Quand un homme a de l'argent à griller, il trouve toujours une femme pour lui tendre une allumette.
Il est souvent plus court et plus utile de cadrer aux autres que de faire que les autres s'ajustent à nous.
La confiture n'est bonne que s'il faut monter sur une chaise pour attraper le pot dans le placard.
C'est une règle générale, partout où il a des mours douces il y a du commerce, et partout où il y a du commerce il y a des mours douces.
Pour qu'un homme soit au-dessus de l'humanité, il en coûte trop cher à tous les autres.
Il faut toujours gâter un peu un tableau pour le finir.
Quand la marée monte, il n'est plus important de savoir à qui appartient le château de sable.
Une vie sans femme. Il n'y a pas de meilleur moyen pour devenir fou.
Les auteurs il vaut mieux ne jamais les connaître parce que leur personne réelle ne correspond jamais à l'image qu'on se fait en les lisant.
Il y a en chacun de nous des calculs que nous nommons espérance.
Il existe des juges probes, mais il n'y a aucune manière juridique de rendre la justice.
Il est regrettable pour l'éducation de la jeunesse que les souvenirs sur la guerre soient toujours écrits par des gens que la guerre n'a pas tués.
Je refuse de me plier à un destin aveugle. La chance va et vient, il faut la saisir, il faut la surmonter.
Il pousse plus de choses dans un jardin qu'on en a semé.
Raciste, moi raciste ? En tout cas ma fille épouse un homme blanc, bien blanc !... Il est riche comme moi et catholique comme tout le monde.
Une organisation ne peut remplir son mandat que s'il y a de la discipline, et là où il n'y a pas de discipline, il ne peut y avoir de réel progrès.
Peu m'importe la distance, si je te veux je t'aurai, y compris s'il faut traverser l'équivalent d'un torrent.
Il n'y a pas de punition plus futile que le travail futile et sans espoir.
À mes yeux il n'y a rien qui présente un intérêt quelconque dehors... sur Terre.
Avoir 40 ans, c'est comme habiter dans le même appartement depuis autant d'années. À un moment, il faut faire un tri
L'homme qui se sent réellement puissant ne veut rien devoir au costume ; il prétend être reconnu sans les insignes, et être acclamé tout nu.
Il y a des moments où tout réussit. Il ne faut pas s'effrayer. Ca passe.
Il faudrait rendre au passé sa véritable vocation, c'est-à-dire d'être oublié, et il cessera tout de suite d'exercer une quelconque influence nocive sur notre vie présente.
Il n'y a pas de joie sans vin.
Tous les hommes sont égaux, il faut quand même battre le frère quand il est faux.
Il faut estimer ce que l'homme fait, non pas ce qu'il peut faire.
Le gouvernement parlementaire n'est pas tant le gouvernement de la tribune ; et même, il n'est pas tant le gouvernement des commissions ; il est le gouvernement des couloirs.
Un éthiopien peut-il changer sa peau, Et un léopard ses taches ?
Ce qu'il y a de bon pour l'espérance, c'est qu'elle nous promet le meilleur pour demain.
Il y a plus de lumière et de sagesse dans beaucoup d'hommes réunis que dans un seul.
A l'origine des découvertes, il y a toujours un eldorado, une route des Indes, une pierre philosophale, une question trop grande, un mythe dont seuls des illuminés osent parler sans sourire.
Le bien-être ne sert qu'à désirer plus ; et dans cette idée il n'y a pas de limite.
Plus le comédien est grand, plus il sait réduire notre sottise à une formule comique terrifiante et inéluctable, et plus on est contraint de rire.
On voit que le vent ne sait pas lire quand il feuillette les pages d'un livre à l'envers.
Il existe pour le pauvre en ce monde deux grandes manières de crever, soit par l'indifférence absolue de vos semblables en temps de paix, ou par la passion homicide des mêmes la guerre venue.
La chronologie empêche de faire des rapprochements entre les différentes époques. En chacun de nous, il y a tous les temps.
Si la nuit n'était pas noire, il n'y aurait personne pour s'en rendre compte.
Certains souhaitent qu'il pleuve sous prétexte qu'ils se sont embarrassés d'un parapluie.
Au fil du temps, les blessures de la mémoire cicatrisent et s'estompent. L'oubli est un muscle qu'il faut entretenir.
Si la cadence d'un tam-tam change, il faut que change aussi le pas des danseurs.
Le temps est le roi des hommes ; il est à la fois leur parent, et il est leur tombe, et leur donne ce qu'il veut, pas ce qu'ils désirent.
Les opprimés ne doivent jamais laisser leur conscience s'endormir. La religion rappelle à chaque homme qu'il est le gardien de son frère.
Il faut laisser vivre l'enfant qui dort, court et joue dans notre coeur. Il est le lien le plus authentique avec l'essentiel de la vie que nous oublions trop souvent.
Emanciper la femme, c'est excellent ; mais il faudrait avant tout lui enseigner l'usage de la liberté.
Il est rare de trouver un homme qui se livre trois ans à l'étude, sans avoir en vue un salaire.
Il n'est pas nation plus ouverte, ni sans doute de plus mystérieuse que la française ; point de nation plus aisée à observer et à croire connaître du premier coup.
Il y a sans doute des hommes libres qui ne savent pas le prix de la liberté, mais les hommes seuls savent toujours le prix de la solitude.
Rien de plus fragile que des amis d'enfance : il suffit de les perdre de vue pour que, l'instant d'après, on doute de leurs existences.
Hâte-toi lentement ! Le temps ne consacre pas ce qu'il n'a pas contribué à édifier.
Il est un antre obscur où vont s'isoler les amours pour nous séduire avec plus d'énergie.