On peut choisir son régiment, mais partout il faut marcher au pas.
Le Britannique vit d'instinct et d'intuition ; il n'a besoin de la raison que pour aplanir le chemin, surtout pour gagner du temps.
Un vrai livre se termine là où il doit commencer.
Un seul être suffit quand il faut tout donner.
Il y a quantité d'hommes heureux en cette vie, mais le bonheur comme le bien ne fait pas de bruit et il est plus difficile de le découvrir.
La mémoire, il est bien connu que les hommes l'ont courte. Ils adorent oublier les choses qui les gênent.
Les sentiments personnels ne doivent pas compter, quand il s'agit de la patrie, de la vie nationale.
Y a-t-il quelque chose de plus insignifiant que la vérité ? Oui : être obligé de la raconter.
Il ne faut jamais dire Fontaine... Il faut dire : Patron, un muscadet !
Ce qu'on cherche à comprendre, souvent, on le tue, car, comme chez l'apprenti médecin, il n'y a pas de véritable connaissance sans dissection.
Au pardon qui sourit la sagesse commence ; Il n'est pas qu'équité sans un peu de clémence.
Il y a, dans le peuple français, des trésors d'intelligence, de combativité et de vertu.
Il n'y a que du désir et du social, et rien d'autre.
Sans contraintes il n'est pas de progrès. Attraction et Répulsion, Raison et Énergie, Amour et Haine, sont nécessaires à l'existence de l'homme.
Y a-t-il une chose qui soit plus agréable que de préparer le petit-déjeuner à quelqu'un qu'on aime ?
Il y a trois sortes de tyrans. Les uns règnent par l'élection du peuple, les autres par la force des armes, les derniers par succession de race.
Mon métier m'amène à côtoyer l'horreur, la violence, l'inhumanité. J'ai besoin de moments de solitude. Il faut se protéger.
Il n'y a de mauvais livres que pour les mauvais lecteurs. La vie ne salit que les âmes basses !
Absurde, il n'y a que toi qui soit pur.
Il y a des bêtises que j'ai faites, uniquement pour avoir le plaisir de les raconter.
De toutes façons, ce que nous cherchons à atteindre se trouve toujours détourné et modifié par l'acte médiateur qu'il nous faut accomplir pour l'atteindre.
A notre insu le travail nous guérit de la partie inférieure et presque mécanique de nos passions ; ce n'est pas peu. Les mains d'Othello étaient inoccupées lorsqu'il s'imagina d'étrangler quelqu'un.
Il n'y a point au monde un si pénible métier que celui de se faire un grand nom : la vie s'achève que l'on a à peine ébauché son ouvrage.
Il n'y a pas de danse sans que le diable y mette sa queue.
Il y a deux espèces de pauvres, ceux qui sont pauvres ensemble et ceux qui le sont tout seuls. Les premiers sont les vrais, les autres sont des riches qui n'ont pas eu de chance.
Peut-être l'ivresse d'écrire se suffit-elle déjà largement à elle-même ? Et peut-être un lecteur clandestinement amoureux en vaut-il des milliers qui n'ont acheté que la beauté des juges ?
Le désir est contagieux quand il est passionnel.
Même quand on ne fait qu'y vivre, il n'arrive jamais rien d'autre avec la nuit que ce qui meurt en soi.
Il y a des silences Gros de silence. Ils s'écoutent.
Il y a un indicible bonheur à savoir tout ce qui en l'homme est exact.
Dans le lait des rêves il tombe toujours une mouche.
Dans la vie en général, il ne paraît jamais naturel ni mérité d'être aimé. C'est un honneur.
Il n'y a d'avantage à substituer une machine à un homme qu'autant que cet homme trouvera de l'ouvrage ailleurs.
Que chacun porte sa faute et il n'y aura pas de coupables.
La véritable nature d'un individu ne se manifeste jamais aussi clairement qu'au moment où il subit une vexation, un outrage ou une offense.
Il y a deux sortes de livres, celui que l'auteur écrit et celui dont le lecteur prend possession.
Il faut débarrasser la musique de tout appareil scientifique. La musique doit humblement chercher à faire plaisir ; il y a peut-être une grande beauté possible dans ces limites. L'extrême complication est le contraire de l'art.
Je ne suis pas une personne politique.... Je ne comprends pas la politique, je ne comprends pas le concept des deux parties et je pense qu'il y a probablement du bon et du mauvais des deux côtés, et qu'il y [...] ► Lire la suite
Celui qui n'a jamais quitté son pays et les siens ne saura jamais à quel point il leur est attaché.
Il vaut mieux ne donner aucune excuse qu'une mauvaise.
Quiconque raille un homme qu'il dit aimer, est assurément un effronté menteur.
Le poème n'est jamais temps présent. Il n'est que passé ou futur, souvenir, attente.
Il coûte plus d'apprendre un vice que d'apprendre à travailler.
Il y a deux mondes : un monde caché et un monde révélé . Mais ces deux mondes ne forment en réalité qu'un seul monde.
Pour taper sur le ventre d'un colosse, il faut pouvoir s'y hausser.
Pour réussir ; il n'est jamais très bon de faire exactement comme les autres.
Tant qu'il y aura des yeux reflétant les yeux qui les regardent ; tant qu'une lèvre répondra en soupirant à la lèvre qui soupire ; tant que deux âmes pourront se confondre dans un baiser, il y aura de la poésie !
L'administration, c'est mesquin, petit, tracassier. Le gouvernement, c'est pénible, difficile, délicat. La guerre, voyez-vous, c'est horrible, mais la paix, la paix, il faut bien le dire, c'est assommant.
Il n'y a qu'une manière d'être heureux par le coeur : c'est de ne pas en avoir.
Il y a trois hameçons auxquels se prend la femme : le torse, le sentiment, le métal.