Il comprit qu'il lui faudrait persévérer dans l'angoisse et l'affliction jusqu'à l'heure du destin, persévérer dans l'amour et même dans l'espérance.
- Finalement, c'est quoi un homme ? C'est un chien qui se tient sur ses pattes arrière...- Mais qui dit « pardon » quand il pète !
Quelque libertin et quelque abandonné qu'il puisse être, il y a toujours de secrets reproches de la conscience qui le troublent.
La mort est la destination que nous partageons tous, personne n'y a jamais échappé. Et c'est comme il se doit parce que la mort est très probablement la meilleure invention de la vie.
Il y a quelque chose d'incomparablement excitant à ouvrir pour la première fois un tout nouveau livre.
Il faut que le prince sache bien colorer sa nature, et être hypocrite et dissimulateur. Car les hommes sont si simples, et cèdent tellement aux nécessités immédiates, que le trompeur ne manquera jamais de dupes.
Dans mon travail, il n'y a que des questions, jamais de réponses. J'ai horreur des gens qui pensent en avoir. Ils sont très dangereux.
La véritable amitié ne comporte pas seulement l'estime, mais le respect ; il faut que l'on sente, jusque dans les épanchements de l'intimité, la présence et la dignité de la vertu.
Il faut toujours s'émerveiller des choses.
Je suis un maniaco-dépressif joyeux-chanceux. Il devient très profond et sombre pour moi, et il devient effrayant parfois quand je sens que je ne peux pas m'en sortir. Mais je ne me considère pas négatif-négatif. Je suis positif-négatif.
Il s'est passé une chose importante dans l'histoire de l'écriture, c'est la disparition de la machine à écrire
Affronte Dieu avec force. Ce n'est qu'à travers tes plus hautes aspirations qu'Il t'accordera ce que tu veux.
Il est certain que l'attention que nous donnons aux maux d'autrui nous fait oublier les nôtres. C'est même un fait dont la cause est physique.
Tout innocent est présumé tutoyable par les flics tant qu'il n'a pas été relâché avec des excuses.
Il n'y a rien de plus ordinaire que le désir d'être remarquable.
Il n'y a point de religion sans mystères.
Existe-t-il au monde un homme qui sache bien comment il est et ce qu'il fait quand il dort ?
Si tous les hommes étaient gynécologues, il y aurait beaucoup moins de crimes passionnels.
Le mal de la télévision, ce n'est pas dans la télévision qu'il est, c'est dans le monde.
Il n'y a de mystère que d'humain.
Il y a plus d'idées que d'étoiles et nous ne sommes pas heureux.
Ne poursuivez pas toujours vos droits à la rigueur ; ne combattez que quand il vous est utile de vaincre.
Les bienfaits du despotisme sont courts, il empoisonne les sources mêmes qu'il ouvre. Il ne possède qu'un mérite d'exception, une vertu de circonstance, et dès que son heure est passée, tous les vices de sa nature éclatent et pèsent de toute part sur la société.
Il faut qu'une femme soit bien décidément sotte pour n'avoir pas plus d'esprit qu'un homme qui en a beaucoup, touchant les affaires du coeur.
On vit avec l'idée qu'il peut se passer quelque chose de grave. On prend les transports en commun, on se met en terrasse pour fumer une clope, on va voir un concert. On va danser. Et on sait désormais que parfois, on ne reviendra jamais chez soi.
Un grand penseur est toujours des plus réservés quant à la valeur des vérités qu'il suggère, alors qu'un philosophe médiocre se reconnaît, entre autres choses, à ceci qu'il demeure toujours persuadé de la vérité des inepties qu'il énonce.
Il est donc de la plus grande importance que la peine suive de près le délit si l'on veut que dans l'esprit grossier du vulgaire la peinture séduisante d'un délit profitable éveille immédiatement l'idée étroitement associée de la peine.
Dans les dictatures, il y a un policier derrière chaque journaliste. Dans les démocraties, il y a un policier dans chaque journaliste.
Je suis sur les bords de la Gambie de Kedougou au matin, un instant sous le ciel lourd de l'hivernage. Le fleuve est une drogue douce, apaisante. Il y a ce danger obscur d'être absorbé, digéré par le temps aboli.
Elle entendait au loin son mari qui jouait imperturbablement de son livre ; ses doigts ne se lassaient jamais des anciens chants. En secret, elle souhaita que revienne un jour où il passerait autant de temps à l'étreindre et à la caresser comme une petite harpe qu'il en consacrait à ses invraisemblables livres.
Quand même un Dieu salutaireRenouerait nos coeurs fervents,Il faut nous aimer sur terre,Il faut nous aimer vivants.
L'avez-vous remarqué ? Il n'y a qu'à la campagne que l'on ne trouve pas l'air de la ville.
Il est des hommes et des femmes qui tirent gloire de leurs pensées élevées ; toutefois, si celles-ci ne se traduisent jamais en actes, elles sont inutiles, car le pouvoir de la pensée se mesure à ses effets pratiques.
Quand on est pauvre, il est plus simple d'avoir un crayon et une gomme.
Il n'y a pas de points fixes dans l'espace.
Vous ne perdez jamais un rêve, il incube juste comme un passe-temps.
Il n'y a rien de plus stressant que votre estomac grognant.
Et si vous me demandez s'il est plus facile d'être une femme en 2016 qu'en 1952, je vous répondrai aussi que cela dépend de la région du monde dans laquelle vous vivez.
Encore plus machiavélique qu'il n'est séduisant, il n'a jamais proféré une seule parole sans quelques projets malhonnêtes. De toutes celles qu'il a conquise il n'en est pas qui en ait à s'en plaindre. Fuyez le à tout prix...
Il faut rappeler aux nations croissantes qu'il n'y a point d'arbre dans la nature qui, placé dans les meilleurs conditions de lumière, de sol et de terrain, puisse grandir et s'élargir indéfiniment.
Les malheureux devraient se réjouir de leur excellent estomac au lieu de se plaindre, quant il y a tant de millionnaires gastralgiques.
En amour, il n'y a pas de plus affreux désastre que la mort de l'imagination.
Seules, les fumées savent qu'il y a du vent.
Mais plus on accepte de liberté dans les affaires, plus il faut bâtir de prisons pour ceux qu'elles défavorisent.
Un savant n'est pas un homme qui sait mais un homme qui cherche, accablé et exalté tout ensemble par l'idée de ce qu'il ne sait pas.
Quand il y a lieu, courons, avant toute chose, à notre propre secours.
- Les gens qui aiment leur animal, ils le font empailler quand il meurt.- Mais c'est nul ! S'ils l'aiment vraiment, pourquoi ils l'enculent pas quand il vit, leur animal ?!
Si on accordait moins d'importance à la propriété privée, il y aurait moins de raisons de la protéger.
Sous le silence prodigieux du couvent, il est comme un malade qui, la nuit, à l'heure où les bruits de la rue se sont tus, perçoit les battements de son coeur.
Dans l'histoire, les « droits » n'ont été que trop souvent ce que les maîtres de l'idéologie dominante avaient décidé de définir ainsi. Associé à l'expansion des marchés, le discours des droits de l'homme constitue l'armature idéologique de la globalisation. Il est avant tout un instrument de domination, et doit être regardé comme tel.