Il peut bien peu qui ne peut nuire.
C'est avec un oeil critique qu'il faut lire les critiques.
Le bonheur n'était-il donc que dans l'inconscience ?
Il ne faut pas plus de temps pour voir les bons côtés de la vie que pour voir les mauvais.
Les larmes sont un beau spectacle. Il ne faut le jouer que pour les vivants.
Il y a plus de recherche cinématographique dans trois minutes de clip que dans une heure et demie de film.
A un pauvre il lui faut peu de chose pour que ce lui soit de l'extraordinaire.
Il faut dépenser son argent discrètement sans entendre tinter les pièces ni sentir leur odeur.
Ne cherchez pas en vous, en vous il n'y a rien ; cherchez dans l'autre qui est en face de vous.
Il n'est pas douteux que notre situation influe beaucoup sur notre caractère et nos opinions.
Il est contre l'ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné.
Les gens qui veulent suivre des règles m'amusent, car il n'y a dans la vie que de l'exceptionnel.
Réforme de la justice : rappelons que tout homme est présumé innocent jusqu'à ce qu'il soit déclaré élu !
Dans la mode, il ne s'agit pas d'avoir un goût sûr, il s'agit d'avoir un goût certain.
Il faudrait qu'Hollywood comprenne que l'aspect humain d'une histoire est le meilleur des effets spéciaux.
Toute direction suppose du secret. Diriger ou s'épandre, il faut choisir.
L'adolescence est le temps où il faut choisir entre vivre et mourir.
Il n'y a ni événement absolu ni être providentiel. On est tous dans une sorte de vase à se débattre.
Si un asticot est nourri de gelée royale, il se prend pour la reine abeille.
Il est assez facile de définir ce que le Commonwealth n'est pas.
Je pense que le rôle majeur de la Première Dame est de prendre soin du Président pour qu'il puisse mieux servir les gens.
Il n'y a pas d'amour sans douleur.
La mort n'est jamais qu'un jour dans la vie. Et de surcroît le dernier, à ce qu'il paraît.
Je ne comprends décidément pas pourquoi il est plus glorieux de bombarder de projectiles une ville assiégée que d'assassiner quelqu'un à coups de hache.
Les affaires interminables sont celles où il n'y a pas de difficultés.
Est-ce qu'un matador se dit parfois dans l'arène qu'il est en train de se battre contre un boeuf strogonoff ou contre des roulades ?
Aux maux désespérés, il faut des remèdes désespérés, ou il n'en faut pas du tout.
Il y a peut-être des exceptions. Mais la plupart des journalistes sont aveugles et manipulateurs comme les politiciens. Ils décrivent sans voir...
Chaque homme, même le plus laid, nourrit en soi une amorce et un secret par lequel il se relie directement à la beauté même.
Lorsqu'il n'y aura plus d'amants heureux, le ciel perdra sa couleur.
A quoi sert l'argent s'il faut travailler pour en avoir ?
Même par jeu, il n'est pas permis d'offenser un ami.
Il ne faut pas lâcher le poisson que l'on a dans la main pour capturer celui qui nous chatouille l'oeil.
En littérature, il y a des marchands d'idées et des marchands d'image. L'image va plus loin. Elle nous remet devant Dieu, notre destin, nos fautes, notre rédemption.
Le Parisien dans le métro est un ascète. Il est capable de vivre en apnée et même, porté par la masse humaine, de léviter.
Il n'est bon bec que de Paris.
Il ne suffit pas d'être digne de respect pour être respecté.
Il n'y a pas de travail trop immense, quand vous avez confiance en vous.
Quand on se méfie de la pauvreté de sa vie intérieure, il faut emporter de bons livres.
Le démon est un tentateur qui ne se lasse point, ainsi ne manque-t-il jamais de trouver l'occasion du crime auquel il invite.
Le cinéma, plus que tout autre art, donne l'illusion qu'il est permis d'espionner la vie des autres.
Le progrès ne fait peur que lorsqu'il n'est pas contrôlé.
La poésie introduit juste ce qu'il faut de silence pour troubler le vacarme.
En amour, il arrive quelquefois que l'oiseau prend l'oiseleur.
Le doute est le pire de tous les maux, car il les suppose tous.
Ce n'est pas parce que les choses sont impossibles qu'il faut les accepter.
L'homme, en se civilisant, n'a-t-il fait vraiment que compliquer sa barbarie et raffiner sa misère ?
Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu'il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l'éloigner d'une cérémonie funèbre.
Le monde est une caricature perpétuelle de lui-même ; à chaque instant il moque et contredit ce qu'il prétend être.
Plus il est nourri de joies, plus le coeur est insatiable.