Il faut avancer et refuser le refus. On m'a souvent dit non et je ne l'ai jamais accepté.
Une religion, ça ne s'impose pas. Il ne faut pas mettre l'Histoire au service d'un cérémonial.
Dans la plupart des grandes villes, les gens ont l'art de ne pas se mêler des affaires des autres. On recommande aux femmes, si jamais elles se font agresser, de ne jamais appeler au secours, il faut crier au feu. Si vous criez au secours, personne ne vient.
Ce que je préfère chez Truffaut, c'est qu'il a arrêté la critique. Il y a un moment où il faut arrêter la critique : elle ne sert à rien
Il ne faut jamais se moquer des misérables : Car qui peut s'assurer d'être toujours heureux ?
Toujours obsédé par l'idée de la mort, je médite constamment. Je ne cesse de me demander s'il existe une vie ultérieure et, s'il y en a une, peut-on m'y faire la monnaie de vingt dollars ?
Le cigare donne à ceux qui sont pauvres l'illusion de la richesse. Il en donne l'assurance à ceux qui sont fortunés.
L'amour est comme la varicelle. Il faut être passé par là.
La boutique est la patrie d'un boutiquier. Il est prêt à mourir pour elle. Personne ne mourra pour une grande surface.
En donnant le nom à un enfant, il faut penser à la femme qui aura un jour à le prononcer.
Il doit nécessairement craindre beaucoup, celui qui est craint de beaucoup.
Le causeur dit tout ce qu'il sait ; L'étourdi ce qu'il ne sait guère ; Les jeunes ce qu'ils font, les vieux ce qu'ils ont fait ; Et les sots ce qu'il veulent faire.
Il n'y a pour les choses et pour les poèmes qu'une seule manière d'être nouveaux, c'est d'être vrais et qu'une seule manière d'être jeunes, c'est d'être éternels.
Comment les hommes peuvent s'intéresser à tant de choses alors qu'il y a les filles ?
On n'explique jamais autrement que par des dispositions personnelles les qualités humaines, la générosité, la charité, l'art de faire de bonnes patates frites. Pourquoi, en revanche, faut-il que les défauts soient toujours imputés à des agents exogènes ?
Il faut oublier les mots.
Il n'y a rien de meilleur que la mesure. Ayons des biens qui ne puissent nous nuire, et assez pour suffire à un homme qui a obtenu la sagesse en partage.
A tout moment, Gilbert regardait sa montre. Cette attente angoissante lui crispait le coeur; il eût voulu entendre le signal, partir tout de suite, en finir.
Pour les pauvres, disait-il, vivre c'est nager en apnée, en espérant atteindre une rive ensoleillée avant la gorgée fatale.
On n'enseigne pas à réussir. Réussir est un art ; comme tous les arts, il suppose des dons. On apprend une technique ; on n'apprend pas à être un grand peintre.
J'apprends comme il est simple et fort d'aimer tout seul.
Il était jadis des tribus où celui ayant perdu sa femme en faisait d'excellents rôtis de veufs.
Nous avons fait le premier pas. Il n'est plus possible d'interrompre notre marche.
Mon père restait silencieux même dans ces moments où il fallait s'exclamer et rire. Comme dans les rues de la promenade, comme au jardin, son regard semblait détourné du lieu proche, cherchant ailleurs.Son destin, une enveloppe restée vide. Cette vie, une page blanche.
Nul ne sait son propre nom, nul ne connaît sa propre face, parce que nul ne sait de quel personnage mystérieux - et peut-être mangé des vers -, il tient essentiellement la place.
En somme, refusant le mal, le colonisateur de bonne volonté ne peut jamais atteindre au bien, car le seul choix qui lui soit permis n'est pas entre le bien et le mal, il est entre le mal et le malaise.
Il est nécessaire d'avoir beaucoup de patience pour accomplir de grandes choses.
Je n'utiliserai jamais le terme 'il était meilleur que moi'. Plus talentueux c'est différent.
Il est très difficile de parler de comédien en général. Chaque comédien est un peu un accident.
J'ai toujours un faible pour la Russie, particulièrement pour la Sibérie. C'est une région vraiment à part. Quand vous roulez et que vous croisez une personne, vous vous arrêtez pour lui demander s'il a besoin de quelque chose. Les gens sont vraiment solidaires.
Parfois François Fillon me donne le sentiment qu'il a commencé un marathon tout seul et qu'il n'a déjà plus de souffle.
Quand les gens me demandent, que puis-je faire? Comment puis-je aider? Je leur dirais ce que ma mère m'a dit une fois: «fais confiance à tes instincts. Donne ce que tu peux, qu'il s'agisse de l'argent, du temps, des ressources, de ton nom, de ta célébrité ou d'un acte inspirant, d'une chanson ou d'un mot.
Dans les discours, il y a une confusion constante entre les termes « héros » et « victimes ».
Si tu avais un ami et qu'il ne l'est plus, alors c'est qu'il ne l'a jamais été.
Il est vrai qu'en matière de sottise les meilleurs candidats ne se trouvent pas toujours dans les troupeaux de moutons.
La classe dite moyenne tient dans l'Etat la place que tient le ventre dans le corps humain : le milieu. Il y a des hommes qui sont le cerveau du progrès. Il y en a d'autres qui en sont les pieds.
Le riche, quand il a été bon avec un pauvre, lui demanderait volontiers un certificat de charité.
Le peuple met autant de plaisir à renverser les idoles dont il s'est lassé qu'il en a pris à les ériger.
A beaucoup de gens, il ne manque que de l'argent pour être honnêtes.
S'il y a des hommes dont le ridicule n'ait jamais paru, c'est qu'on ne l'a pas bien cherché.
Conviendrait-il de s'éterniser en de vains et stériles regrets ?
Il y a telle supériorité, telle prétention qu'il suffit de ne pas reconnaître pour qu'elle soit anéantie, telle autre qu'il suffit de ne pas apercevoir pour la rendre sans effet.
Dès qu'il y a vie, il y a danger.
À chaque fois qu'il y a eu dans une colonie un supplicié, un torturé, une fillette violée, et qu'en France on accepte, il y a une régression universelle qui s'opère, un poison instillé dans les veines de l'Europe et le progrès lent de l'ensauvagement du continent.
Maintenant le public écoute l'orchestre, cherche à suivre les mille dessins qui s'enchevêtrent, le jeu chatoyant des sonorités ; il oublie pour cela d'écouter ce que disent les acteurs sur la scène, et perd de vue l'action.
Il y a beaucoup de choses qui ne peuvent être vues qu'à travers des yeux qui ont pleuré.
Le sot voulait lui soigner l'oeil, il l'a rendu aveugle.
Je pense qu'il est très souhaitable d'être un individu et un libre penseur.
L'esprit d'envie peut détruire; il ne peut jamais construire.
Il a juste, en quelque sorte, changé ma vie...