Quand un homme en est à monter dans la chambre de sa femme pour y voler du parfum à six dollars l'once, il est temps pour elle de le laisser partir.
Pour atteindre le bonheur il faut l'inventer.
Le baiser est un fruit qu'il faut cueillir sur l'arbre.
On dit, et je le crois volontiers, qu'il est difficile de se connaître soi-même. Mais il n'est pas non plus aisé de se peindre soi-même
Je parle. Il le faut bien. L'action met les ardeurs en oeuvre. Mais c'est la parole qui les suscite.
Il y a des choses qui ne sont jamais faites ; par exemple, que quelqu'un vous écrive une lettre anonyme pour vous annoncer une bonne nouvelle.
Il ne s'agit pas de croire ou de ne pas croire. Il s'agit de savoir ce qu'on veut. Or on ne veut rien d'autre que l'Eternité.
Il n'est point de vainqueur sans l'aveu du vaincu.
L'homme est incapable de choix et il agit toujours cédant à la tentation la plus forte.
L'amour est un besoin si exclusif que, pour se satisfaire, il sacrifie même l'égoïsme. La preuve, c'est que, sitôt ce besoin passé, l'égoïsme reprend son empire.
Il y a dans la fidélité de la paresse, de la peur, du calcul, du pacifisme, de la fatigue et quelquefois de la fidélité.
Quand la paix est faite, il faut la maintenir par l'intérêt.
Il faut être bien féroce, ou bien loyal envers soi, pour n'être pas égalitaire quand on est riche.
L'optimisme c'est aussi de dire qu'il y a de la tristesse dans la vie, du malheur. Dire que tout va bien, que tout va bien se passer, ce n'est pas de l'optimisme, c'est de la bêtise.
Pour se faire excuser ses bassesses, ou pour les justifier, l'homme a besoin de savoir qu'il y a pire que lui.
Quand on veut faire de l'esprit, il arrive qu'on mente un peu.
Entre le vice et la vertu, pour bien des hommes politiques comme pour bien des femmes, il n'y a que l'épaisseur d'une combinaison.
C'est le déclin quand l'homme se dit "Que va-t-il se passer ?", au lieu de dire "Que vais-je faire ?"
Il ne faut pas plus de temps pour voir les bons côtés de la vie que pour voir les mauvais.
Ne t'efforce pas d'être trop fin pour éviter qu'un homme fin naturellement ne remarque par hasard que tu es, en réalité, comme tu aimerais qu'il fût.
Les souvenirs, il suffit de les choisir pour se faire la plus belle des soirées...
Il faut savoir se satisfaire de l'accessoire parfois.
Il ne faut pas donner au comédien un rôle où il est soi, mais lui donner le goût et la possibilité d'être quelqu'un d'autre.
Ne pas croire qu'une chose existe parce qu'il serait trop horrible qu'elle n'existât pas. Il n'y a pas de preuve par l'horrible.
Les insectes sont des invertébrés de l'embranchement des articulés. Il n'y a pas de quoi se vanter.
La mort. L'horreur absolue de la non-existence. La mort ne rentre dans aucun schéma. Il n'y a pas d'explication à la mort. Elle entre, elle vous arrête au milieu d'une phrase : "Non, c'est fini" et claque la porte.
La raison se compose de vérités qu'il faut dire et de vérités qu'il faut taire.
La chat ne nous caresse pas, il se caresse à nous.
Il n'y a pas de gouffre dont vous ne pouvez pas sortir à condition de faire le bon effort au bon moment... faites la prochaine chose avec diligence et dévotion.
Au constat que la prison échoue à réduire les crimes, il faut peut-être substituer l'hypothèse que la prison a fort bien réussi à produire la délinquance, type spécifié, forme politiquement ou économiquement moins dangereuse - à la limite utilisable - [...] ► Lire la suite
Ne jamais négliger une information qu'on vous donne, même si sur le moment elle vous paraît sans importance, toutes les clefs ont leur serrure, il suffit d'attendre.
Bob, c'est pas un con. Il lit des bouquins, je comprends même pas le titre.
Il faut s'entendre sur le mot "réussir", moi je crois qu'on réussit une seule chose, on réussit ses rêves.
Il ne sert à rien d'être mécontent ou déprimé à propos de choses que nous ne pouvons ni contrôler ni changer.
Un amour qui a passé par la jalousie est comme un joli visage qui a passé par la petite vérole : il est toujours un peu grêlé.
O la belle chose ! Pouvoir achever sa vie avant sa mort, tellement qu'il n'y ait plus rien à faire qu'à mourir.
La différence entre un steward et un serveur, c'est que le serveur, il n'est pas obligé d'apporter au client un sachet pour vomir.
Il y a cette différence entre un cornichon et un mari que l'un se confit dans son entier et l'autre dans sa moitié.
Le propre d'une épouse avisée est de démontrer, la vie durant, à son mari, qu'il est trop bête pour elle et trop intelligent pour son salaire.
La gloire auprès du peuple, voilà à quoi il faut aspirer. Rien ne vaudra jamais le regard éperdu de la charcutière qui vous a vu à la télévision.
La prêtrise, c'est ce qu'il y a de plus beau et de plus noble au monde, car c'est le métier de l'amour et de l'humilité.
L'ancien doit-il s'effacer et donner du champ au nouveau ? Le nouveau se nourrit de l'ancien comme l'enfant du sein de sa mère.
Le monde est une prison où il n'y a ni espoir, ni saveur, ni odeur. Une prison... pour ton esprit.
Dans le quart-monde se posent davantage les problèmes du savoir que les problèmes économiques. C'est pourquoi il faut avoir une activité de dispensateur, de message, d'ange.
Afin qu'un ouvrage soit véritablement beau, il faut que l'auteur s'y oublie, et me permette de l'oublier.
L'amour est-il un mal dont on puisse guérir ?
Le corps n'est qu'un lieu de passage, il y des femmes très visitées qui n'ont rien perdu de leur pureté.
Il n'est rien de si aisé que de prêcher la patience aux affligés, quand on est dans la prospérité.
De la rencontre au sentiment, il n'y a qu'un petit pas à franchir.
Si on s'y attache, la grammaire révèle le sens caché de l'histoire, dissimule le désordre et l'abandon, relie les éléments, rapproche les contraires, la grammaire est un formidable moyen d'organiser le monde comme on voudrait qu'il soit.