Il n'y a rien de plus embarrassant que de regarder quelqu'un faire une chose que l'on prétendait impossible à faire.
Le temps n'est qu'une machine qui broie dans ses rouages l'amour, jusqu'à ce qu'il ne forme plus qu'un tas de poussière, que l'on balaie sous les tapis de la mémoire.
Quand on désire pénétrer dans ses sources profondes une oeuvre dramatique, il faut d'abord se demander pour quel public elle a été composée.
Il n'y a rien comme la misère des autres pour nous sortir de la nôtre.
Il est dangereux d'admettre le public dans les coulisses. Il perd facilement ses illusions, puis il vous en tient grief, car c'est l'illusion qu'il aime.
Il est curieux que les grands écrivains aient eu soin de composer des pages médiocres pour figurer dans les florilèges.
La Bible assure que lorsque Dieu eut fabriqué l'homme et la femme, il en pleura. Comme on le comprend !
Il n'est qu'une façon de vaincre assurément la mort, c'est encore de mourir.
Il y a peu de mensonges qui résistent à l'usure.
N'éveille pas trop en toi l'esprit littéraire. Attends qu'il s'épanouisse dans les jardins du savoir. Et lorsque tu auras réussi à maîtriser ton instrument, viendra le temps de l'exécution.
Le renoncement est admirable, encore faut-il connaître ce à quoi on renonce.
Il n'y a personne qui n'ait plus d'ennemis dans le monde qu'un homme droit, fier et sensible, disposé à laisser les personnes et les choses pour ce qu'elles sont, plutôt qu'à les prendre pour ce qu'elles ne sont pas.
L'animal le plus mélancolique, c'est le lièvre : la preuve, c'est qu'il ne parle à personne.
Un auteur est jugé, considéré, soigné à mesure de sa notoriété ou de l'argent qu'il rapporte.
Il n'y a que dans les dessins animés que l'on voit des pingouins joyeux.
Tout être, même une simple apparence, le moindre signe sensible, est doué d'une force singulière. Il reste que l'homme, surtout l'homme vivant, est doué de ce privilège d'avoir la plus active, la plus dynamique.
J'ai rencontré l'avenir mais il est resté très mystérieux, il avait la voix déformée et un masque sur les yeux.
Il n'y a pas d'exercice du pouvoir sans une certaine économie des discours de vérité fonctionnant dans, à partir de et à travers ce pouvoir. Nous sommes soumis par le pouvoir à la production de la vérité et nous ne pouvons exercer le pouvoir que par la production de la vérité.
Il faut que le soleil se montre à nous comme le miroir des roses pour demeurer le soleil ; l'ancolie, comme un rideau de sable.
C'est l'automne, la saison où, sous un soleil refroidi, chacun recueille ce qu'il a semé.
L'enthousiasme des oies pour les hautes eaux est fort subtile, qui ne peut s'apprécier à sa juste valeur que si l'on a l'habitude de leurs commérage ; Mais l'enthousiasme des carpes est tellement visible qu'il est impossible de passer à côté.
Il va tomber un agat d'iau.
Ils marchaient sans savoir dans quelle direction. Il y avait trop à penser, à ressentir et à dire pour prêter attention à d'autres objets.
Il n'y a qu'un seul enfer ... celui où nous vivons.
En toutes circonstances, il convient de savoir déjouer les apparences.
Il m'aima deux ans avant que je le susse.
A notre époque, on ne se marie jamais très bien du premier coup, il faut s'y reprendre.
Il faut prendre la naissance de l'amour au sérieux pour n'avoir pas un jour à prendre son échec au tragique.
Connais-toi, laisse à Dieu les secrets qu'il veut faire ; L'homme est la seule étude à l'homme nécessaire.
L'autre côté de la vie c'est le printemps, il y fait Dieu comme il fait soleil sur nos printemps de la terre.
Ça m'est égal d'être laide ou belle. Il faut seulement que je plaise aux gens qui m'intéressent.
Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui.
Ce qu'il y a de plus beau dans les cimetières, ce sont les mauvaises herbes.
Il ne faut surtout pas adorer un homme ; surtout pas le lui dire ! Ils deviennent tous intolérables, inutilisables, quand ils l'apprennent.
Il y a un espoir souverain dans les yeux des jeunes filles.
Il y a deux éducations : la première que l'on reçoit au lycée, la seconde que l'on se donne à soi-même ; la première est indispensable, mais il n'y a que la seconde qui vaille.
On ne peut connaître tous les aspects de sa propre culture ; ainsi le poisson vit dans l'eau mais il ne peut bondir hors de celle-ci pour voir à quoi elle ressemble.
Pourquoi faut-il que la vie soit pour les uns une photo d'identité, et pour les autres une superproduction en 70 mm ?
Il ne faut émouvoir les frelons.
Il est étonnant comme le temps passe vite quand on ne fait rien. Pourvu qu'on ne soit pas libre. Je veux dire pourvu qu'un "devoir" vous force à rester en place. Autrement, ça ne tient plus.
Chercher à connaître l'avenir, ce n'est pas là ce qui doit vous occuper ; mais prendre conscience que cet avenir vous sera bientôt funeste si vous persévérez dans votre inaction et dans la négligence de vos affaires, voilà ce qu'il vous importe de bien connaître.
Il était arrivé avec L'Iroise de Saint - Pierre - Quiberon. Il cherchait un embarquement, comme beaucoup de Bretons. Il est revenu tous les jours. Un soir, il a dit au père qu'il partait au Chili par le Cap Horn. [...] ► Lire la suite
La technique classique de la diffamation est l'amalgame ou système des "vases communicants". C'est un mécanisme d'identification idéologique. Il consiste à faire détester quelque chose en l'assimilant à quelque chose de déjà détesté.
Sur le bon chemin il faut savoir supporter les petites épreuves qui sont des occasions de mérite.
Celui qui sait qu'il sait, écoute-le. Celui qui sait qu'il ne sait pas, éduque-le. Celui qui ne sait pas qu'il sait, éveille-le. Celui qui ne sait pas qu'il ne sait pas, fuis-le.
Un homme ne doit jamais être plus occupé que quand il n'a rien à faire.
Jupiter nous a chargé de deux besaces : l'une, remplie de nos fautes, qu'il a placée sur le dos ; l'autre contenant celles d'autrui, qu'il a pendue devant.
Quand une femme s'engage à vous aimer, il ne faut pas toujours la croire. Mais quand elle s'engage à ne pas vous aimer, eh bien ! il ne faut pas trop la croire non plus.
Nous voulons tellement manquer de temps qu'il est devenu ringard de laisser paraître qu'on en a.
Malade, on voulut lui faire venir un médecin et il déclara : non, je veux un fossoyeur, car je déteste les intermédiaires.