Dans l'art dangereux de rimer et d'écrire, Il n'est pas de degré du médiocre au pire.
Pouvons-nous parler d'intégration tant qu'il n'y a pas intégration des coeurs et des esprits ?
Il y a quatre choses plus grandes que les autres : les femmes, les chevaux, le pouvoir et la guerre.
L'oeil. En lui, il y a l'âme, il y a l'homme qui pense, l'homme qui aime, l'homme qui rit, l'homme qui souffre !
A peine un homme naît, il commence à mourir.
Quand arrive le premier bébé, il n'y a rien de trop pour lui.
Les guerres de religion ne sont pas causées par le fait qu'il existe plus d'une religion, mais par l'esprit d'intolérance... dont la propagation ne peut être considérée que comme l'éclipse totale de la raison humaine.
C'est l'instinct qui, pressentant la menace d'une perte si immense et si irrévocable, fait que l'esprit se rebelle quand il en prend la mesure.
Qu'il s'agisse de politique, de morale, ou de philosophie, je suspecte les jugements de ceux qui ignorent tout de ce qu'ils sont.
Lorsqu'un amour est notre vie, quelle différence y a-t-il entre vivre ensemble ou mourir ensemble ?
Il n'y a que les arrivistes pour arriver.
Quand tout est fichu, il y a encore le courage.
Quand la jument est sortie, il n'est plus temps de fermer l'étable.
Il est bien vrai que les gens gagnent à être connus. Ils y gagnent en mystère.
L'amour n'est il pas essentiellement une quête de l'absent, de l'ailleurs, une poursuite dont paradoxalement, le succès coïncide avec l'échec ?
Il existe une vieille et sûre recette pour conserver toujours la paix en soi : c'est d'accuser toujours les autres.
C'est une duperie que de s'efforcer d'être bon. Il faut naître bon, ou ne s'en mêler jamais.
Il se trouve que les oreilles n'ont pas de paupières.
Un enfant humain est le fruit de trois désirs:il faut au moins le désir conscient d'un acte sexuel complet du père,il faut au moins un désir inconscient de la mère,mais ce qu'on oublie c'est qu'il faut aussi le désir inconscient de survivre pour cet embryon dans lequel une vie humaine s'origine.
Il y a trois sortes d'hommes : ceux qui vivent leur vie, ceux qui rêvent leur vie, et ceux qui vivent leur rêves.
Quand on veut aider les Palestiniens sous les bombes israéliennes, il ne faut rien lâcher; même si on doit se faire traiter de tous les noms.
Il n'est pas bon de chasser le ventre trop plein. Le chasseur doit toujours avoir un peu faim, car la faim avive les sens.
Mais si tu manques la corde, ne manques pas le pendu. Celui qui me fait une entourloupette et me laisse la vie sauve, c'est qu'il a rien compris au Senor Tuco, non rien... Hahahaha !
Quand un bateau est dans la tempête et qu'il y a des rochers pas loin, il est peu courant qu'il soit dirigé par un comité.
Il est plus facile de professer en paroles un humanisme de bon aloi, que de rendre service à son voisin de palier.
L'amour-propre est un ballon gonflé de vent dont il sort des tempêtes quand on y fait une piqûre.
L'avenir, si tendu que soit notre désir, est une perspective sans profondeur. Il n'a vraiment nulle attache solide avec le réel. C'est pourquoi nous disons qu'il est dans le sein de Dieu.
Quand on fait un pas vers Dieu, il en fait cent vers vous.
Et s'il n'y avait jamais d'accidents dans notre vie ? Si tout, absolument tout, avait une signification ? Si le hasard n'était qu'une illusion ?
Sur les bancs de la faculté, il faut bien que jeunesse se tasse.
Il n'y a que les gens superficiels qui se connaissent.
Tout être humain sans exception porte en lui un mystère qu'il ignore.
Bêtise humaine. "Humaine" est de trop : il n'y a que les hommes qui soient bêtes.
L'avantage du coup de foudre, c'est qu'il fait gagner du temps.
L'intellectuel n'est jamais pauvre même quand il est désargenté.
Il y a des couleurs qui, isolées, paraissent insipides, mais manqueraient terriblement à un peintre exigeant, de même, il y a des épices qui, pris isolément, sont immangeables et sont cependant les éléments indispensables d'une grande cuisine réussie.
Il vaut peut-être mieux être irresponsable et avoir raison que d'être responsable et d'avoir tort.
Il n'y a pas besoin de brûler des livres pour détruire une culture. Juste de faire en sorte que les gens arrêtent de les lire.
Le terrorisme ne se justifie jamais, qu'il obéisse à des motifs politiques, philosophiques, idéologiques, raciaux, ethniques ou religieux ou à quelque autre motif que ce soit.
- Attendez, vous n'êtes pas curieux de savoir où j'étais ? - C'est le jeu justement, c'est pour ça qu'il te cherchait partout.
Notre destin, quand nous voulons l'isoler, ressemble à ces plantes qu'il est impossible d'arracher avec toutes leurs racines.
Il faut tout prendre au sérieux, mais rien au tragique.
Plus met-on de paille en l'étable et plus il y a de fumier.
Combien d'années faudra t-il à l'esclave Avant d'avoir sa liberté, Combien de temps un soldat est-il brave Avant de mourir oublié ? Combien de mers franchira la colombe Avant que nous vivions en paix ?
Face à la nourriture, le corps ne sait rester neutre ; il est prêt à toutes les folies, à toutes les fantasmagories, et la mort ne lui fait plus peut.
C'est sérieux, les mots qu'on emploie. Il faut chercher le mot juste afin d'être bien sûr de penser selon une vérité profonde. Les mots aident à la découvrir.
Comme le dit un jour un homme d'esprit, le cannibalisme fit place au capitalisme lorsque l'homme se rendit compte qu'il était plus rentable d'exploiter son prochain que de le manger.
Si, au point du jour, l'écureuil se met à crier partout que le caïman, parce qu'il avait mal aux yeux, a passé une nuit blanche, qui faut-il interroger ? L'iguane, car il vit sur terre et dans l'eau !
J'ai souvent éprouvé un sentiment d'inquiétude, à des carrefours. Il me semble dans ces moments qu'en ce lieu ou presque : là, à deux pas sur la voie que je n'ai pas prise et dont déjà je m'éloigne, oui, c'est [...] ► Lire la suite
Il vaut mieux être à la suite des lions qu'à la tête des renards.