- Après nous avoir fait croire qu'il fallait bosser plus longtemps parce que la durée de la vie s'allongeait, on va nous faire croire quoi ?- Qu'il y a une vie après la mort.
Une session de méditation intensive ressemble à une randonnée, qui elle-même ressemble à la vie : il y a des étapes, des paysages qui changent à mesure qu'on s'élève, du soleil et de la pluie, des jours avec et des jours sans.
Qui nous retrace dans le souvenir comment il a quitté le sein de son père et il s'est abaissé jusqu'à nous.
Il y avait en bas une partie de rocher en surplomb. Si je n'avais, d'un coup de pied, arrêté ce glissement, nous serions tombés dans la nuit ; et j'aurais pu croire, émerveillé, que nous tombions dans le vide du ciel.
Je reconnais que dans certains cas, il est plus important d'avoir la liberté et la justice que d'avoir la paix.
Il y a une grande différence entre imiter un homme bon et le contrefaire.
Après qu'il y ait de grands troubles parmi l'humanité, un plus grand est préparé. Le grand moteur de l'univers renouvellera le temps, la pluie, le sang, la soif, la famine, les armes d'acier et la maladie. Dans les cieux, un feu vu.
Il semble que les têtes des plus grands hommes s'étrécissent lorsqu'elles sont assemblées, et que là où il y a plus de sages, il y ait moins de sagesse : les grands corps s'attachent toujours si fort aux minuties, que l'essentiel ne va jamais qu'après.
Le passé m'intéresse, car il a été assourdi, aplati ou académiquement choisi pour que vous ne puissiez plus vous en passer, vous n'obtenez que des données.
Paul Gauguin a tout abandonné car il croyait en lui.
Quand je suis sur scène, le sauvage en moi est sorti. C'est comme si je devenais un homme des cavernes. Il me faut six heures pour descendre après un spectacle.
Dans le tennis, Il y a une peur de l'émotion.
Lorsque j'ai rencontré Bernard-Henri, en regardant son visage de christ tourmenté, je me suis dit : il n'y a que moi qui puisse le sauver !
Il faut correctement mesurer ce que signifie réduire quatre fois les émissions de gaz à effet de serre. Les conséquences économiques et sociales sont considérables. Et pour cela, il faut motiver les électeurs sur un autre mode de vie que celui qui consiste à toujours accumuler plus de biens matériels.
Nous avons l'habitude de dire à la Maison Blanche que si il y a un endroit trop dangereux, trop petit ou trop pauvre, envoyez la Première Dame.
S'il s'agissait d'un roman, le plus brillant écrivain lui-même pourrait-il réussir à faire croire à ses lecteurs qu'aussi peu de temps avait suffi à soumettre l'orgueil et à surmonter les préjugés ?
Il n'y a de redoutable au monde que l'homme qui s'ennuie.
Nous devons croire que tout a une cause, comme l'araignée tisse sa toile afin d'attraper les mouches, et le fait bien avant de savoir qu'en ce monde il existe des mouches.
L'individu ne peut pas avoir raison indéfiniment contre l'humanité. tout ce qu'il peut espérer, c'est d'avoir raison plus tôt qu'elle.
Il y a un peu de tout dans tout. Il y a un peu de tout dans l'homme.
Quelle que soit la langue, il y a des mots qu'on cherche toute sa vie.
Ce qu'il y a de consolant avec la mort, c'est qu'elle ne fait pas de jaloux.
Si le mari n'existait pas, il faudrait l'inventer.
Il paraît qu'on va bientôt pouvoir sortir le cerveau de Mendoza de l'azote liquide et communiquer avec lui grâce à un ordinateur. Je me demande à quoi il a bien pu penser pendant toutes ces années...
L'amour donné un jour, c'est pour toujours qu'il est donné.
Le silence de grand-père, lui, était tranquille et dénué de colère, il ressemblait à un gros oreiller sur lequel on pose la tête.
Une fois il dit à maman : "Cette séparation entre les vivants et les morts est une séparation fictive. Le passage est plus simple que nous ne l'imaginons. C'est juste un changement de lieu, et le gravissement d'un degré.".
Seul celui qui a du mal à parler a besoin d'un journal. Lorsque je regarde mon journal, je découvre qu'il est plein de phrases inachevées, de l'obsession d'être précis, et que l'espace entre les mots parle plus que les mots eux-mêmes.
On a mal au dos aux bras partout mais on y croit à la fin du jour du moisAu pognon pris sur nos maux sur nos dos ou nos brasIl y a la nuit sans fin dans d'infinis couloirs
Ce n'est pas ma place au milieu de tout cela, il faut me retirer de ce milieu, après quatorze ans, aujourd'hui d'une vie pareille, je réclame la liberté à grands cris.
Je crois qu'il y a Dieu en chacun de nous.
S'il y a une notion que je hais plus qu'une autre, c'est celle du mariage - je veux dire du mariage au sens vulgaire, faible, comme une simple question de sentiment.
Il exerce sept métiers, mais il n'en tire aucun profit.
À la bouche fétide, il n'y a que l'écorce du noyer.
Quand un bossu se réjouit-il ? Quand il en voit un avec une plus grosse bosse.
Il faut être une personne forte pour être en musique.
L'enfer est peut-être éternel, oui, mais à un moment il cesse d'être seulement l'enfer.
Comme il importe plus, en politique, de se justifier que de faire, les mots y ont plus d'importance que les choses.
Il n'y a pas d'humour innocent.
Il est plus facile de louer la pauvreté que de la supporter.
Au long de la longue vie, il y a bien des amours parce que Dieu est bon. Mais d'un amour plus fort que tout, plus obstiné que tout, plus long que tout, nul n'est aimé que par sa mère.
La langue du coeur est mille fois plus variée que celle de l'esprit, et il est impossible de donner les règles de sa dialectique.
L'homme propose et dispose. Il ne tient qu'à lui de s'appartenir tout entier.
Qu'il est difficile d'être content de quelqu'un !
Le divorce est si naturel que, dans beaucoup de maisons, il couche toutes les nuits entre les époux.
Rides : des sillons où, la plupart du temps, il n'a rien poussé.
Quand on a tout, il faut savoir se montrer modeste.
Il n'y a pas d'action véritable sur l'autre sans un don total à l'autre.
Il n'est d'homme véritablement heureux que l'homme qui a une idée fixe.
Il faut mettre le bébé au courant de tout ce qui le concerne, de ce qu'on fait et de ce qu'on fera pour lui dans l'immédiat ou dans un proche avenir. Pendant qu'on fait couler son bain, il faut lui dire : "Je fais couler ton bain". Cela, toutes les mères le savent.