Maman Pauline dit souvent que lors qu 'on sort il faut penser à mettre des habits propres car les gens critiquent en premier ce que nous portons, le reste on peut bien le cacher, par exemple un caleçon gâté ou des chaussettes trouées.
Mange selon ton appétit, et habille-toi comme il convient au monde.
Sans justice, il ne peut y avoir de paix
Nos biens sont protégés par la loi, est-il acceptable que la vie ne le soit pas ?
De la force à l'injustice, il n'y a qu'un pas.
Il m'arrive de me promener chez moi en maillot de bain avec mes mules Charvet ou mes Gucci à fleurs, et j'ai l'impression d'être à la mer.
Il est des victoires qui exaltent, d'autres qui abâtardissent. Des défaites qui assassinent, d'autres qui réveillent.
L'art de gouverner ne consiste pas à rendre souhaitable ce qui est possible. Il consiste à rendre possible tout ce qui est souhaitable.
Dieu est vivant et en bonne santé. Il est actuellement au travail sur un projet moins ambitieux.
Quand le Christ fut ressuscité, il apparut d'abord à des femmes pour que la nouvelle se répande plus vite.
Un homme peut vouloir faire ce qu'il ne doit pas, pour impressionner les autres ; il trouvera toujours des gens de son espèce pour l'encourager.
Dans l'algèbre comme dans la police, il faut identifier X.
Si l'amour donne de l'esprit aux sots, il rend quelquefois bien sots les gens d'esprit.
Il est évident que le discours long et le discours bref aboutissent au même.
Il y a de la joie dans tout, même dans la honte ; le tout c'est d'oser la prendre.
S'il n'y avait pas de mauvaises gens, il n'y aurait pas de bons avocats.
Il y a peu de veufs qui survivent très longtemps à leur veuvage : le mariage les a épuisés d'avance.
Il n'est permis de prolonger la vie humaine que quand on abrège ses tourments.
Il est dangereux d'admettre le public dans les coulisses. Il perd facilement ses illusions, puis il vous en tient grief, car c'est l'illusion qu'il aime.
Il faut beaucoup aimer pour bien comprendre et tout admettre.
Mieux vaudrait, par respect pour l'arbitraire du destin, ne jamais former de phrases qu'au conditionnel : du moins n'engage-t-il à rien.
Il vient un temps où un homme doit rejoindre son principe qui est la liberté.
Il en est des paysages comme des hommes : il faut un peu les vivre pour pénétrer leurs secrets.
Il y a quelque chose d'infini dans les passions humaines... Mêmes destructrices.
Il y a des souvenirs qu'on aime se faire rappeler.
Il faut avoir l'imagination bien disposée pour aimer les hommes sur des souvenirs.
Si le prix des grains est très élevé, les pauvres sont malheureux. S'il est très bas, ce sont les laboureurs qui le sont.
L'esprit ne peut pas vaincre la matière, car sitôt qu'il se trouve sollicité exagérément, il se révèle lui aussi fait de matière.
Je n'ai jamais compris les gens qui, sans se connaître, trouvent des sujets de conversation. Je crois qu'il faut se taire, se regarder en silence. Ou bien parler beaucoup parce que cela revient au même.
Il ne nous est pas donné de nous substituer à autrui. De le rencontrer parfois, seulement, à la faveur d'une coïncidence fragile...
Pour les riches il y a le ballet et pour les pauvres les contorsions de la rue.
On nous montre comment, avec les détergents actuels, on peut enlever des taches de sang. Mais il est probable qu'avec un t-shirt couvert de sang, notre soucis premier ne soit pas de faire partir la tache mais de trouver un endroit pour cacher le corps.
Il nous faudrait deux bouches : une pour bâiller, et l'autre pour se taire.
Il est de certains êtres comme de certains pays, on n'en revient pas. Longtemps après les avoir quittés, leurs paysages et leur langue nous habitent encore.
C'est triste de penser qu'il faut attendre le pire pour enfin comprendre. Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu'il fait en partant ?
Il faut une grande hardiesse pour oser être soi : c'est surtout dans nos temps de décadence que cette qualité est rare.
Soyez ce que vous voudriez avoir l'air d'être ; ou, pour parler plus simplement : Ne vous imaginez pas être différente de ce qu'il eût pu sembler à autrui que vous fussiez ou eussiez pu être en restant identique à [...] ► Lire la suite
Essayez de laisser ce monde un peu meilleur qu'il ne l'était quand vous y êtes venus et quand l'heure de la mort approchera, vous pourrez mourir heureux en pensant que vous n'avez pas perdu votre temps et que vous avez fait de votre mieux.
L'amour est obscène en ceci qu'il met le sentimental à la place du sexuel.
Il est un âge ou l'on enseigne ce que l'on sait : mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce qu'on ne sait pas: cela s'appelle chercher. Vient peut-être maintenant l'âge d'une autre expérience : celle de désapprendre.
La suprême astuce du diable, c'est précisément de faire croire qu'il n'existe pas.
J'ai vu de première main qu'être président ne change pas qui vous êtes. Il révèle qui vous êtes.
Il est difficile de rester empereur en présence d'un médecin, et difficile aussi de garder sa qualité d'homme.
La peur est là où il n'y a pas d'amour. L'amour est là où il n'y a pas de peur.
Vaut mieux faire ce qu'on aime avant même de chercher à comprendre ce qu'il y a de mieux à faire.
Le sommeil est une récompense pour les uns, un supplice pour les autres. Pour tous, il est une sanction.
Le monde entier est une patrie. Il n'y a pas de pays étrangers, seulement le temps qui les lie ou les sépare.
Il y a bien moins de difficultés à résoudre un problème qu'à le poser.
Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et ne tiendra aucun compte de l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent.
Les gens, ils trouvent que le monde est bien comme il est, tout juste comme il est et chacun d'eux, provisoirement, puise le sens de sa vie dans celle de l'autre.