas le besoin d'avoir une minorité sur laquelle faire retomber tout le blâme ! Inondations, famines, bas salaires, rhumatismes du préfet, tout est bon lorsqu'il s'agit d'incriminer.
Nous partageons tout, hormis le privilège de la virilité, que le ciel lui a refusé par inadvertance et qu'elle usurpe allègrement. Il n'est aucun sentiment, aucun trait de mon caractère ou de mon visage que je ne puisse retrouver en elle.
Pour son premier sommet européen à Bruxelles, François Hollande part en train, mais revient en voiture : Ne froisser ni la SNCF ni son chauffeur.Même chose pour son régime. François veut ménager son cuisinier et son diététicien, alors il choisit d'être gros six mois sur douze.
Il y a toujours une surinterprétation de ce que je dis.
D'aucuns prétendent que l'amour, parce qu'il est aveugle, cause bien des déceptions.
Dieu existe. Il m'a vu. Il n'en est pas encore revenu.
Mâle le Non, il regarde la femelle.
Mais il y a des jours où l'on cueille le jour au moment flottant des possibles, au moment fragile d'une hésitation honnête, sans orienter à l'avance le fléau de la balance. Il y a des jours où l'on pourrait presque.
Être l'amour; il n'y a rien de plus grand.
S'il y avait quelque part une ville à taille humaine, où l'on peut garder son intimité tout en ayant une connexion très forte avec les gens, un jardin-ville, j'irais tout de suite.
Le bonheur, on ne sait jamais très bien où il commence si on sait où il finit.
Il n'existe point en ce monde, ni dans l'air, au milieu de l'océan, ni dans les profondeurs des montagnes, d'endroit où l'on puisse se débarrasser du mal qu'on a fait.
S'il donne, il est prodigue, et s'il épargne, avare.
Il se noie plus de gens dans les verres que dans les rivières.
Il n'y a que ceux auxquels on a tant dit, à qui on a toujours quelque chose à dire.
À ceux qui manquent d'opinion profonde, il est aisé de se choisir, à tout moment, la mieux accordée au réel.
La bière va bien avec l'idée de voyager. Dans tout pays il y avait toujours une bière à découvrir, la bière locale, c'est une constante universelle, pour l'intime satisfaction de la déguster en fin de journée, une fois le boulot terminé.
Il y a des choses, voyez-vous, qu'on ne trouve pas dans les livres.
Encore quinze ans, encore douze, encore dix avant d'être grand. On croyait ne jamais pouvoir le supporter. Et voici que l'enfance est finie aux yeux de tous, alors que l'enfant est encore là tout entier, tel qu'il a été marqué par les dures années sous-marines.
Il faut que mes chansons aient l'air d'être parlées. Il faut que ceux qui m'entendent croient que je ne sais pas chanter, croient que je fais de petites musiquettes faciles. Il ne faut pas qu'au moyen d'artifices musicaux je détourne l'attention du texte.
J'ouvre ici une parenthèse, complètement inutile d'ailleurs, pour déclarer que le téléphone est une de mes haines. Je prétends qu'il est immoral de se parler de si loin, et que l'instrument susdit est une mécanique infernale.
Si l'on m'enlevait même ce que je possède actuellement, je ne vois aucun travail, si humble soit-il, qui ne puisse me procurer assez à manger.
Il y a autant d'expression dans les pieds que dans les mains.
Un jour, on a demandé à Gainsbourg s'il avait quelqu'un de moins de trente ans à statufier et il a dit quelque chose qui m'a bouleversée : Ce serait France Gall. Ce serait une immense statue en sucre d'orge et tous les enfants viendraient lui lécher les doigts.
Où il y a de la pitié, il n'y a pas de plaisir.
Celui qui comprend et pardonne - où donc trouvera-t-il un mobile d'action ?
Il y a des femmes qui, plus elles vieillissent, plus elles deviennent tendres. Il y a aussi les faisans.
Il me paraît normal que les avant-gardes littéraires apparaissent à des époques où l'on croit plus globalement au progrès.
Dans la vie, il n'y en a qu'un qu'il ne faut pas gêner : c'est soi-même.
Napoléon, à qui la cinquantaine approchant n'ôtait pas son goût pour les jolies femmes, se sentait très facilement attiré par ces "occasions tendres de causer", les mollia fandi tempora de Properce. Les occasions, à la cour, s'offraient à lui, nombreuses. Il les cueillait au gré de son désir. Ceci ne l'empêchait pas d'aimer sincèrement l'impératrice.
De toute façon, il vaut mieux une analyse désespérante dans une langue heureuse qu'une analyse optimiste dans une langue désespérante d'ennui et démoralisante de platitude, comme c'est le plus souvent le cas.
Le plus difficile pour le fabricant d'un appareil ménager, c'est d'en calculer la résistance de telle sorte qu'il cesse de fonctionner exactement le lendemain du jour où a expiré sa garantie.
Il n'y a pas de précurseurs, il n'y a que des retardataires.
J'ai dit plus haut que le consciencisme voit dans la matière un faisceau de forces entre lesquelles il y a tension, e que, sous son aspect dialectique, il croit possible la conversion catégorielle, par une disposition critique de la matière.
J'avais proposé à Carvalho d'écrire un Macbeth pour Mme Viardot ; il préféra, naturellement, monter à grands frais le Macbeth de Verdi. Ce fut une chute effroyable qui lui coûta trente mille francs.
Maintenant, j'ai plus que jamais besoin de Son aide, voilà ce que je me suis dit. Je savais que je n'étais pas vraiment l'homme qu'il fallait. Mais s'il m'imposait ce fardeau, il fallait aussi qu'il m'aide à l'assumer.
On a souffert. On s'est surpris à trop aimer. On a rendu, mais on ne sait à qui, les coups du sort. On a jeté parmi les linges sales un front très pur, et faisait-il partie d'un corps ?
La liberté, les hommes la dédaignent uniquement, semble-t-il, parce que s'ils la désiraient, ils l'auraient ; comme s'ils refusaient de faire cette précieuse acquisition parce qu'elle est trop aisée.
Personne ne peut se comparer à Ronaldinho. Je me souviens de ses jeux, de ses dribbles. Je me souviens de lui remportant tous les titres au Camp Nou. Il a marqué l'histoire au Barca, il a marqué l'histoire avec le Brésil et il continue de marquer l'histoire.
Plus le charriot est délabré, plus il fait de bruit.
Il y a des tons nobles, des tons ordinaires, des harmonies tranquilles, consolantes, d'autres qui excitent par leur vigueur.
Il est très important pour moi de ne pas faire d'hommage ou de filmer "à la manière de". Si référence il y a, elle doit être filtrée à travers le prisme du souvenir.
Pensez qu'il y a un million de singes derrière un million de claviers, mais n'imaginez pas que les forums aient quoi que ce soit de comparable avec Shakespeare.