Le mariage, depuis le moment où il est conclu et scellé, est une chose à faire, non une chose faite.
As-tu vu un homme pressé de parler, Il y a plus à espérer d'un sot que de lui.
La règle d'or, c'est qu'il n'y a pas de règles d'or.
Prendre femme est étrange chose ; Il y faut penser mûrement. Sages gens, en qui je me fie, M'ont dit que c'est fait prudemment Que d'y songer toute sa vie.
Un monde, si nouveau soit-il, ne peut s'organiser dans le désordre. Vous ne bâtirez là-dessus qu'un désordre encore plus grand.
La vie est-elle courte ? Il m'a semblé bien long, Le rêve que j'ai fait.
On appelle fin du monde le jour où le monde se montre juste ce qu'il est : explosif, submersible, combustible, comme on appelle guerre le jour où l'âme humaine se donne à sa nature.
Il y a moins de l'ignorance à la Science que de la fausse science à la vraie science.
Pour qu'il y ait un bouche-à-oreille positif, il faut des bouches avant des oreilles !
Si la pauvreté fait gémir l'homme, il bâille dans l'opulence. Quand la fortune nous exempte du travail, la nature nous accable du temps.
Quand on les cherche, on trouve toujours des preuves d'une fin, mais où il y a une fin, il y a toujours preuve d'un commencement.
Là où il y a trop, il manque quelque chose.
L'homme de science ne vise pas un résultat immédiat. Il ne s'attend pas à ce que les idées qu'il avance soient facilement acceptées. Son travail est comme celui d'un cultivateur, pour l'avenir. Son devoir est de jeter les bases pour ceux qui sont à venir et de montrer la voie. Il vit, travail et espère.
Je ne ressemble à personne et il n'y a jamais eu personne comme moi auparavant. J'aimerais que chaque femme puisse dire la même chose d'elle.
La petite fille a grandi en effet. Elle ne regarde plus son père avec des yeux admiratifs. Il prend un coup de vieux le pauvre homme ; il descend de son piédestal.
Il se mit à manquer de respect aux femmes : à ne plus se retourner sur leur passage.
L'art est toujours le résultat d'une contrainte. Croire qu'il s'élève d'autant plus haut qu'il est plus libre, c'est croire que ce qui retient le cerf-volant de monter, c'est sa corde.
Il y a toujours une chose qu'un Français respecte plus que sa maîtresse, c'est sa vanité.
Il ne peut pas y avoir de monarchie dans les planètes, parce qu'elles accomplissent toutes une révolution.
Derrière toute grande femme, il y a un homme écrasé.
S'il n'y avait en Angleterre qu'une religion, le despotisme serait à craindre ; s'il y en avait deux, elles se couperaient la gorge ; mais il y en a trente, et elles vivent en paix et heureuses.
Etre homme n'est pas tout : il faut être sociable.
Il nous faut abandonner l'idée qu'en matière de dépenses publiques, "plus" est synonyme de "mieux".
On ne se donne pas bonne conscience uniquement en brûlant de l'encens et en vénérant des statues, encore faut-il des actes de justice et de bonnes actions.
Il est impossible à une personne de s'intéresser vraiment à une autre pendant plus d'un quart d'heure.
L'homme vit de pain et de mots, or on oublie parfois de lui offrir ces paroles qu'il prend plaisir à recevoir...
Prends soin de ton nom car il te restera plus longtemps qu'une grosse somme d'or.
Quelle fatalité terrible quand un homme rencontre, du vivant de sa femme, une autre femme avec qui il serait heureux de partager sa vie, si la première n'était pas là !
Il vaut mieux dix ans glaner Qu'une seule année moissonner.
Il ne faut pas en vouloir aux gens lorsqu'ils agissent de manière à confirmer la mauvaise opinion que nous avons d'eux.
Il ne faut pas plus de temps pour voir les bons côtés de la vie que pour voir les mauvais.
Pour tout homme de coeur le culte qu'il a voué à sa langue maternelle est une chose sacrée !
La vie n'est pas toujours un cadeau... mais il faut apprendre à l'apprécier.
Le romancier n'est ni historien ni prophète : il est explorateur de l'existence.
Pour être vraiment médiéval, il ne faut pas avoir de corps. Pour être vraiment moderne, il ne faut pas avoir d'âme. Pour être vraiment grec, il faut être nu.
Si nous voulons que tout demeure en l'état, il faut que tout change.
Le divorce est un ourlet au bas du coeur avant qu'il ne s'effiloche.
Il ne faut pas chercher, il ne faut pas essayer de comprendre les raisons d'un dénonciateur. La délation est un vice. Le vice ignore la logique.
Le thé est courtois, amical même, distant aussi, il rend excessif le copinage, l'effusion, tout le théâtre de la relation sociale.
Rêver est l'un des plus grands cadeaux de l'humanité; il défend les aspirations, stimule l'innovation, conduit au changement et propulse le monde vers l'avant.
Chacun sert la justice comme il peut. Il faut accepter que nous soyons différents. Il faut nous aimer, si nous le pouvons.
Je n'aime pas le drame. S'il faut être « tragique » pour plaire aux gays, alors, rien à foutre ! Je ne plairai qu'aux hétéros.
La présence d'une brique de jus d'orange dans le frigo ne signifie pas forcément qu'il reste du jus d'orange. Ou alors, avec une jolie couleur verte.
Quand on veut plaire dans le monde, il faut se résoudre à se laisser apprendre beaucoup de choses qu'on sait par des gens qui les ignorent.
Il n'y a rien de si trompeur que la mine des gens.
Il ne faut pas mêler les torchons et les serviettes.
On donna des yeux à un aveugle et il se mit à demander des sourcils.
Peut-être n'existe-t-il pas de bonheur plus parfait que le martyre.
L'existence même est un livre où tu inscris le moindre regard, la moindre fuite. Il faut apprendre à lire cette écriture du temps des choses.
Il faut parfois avoir le courage de ne pas travailler, mais ce luxe n'est pas un devoir pour tout le monde.