Il est dur de mesurer ses propres limites, d'admettre que ce qu'on avait pris pour des sentiments d'exception n'était en fin de compte, que des amours ordinaires, avec leurs intermittences, leurs élans et leurs reprises.
Il n'est si longue épreuve qui ne touche à sa fin.
Ce n'est pas la faute du public s'il demande des sottises, mais de ceux qui ne savent leur offrir autre chose.
Je n'aime pas le mot mûrir parce qu'il y a une notion de pourri qui me fait très peur.
En un mot, il ne s'agit pas tant pour la religion de s'ouvrir que de se dresser, et le véritable attrait qu'elle exerce sur les âmes fortes est bien plus dans l'effort qu'elle leur demande que dans la facilité où elle s'abaisse.
Il y a un nouveau genre de femme là-bas... Elle n'a plus le temps de magasiner. Elle veut savoir quoi et pourquoi et où et comment.
Il y a telle fille qui trouve à se vendre, et ne trouverait pas à se donner.
Les gens disent si peu souvent qu'ils s'aiment, qu'il est parfois trop tard quand vient le temps de retenir l'amour qui part; alors quand je te dit: "Je t'aime", cela ne veut pas dire que tu ne partiras jamais mais que je souhaite que tu n'aies jamais à le faire.
Sur le point d'achever un livre, il vous semble que celui-ci commence à se détacher de vous et qu'il respire déjà l'air de la liberté
Le bonheur n'est pas dans les événements. Il est dans le coeur de ceux qui les vivent.
Ce que j'ai appris, et qui est au fond le plus important, c'est qu'il faut toujours montrer aux enfants que c'est une très bonne chose qu'ils fassent partie de ce monde, qu'ils soient parmi nous.
- Faire l'amour : j'aime bien mieux faire que dire. - Dire sans faire, il n'est rien pire.
Le bonheur n'a décidément rien à voir avec le confort : aujourd'hui, on est de mieux en mieux chez soi et de moins en moins bien dans sa peau. Il ne faut pas confondre vie intérieure et vie à domicile.
Il n'est pas facile de distinguer dans nos réflexions ce qui se rapporte à nous ou à nos proches. On est habité par ceux qu'on aime ou qu'on hait.
Il nous est plus aisé d'arriver au pouvoir que de nous y maintenir, par la raison que, pour y arriver nous sommes aidés par les fautes de nos adversaires, et que quand nous y sommes, ils ont le même avantage sur nous.
Un saint est quelqu'un qui ne trouve pas Dieu. Ne le trouvant pas, il le cherche. Le cherchant, il finit par trouver Dieu mieux que s'il ne l'avait pas cherché.
On accroît la servitude de l'homme en lui accordant des droits qu'il ne peut contrôler.
Il est curieux de constater combien les homosexuels prolifèrent, alors qu'ils ne se reproduisent pas.
Il y a des banquiers qui roulent même leurs cigarettes.
Il y a bien des façons de servir... Chaque époque nous propose la sienne.
Travailler, d'accord, encore faut-il avoir le temps...
L'amour commun des livres, crée la plus bienfaisante des solidarités : celle de l'ordre, de la méthode, de la clarté, du travail, de l'étude. Il n'y a pas de goût plus noble.
Tout devient un peu différent dès qu'il est prononcé à haute voix.
Plus ou moins refoulé, nié, censuré, le passé bouillonne tout le temps en vous et il se projette sur le futur immédiat ou lointain.
J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité. Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère ?
Il y a de bons moments dans notre travail, d'autres très longs ou qui sombrent dans une écrasante banalité. Il y a les bonds en avant, les régressions les jours où sentant qu'il est trop agité je l'emmène promener. Parfois nous allons voir des musées, des expositions ou des magasins qui ne l'effraient pas.
Il faut devenir aussi humble que la poussière avant de pouvoir découvrir la vérité.
Epicure ne conçoit pas le bonheur solitaire : il appartient à l'essence même du bonheur d'être partagé.
Il ne sert à rien de comparer un système d'exploitation réel avec un système idéal qui n'existe pas.
Ne vous vient-il jamais à l'esprit à quel point nous sommes différents, comme au niveau cellulaire ?
Jung voyait en Freud un mentor, mais il ne voulait jamais être le disciple de personne.
A coté de celui de la femme, l'univers de l'homme est très vaste. Il appartient avant tout à son devoir et ne pense aux femmes que par intermittence. L'homme constitue l'univers de la femme. C'est aux autres choses qu'elle pense seulement par intermittence. La différence est considérable.
Dassier il est adorable mais il ne sait pas par où pisse un taureau.
Il y a plein de gens qui n'ont pas compris plein de choses. Je partage le point de vue de Jean-Marie Bigard. Il est devenu l'humoriste qu'il aurait du être, qui a une aura populaire extremement large et une inspiration forte, qu'il n'a pas peur de bousculer, le tabou énorme qu'est celui du 11 septembre.
Le mariage tel qu'il est est une singulière chose, mais après tout, on n'a encore rien trouvé de mieux.
Maxime politique : il est moins dangereux de faire quatre mécontents qu'un satisfait et trois jaloux.
Il suffit d'inspirer le regret d'un tort, sans toujours exiger son aveu.
Il n'y a jamais eu d'homme étranglé par une femme pour lui avoir dit qu'il l'aimait.
Nous croyons de toute notre âme à la résurrection de la chair ; mais il faut que chaque être humain donne son consentement à cette vocation de pourrir.
L'homme connaît le monde non point par ce qu'il y dérobe mais par ce qu'il y ajoute.
Quand on a le malheur d'avoir plus d'esprit que son supérieur, il faut paraître en avoir moins.
Il peut arriver qu'on ouvre la bouche d'admiration et qu'on la referme par un bâillement.
Tout a déjà été découvert ; il n'y a que dans les régions de la banalité qu'il reste des terres vierges.
J'appelle intellectuel celui qui brûle d'expliquer aux autres ce qu'il n'a pas comprit lui-même.
La télé c'est comme les femmes, il faut séduire à chaque fois...
Il n'y a que ce satané souvenir (le sien ou celui des autres) qui arrive à confirmer la réalité d'une existence.
Quand on donne le Goncourt à un écrivain, est-ce qu'il est obligé de le lire ?
L'amour est comme une guerre de tranchée : on ne voit pas l'ennemi, mais on sait qu'il est là et qu'il vaut mieux ne pas sortir la tête.
Maintenant que le voilà adulte et père de deux fils, il était temps de croire à ce que son père lui répétait si souvent : « Mon fils, il faut bien souvent connaître le passé, avant de comprendre le présent et d'affronter l'avenir avec calme.
Quelle chose terrible que l'amour, s'il ne peut couler d'un coeur à l'autre, librement, dans toute sa fraîcheur !