Avec les femmes, il faut se mettre à plusieurs pour en tenir une ! Elles sont si promptes à s'échapper...
Il faut toujours une doctrine à la force, même supérieure, tant les hommes ont besoin de croire et de faire croire qu'ils ont raison !
Il faut supporter aussi bien que possible le lot que la destinée nous assigne et savoir qu'on ne peut lutter contre la force de la nécessité.
Il ne suffit pas de savoir par ouï-dire, il faut voir de vos propres yeux.
L'homme était insaisissable, l'existence, une énigme. Parfois un geste, un paysage, une rencontre, une parole, une musique, une lecture ; surtout l'amour, rachetaient ces ombres. Il fallait savoir, s'en souvenir, parier sur ces clartés-là, les attiser sans relâche.
Écrire dans le plaisir m'assure-t-il - moi, écrivain - du plaisir de mon lecteur ? Nullement.
Il importe essentiellement en politique internationale de ne jamais démunir son pays des moyens dont il peut avoir besoin, non pas seulement pour lui mais pour la communauté des nations solidaires.
Pensez de temps en temps qu'il y a un homme qui donnerait sa vie, pour garder une vie que vous aimez à côté de vous.
Parfois, je me demande si Dieu nous pardonnera jamais pour ce que nous nous sommes fait l'un à l'autre ? Puis je regarde autour de moi et je réalise que Dieu a quitté cet endroit il y a longtemps.
Mon chien, je demanderai au vétérinaire qu'on parte ensemble. Il le piquera afin qu'il meure dans mes bras. Je préfère ça plutôt que savoir qu'il se laissera mourir sur ma tombe avec tant de souffrances.
Vous ne pouvez pas avoir peur de parler et de dire de ce que vous croyez. Il faut avoir du courage, du courage brut.
Il ne faut pas se limiter à la victime quand elle nous ressemble.
Depuis la liquidation de l'Empire, il ne se passe plus rien en France. Il n'y a plus eu de drame politique comparable à ce qu'on a vécu.
Même dans le mensonge, mesure il faut garder.
L'amour, s'il tient en une seule fleur, est infini.
Faut-il qu'un homme soit tombé bas pour se croire heureux.
Quand il est nécessaire de changer, il est nécessaire de ne pas changer.
Il est plus aisé d'être sage pour les autres que pour soi-même.
La suprême ironie de l'amour n'est-elle pas de croire qu'il y a toujours un vainqueur et un vaincu, alors que l'amour se joue bien des amants et en fait ses esclaves.
Il y a des questions qu'on pose si peu souvent qu'elles perdent leurs réponses.
Il y a des choses qui se comprennent sans paroles, pas vrai ? Les yeux suffisent.
Le temps fuit, sans doute... Quand on en parle, le temps a déjà coulé, il n'en reste que des images.
Les poètes célèbrent avant tout l'amour et ils ont raison, car rien n'a plus que l'amour le besoin d'être transformé en ce qu'il n'est pas.
La cinématographie est une écriture en mouvement avec des images et des sons. Si l'on tient à trouver une analogie, il faut chercher du côté de la musique et non du côté de la peinture car on aboutirait à la carte postale.
La gaieté se contente des premiers mots venus, mais à la tendresse il faut du style. Il y a des paroles sérieuses qui sonnent faux, de gaies aussi, mais on s'en aperçoit moins.
Quand un homme a péché, s'il a de bons avocats, il est sauvé, mais sinon il ne l'est pas. Et voici quels sont les bons avocats : le repentir et les bonnes actions.
Le possible est d'hier et il a eu lieu : l'impossible seul reste encore à naître.
Le fou ce ne sera plus l'exilé, celui qu'on repousse dans les marges de nos villes, mais celui qu'on rend étranger à lui même en le culpabilisant d'être celui qu'il est.
Et d'où il vient, votre sang du Christ ? C'est le pinard que les prêtres avalent pendant la messe ? On m'a cloné à base de merlot ou de chardonnay ?
Il neige au fond de soi, comme un hiver inaccessible où le léger l'emporte sur le lourd. La neige est douce au fond de l'eau.
Ayant été son apôtre, hélas ! ayant travaillé et souffert assez longtemps pour qu'il devint un chrétien, l'excessive médiocrité de sa nature exigeât que je fusse payé aussitôt de la plus affreuse ingratitude et que je contemplasse en lui le plus extraordinaire avortement de la grâce.
Si le Canada veut survivre, il ne peut survivre que dans le respect mutuel et l'amour les uns pour les autres.
On prétend souvent que le bon bouddhiste ne mange pas de viande, mais on oublie que la raison est bien simple; il n'a pas les moyens d'en acheter !
Chaque fois que vous avez quelqu'un qui vient dire qu'il aime ce que vous faites et qu'il en tire une grande joie, c'est une expérience très humiliante.
C'est une sacrée chose, tuer un homme. Vous emportez tout ce qu'il a et tout ce qu'il aura jamais.
Il y a le populisme light, nouveau, à visage humain, comme aurait dit l'autre : le bobopulisme de Monsieur Macron.
- Et ben, qu'est-ce que vous foutez ! Allez on décolle !! - Il nous a pété une durite. Il m'est arrivé la même chose quand je jouais Neil Armstrong dans « Pleine Lune ». On m'a ramassé dans une rue de Burbank. J'essayais de rentrer dans l'atmosphère terrestre à bord d'une machine à laver.
L'écrivain qui possède le don de création possède quelque chose qu'il ne maîtrise pas toujours, quelque chose qui parfois, agit et décide étrangement par lui-même.
Il est trop facile de faire des suggestions et d'essayer par la suite de se soustraire à leurs conséquences.
Homme, n'as-tu jamais goûté de ton sang, quand par hasard tu t'es coupé le doigt ? Comme il est bon, n'est-ce pas.
Tout homme, parce qu'il parle, croit pouvoir parler de la parole.
Quand la taupe boit dans le fleuve, elle ne prend que ce qu'il lui faut.
Ce que le temps apporte d'expérience ne vaut pas ce qu'il emporte d'illusions.
On n'a pas le droit de garder pour soi un mot drôle. Il y a des mots mortels. Tant pis ! Les mots qui sont mortels font vivre du moins ceux qui les font.
Pour nommer les choses, il faut les avoir baptisées un jour.
Il y a dans l'acteur une part d'enfance non maîtrisée. C'est grâce à elle qu'on peut le capturer, l'apprivoiser, le ranger en troupe, le réduire en dépendance, en esclavage.
S'il y a des vaches qui sont devenues folles c'est parce qu'on leur a donné à manger du mouton. D'autres sont devenues capricieuses et elles ont réclamé du couscous.
Il croît que si un peu est bon, beaucoup sera meilleur.
Celui qui ne pense qu'à recevoir, oublie aisément les choses qu'il a reçues.
Il est aussi nécessaire d'étudier les hommes que les livres.