Il y a des films que je revendique moins que d'autres, mais je ne regrette rien.
Il me manquera le partage, l'émotion, le regard troublé, le rire, ce quelque chose au ventre qui vous bouffe avec bonheur et cette larme dans le coin de votre oeil qui ne veut pas glisser sur votre joue.
Mais aujourd'hui encore je pardonne difficilement, aux intellectuels surtout, la complaisance, sinon la complicité devant l'erreur. Ils ont le droit de se tromper, pas de tromper les autres, même par prudence ou tactique, par solidarité ou par discipline. Par discipline ! Un intellectuel discipliné est-il un intellectuel ?
Il n'y a rien de plus confinant que les prisons de nos propres perceptions.
Il est plus facile de perdre la foi que de la retrouver.
Un homme doit vivre comme une grande flamme brillante et brûler aussi brillamment que possible. À la fin, il brûle. Mais c'est bien mieux qu'une petite flamme.
Il marche avec nous mais ce n'est pas l'un des nôtres.
Il y a quelque chose, disait-il, de mille fois pire que la férocité des brutes, c'est la férocité des lâches.
Le chemin qui mène à toi Je ne sais d'où il vient, ni comment il mène à toi
L'oiseau s'est libéré de la terre. Désormais il sera prisonnier du ciel.
Le premier venu, pourvu qu'il sache amuser, a le droit de parler de lui-même.
La patience du consolateur tient à ce qu'il a ses propres embêtements.
Il est de la nature de l'évidence qu'elle passe inaperçue.
Il est intelligent, en entreprise, d'être humain.
Il n'y a qu'un seul public : celui qui vient pour aimer. Si les gens viennent pour s'aimer eux-mêmes ou chercher le reflet d'anciennes amours, le contact n'a pas lieu.
Qu'est-ce que le monde deviendrait s'il pouvait un jour donner une réponse à toutes les questions qu'il se pose ? Aussi longtemps qu'il faudra chercher, la vie sera supportable...
Le problème avec les cours de danse c'est qu'il faut y aller aux heures de pointe.
Je crois que pour vivre vieux, il faut se résoudre à ne jamais faire debout quelque chose que l'on peut faire assis et à ne jamais faire assis quelque chose que l'on peut faire couché.
Il y avait eu en effet chez Beigbeder, pour autant qu'il s'en souvienne, quelque chose qui pouvait susciter l'affection (...) ; quelque chose qui n'existait pas chez Houellebecq, et chez lui pas davantage : comme une sorte de familiarité avec la vie.
Il ne s'agit pas de ce que vous portez, mais de la façon dont vous vivez votre vie.
Je pense que le football brésilien est l'un des meilleurs au monde. Il l'est toujours et lutte toujours pour cela. Nous avons des joueurs talentueux qui peuvent mener le Brésil au sommet.
Dans une épidémie que par définition on ne connaît pas : il ne peut y avoir qu'une seule stratégie, celle de la protection maximum.
Ressens l'amour de tes proches comme s'il pouvait s'évaporer lors d'un soir brumeux, ressens ta vie comme si elle obéissait à la trame d'un récit fabuleux.
Quel génie, ce Picasso. C'est dommage qu'il ne peint pas.
Quand Jade est arrivée, j'ai oublié ma vie de femme pendant trois ans. Je ne faisais plus attention à moi et à mon mari. Il m'a trompée.
Ni un livre ni un film ne peut transformer la société. Il suffit d'ouvrir les yeux.
En silence je t'aime, en secret je t'aime.Tu as su me changer, j'ai appris à t'aimer.Si un jour je meurs et que tu ouvres mon coeur.Il sera écrit en lettre d'or : Je t'aime encore.
Baissons la tête et prions en l'honneur des victimes qui sont mortes hier soir à Paris. Et pour les familles de ces victimes. S'il vous plait, une minute de silence.
Ils disent qu'une vengeance prise, déchirera le coeur et tourmentera la conscience. S'il y a une vérité à cela alors je sais maintenant avec certitude que le chemin où je suis est le bon !
Un écrivain n'a pas plus de légitimité que quiconque à analyser à chaud les drames qui laissent la société sidérée. Il peut en revanche s'intéresser au sens des mots qui prétendent dire les événements.
Il en est de la vieillesse comme d'un reste de vin oublié au fond de la bouteille : l'un et l'autre tourne facilement à l'aigre.
Mettez une plume d'oie dans la main d'un moraliste qui soit écrivain de premier ordre. Il sera supérieur aux poètes.
Peut-on vraiment être à la fois adepte du DOS et catholique traditionaliste ? Par ailleurs, Céline aurait-il écrit avec Word, Wordperfect ou Wordstar ? Enfin, Descartes aurait-il programmé en Pascal ?
Tout créateur a le sentiment qu'il n'est que le porte-plume de quelque chose qui le dépasse.
Apprendre par coeur ; ce mot me plaît. Il n'y a guère en effet que le coeur qui retienne bien, et qui retienne vite.
Il n'y a pas d'éloquence solitaire et tout orateur a deux génies, le sien et celui du siècle qui l'écoute.
Ce qu'il y a de plus heureux pour les historiens, c'est que les morts ne puissent protester.
Qui retire le verbe de la phrase, elle perd son sens. Qui nie l'unité nie le nombre qui en est fait. Qui ne croit plus en Dieu, il ne croit plus à rien.
Il est odieux de défendre et risible d'attaquer une société dont on profite.
Plus j'y pense, plus je me dis qu'il n'y a aucune raison pour que le carré de l'hypoténuse soit égal à la somme des carrés des deux autres côtés.
Les événements eux-mêmes sont demandés comme une nourriture. S'il n'y a point ce matin quelque grand malheur dans le monde, nous sentons un certain vide. "Ils n'y a rien aujourd'hui dans les journaux", disent-ils.
Je pense qu'il n'est pas bon de trop économiser ce bout de chandelle qu'est la vie et que, si on a tort de le brûler par les deux bouts, il faut en garder au moins toujours un allumé.
Il y a de la gloire à faire un présent, il y en a souvent davantage à le refuser.
Il n'y a pas de deuxième acte dans les vies américaines.
L'enfant veut apprendre à vivre, il a besoin de connaître et d'agir ; c'est pour cela qu'il observe et qu'il compare ; ses facultés tendent naturellement à se fortifier et à s'étendre : plus on le laissera s'en servir, plus [...] ► Lire la suite
Y a-t-il une vie après la mort ?Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une mort après la vie.
Deux hommes auraient pu éviter la Révolution française: Turgot, mais il était déjà mort, et moi, mais je n'étais pas encore né.
Plus on étudie l'homme, plus on connaît que l'orgueil est sa passion dominante, et qu'il affecte la grandeur jusque dans la plus triste misère.
Afflelou, à force de rendre les gens fous, il commence à le devenir.
Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va de même du rire.