Au lieu d'être dans l'idéologie libérale de la compétition, il faut renouer avec l'objectif de bien faire son métier.
Il est bien savant l'enfant qui connaît son père.
Le monde ne sera pas hérité par le plus fort, il sera hérité par ceux qui sont le plus en mesure de changer.
Pour que l'amour soit réel, il doit coûter - il doit faire mal - il doit nous vider de nous-mêmes.
Aujourd'hui, le rap est assis sur une montagne de clichetons. Il a oublié le caractère ludique de l'histoire.
Il y a pour eux une bonne annonce dans la vie d'ici-bas tout comme dans la vie ultime. - Il n'y aura pas de changement aux paroles d'Allah -. Voilà l'énorme succès!
Le passé est une chose difficile, parfois il est gravé dans la pierre et d'autre fois, il est renvoyé à des souvenirs flous. Mais si tu te mêles trop longtemps de choses profondes et sombres. Qui sait quels monstres tu vas réveiller ?
Il est l'or, l'or de se réveill-or mons-ei-gn-or, il est huit or
Il faut mettre son coeur dans l'art, son esprit dans le commerce du monde, son corps où il se trouve bien, sa bourse dans sa poche et son espoir nulle part.
Un homme vraiment heureux ne parle guère ; il resserre pour ainsi dire le bonheur autour de son coeur.
Il arrive un moment où les choses sont si familières qu'elles en deviennent étranges.
Pour que la loi du progrès existât, il faudrait que chacun voulût la créer ; c'est-à-dire que, quand tous les individus s'appliqueront à progresser, alors, l'humanité sera en progrès.
Chacun est présumé innocent jusqu'à ce qu'il soit reconnu coupable.
Il n'y a que les ouvriers qui sachent le prix du temps ; ils se le font toujours payer.
Dieu n'est pas parmi les êtres, car c'est lui qui crée ce qui est de ce qui n'est pas. Il n'est rien de ce que sont les êtres.
L'homme est le lieu des faits qu'il contrôle et de ceux qu'il ne contrôle pas.
Chaque poète se taille un langage dans le langage comme s'il découpait un étendard dans le parquet de l'univers, un tapis volant, un autre monde, un Mexique, un lexique. Mais c'est l'ensemble du langage ainsi, qu'il pervertit, déroute, exalte et restitue.
Tant qu'il reste quelque chose, unissons-nous, aux armes ! Prenons les armes ! Regroupons les lances !
Ca alors, dès qu'il se passe quelque chose de pas très ordinaire ou de profondément extraordinaire, on pense : "comme au cinéma".
S'il y a un bruit dans la forêt et qu'il n'y a personne dans la forêt, il n'y a pas de bruit.
Est-ce que le temps est beau ?Se demandait l'escargotCar, pour moi, s'il faisait beauC'est qu'il ferait vilain temps.J'aime qu'il tombe de l'eau,Voilà mon tempérament.Combien de gens, et sans coquille,N'aiment pas que le soleil brille.Il est caché ? Il reviendra!L'escargot ? On le mangera.
Il ajoutait que le rêve de Vigny n'était qu'une illusion d'optique connue en astronomie comme phénomène de diplopie monoculaire.
Quand je serai mort, il faudra qu'on dise de moi: celui-là n'a jamais appartenu à aucune école, à aucune église, à aucune institution, à aucune académie, surtout à aucun régime, si ce n'est le régime de la liberté.
Pour me comprendreIl faudrait savoir le décorDe mon enfanceLe souffle de mon frère qui dortLa résonnanceDe mes premiers accords.
Ne laissez personne réclamer un hommage au patriotisme américain s'il tente même de retirer la religion de la politique.
Je sais qui je suis. Et après toutes ces années, il y a une victoire là-dedans.
Il faut tout perdre pour tout gagner.
Celui qui aime, vole, court et se réjouit; il est libre et rien ne le retient.
Il est possible que nous vivions pas tous la réalité d'un empire africain si fort, si puissant qu'il imposerait le respect à l'humanité, mais nous pouvons cependant durant notre vie travailler et oeuvrer à faire de ce projet une réalité pour une autre génération.
Je suis trop passionné par mon travail... Agir prend non seulement la concentration, il faut la créativité; Il faut... ton âme.
Demander à un écrivain ce qu'il pense des critiques, c'est demander à un réverbère ce qu'il pense des chiens.
Ce qu'il nous faut, c'est la haine. D'elle naîtront nos idées.
Beaucoup de réflexion et non beaucoup de connaissances, voilà à quoi il faut tendre.
Tout homme qui possède son alphabet est un écrivain qu'il ne faut pas méconnaître.
On croyait qu'il était à la tête d'une immense fortune - on ne se doutait pas qu'il était à ses pieds.
En politique, il faut déjà beaucoup de culture pour se contenter d'explications simples.
La volonté du Seigneur est mystérieuse et imprévisible ; le Seigneur ne dévoile pas ses raisons aux hommes, et les hommes peuvent bien lui poser des questions jusqu'à la fin des temps, le Seigneur ne répondra que s'il le veut bien.
La naissance et la mort d'un amour s'accomplissent peut-être toujours de la même façon, de même que les enfants et les vieillards se ressemblent entre eux, dans l'intervalle, il doit y avoir un jardin ou un désert; certains y hurlent, d'autres y chantent.
Pour être heureux en ménage, il faut être ou homme de génie marié à une femme tendre et spirituelle, ou se trouver, par l'effet d'un hasard, tous les deux excessivement bêtes.
Les empires ne périssent pas sous les coups de leurs ennemis mais par leur propre épuisement et par la démission des forces qui les soutiennent. Il en va de même de nos amours et de notre vie.
L'axe Nord-Sud, c'est l'axe richesse-pauvreté. L'axe Est-Ouest est moins fondamental : il oppose deux cultures, deux philosophies. Le dialogue semble possible et la confrontation est piquante. L'axe Nord-Sud cloue toutes les gorges.
Il n'y a de vraiment bon que les femmes qu'on n'a pas eues.
Même quand on a le temps de perdre du temps, il faut encore trouver les jeunes femmes avec lesquelles le perdre.
Poser sa candidature à l'Académie Française. Il faut beaucoup de modestie pour solliciter un suffrage et beaucoup d'outrecuidance pour considérer qu'on le mérite. C'est trop ou trop peu.
Pour qu'il y ait passion, il faut que l'union soit brutale, que l'un des corps soit très avide de ce dont il est privé et que l'autre possède en très grande quantité.
Ne faut-il pas croire dans la vie pour réciter de la poésie ?
Il n'y a pas de mauvais personnages, il n'y a que des mauvais scénaristes.
Les écrivains, c'est moins étonnant qu'il n'y paraît, se divisent comme le reste de l'humanité entre ceux qui écoutent et ceux qui n'écoutent pas.
L'éternité de l'enfance est une éternité brève, mais il ne le sait pas encore ; le paysage défile.
On ne vit pas dans l'absolu. Nul homme n'est coulé d'une seule pièce. Même un robot connaît la panne. Sans contradictions il n'y a pas de vie.