Diana était une fille très attirante, charmante et très appréciée par tout le monde. Il m'a toujours semblé qu'elle avait le béguin pour Bill Van Sleet. Mais Diana et moi nous nous voyions de temps à autre, un peu au hasard ; j'avais la réputation d'un séducteur et elle gardait ses distances.
Celui qui veut garder les instants n'est-il pas toujours aussi celui qui ne sait pas les vivre ?
Une des marques les plus assurées de la joie est, pour user d'un qualificatif aux résonances fâcheuses à bien des égards, son caractère totalitaire. Le régime de la joie est celui du tout ou rien : il n'est de joie que totale ou nulle.
Une question que se posent de plus en plus de gens dans le monde entier, et particulièrement dans les classes populaires, c'est : comment se fait-il que dans la société du progrès matériel et technologique se multiplient les événements moralement inacceptables ?
Le problème de la civilisation, tel qu'il se pose depuis que l'humanité a pris connaissance d'elle-même, est précisément de substituer aux énergies animales des forces disciplinées, harmonieuses, spiritualisées, de transformer les fanatismes et les idolâtries sauvages en certitudes fondées sur la raison, en convictions fondées sur les exigences de la conscience personnelle.
Il y a deux sortes d'hommes, ceux qui habitent leurs chrysalides et ceux qui la brise pour se faire papillon.
Il faudrait que les hommes, en plus de leur intelligence, aient la bonté. Et pour l'avoir il suffirait qu'ils laissent en eux une plus grande place au rêve.
Mille fois il chercha ses yeux, et mille fois elle trouva les siens. C'était comme une danse triste, secrète et impuisssante.
Il n'y a que deux sortes d'immondices : les immondices des bêtes et les immondices des esprits.
Ce qu'il faut changer est simple : il convient de cesser de traiter les animaux comme des ressources, reconnaître la valeur intrinsèque de toute vie animale, et accorder à tout animal non humain sensible le statut juridique de personne non humaine.
Existe-t-il des différences entre les opportunités des acteurs noirs et les opportunités des acteurs blancs ? Oui il y en a. C'est dit.
Il n'y a que les riches qui se rendent compte du gouffre qui les sépare des pauvres.
Car c'est là la tragédie de l'homme que les circonstances changent, mais il ne le fait pas.
Je ne sais pas s'il y a un problème avec les idées originales... Je pense qu'une industrie cinématographique saine devrait avoir une bonne réserve de bonnes écritures originales.
Croyant comme je le fais, cet homme dans un avenir lointain sera une créature bien plus parfaite qu'il ne l'est maintenant. Il est intolérable de penser que lui et tous les autres êtres sensibles sont voués à l'annihilation complète après ce lent et long progrès.
L'amour, il faut l'avoir vu chez les autres pour le comprendre vraiment. On ne s'aperçoit que de son absence.
Il ne faut donner aux gens que des conseils qu'ils puissent suivre.
Chacun a sa liberté, tant qu'il ne s'en sert pas.
A celui qui souffre, les consolations d'un consolateur joyeux ne sont pas de grand prix, et son mal n'est pas pour nous ce qu'il est pour lui.
Il y a un sentiment de liberté à suivre ses caprices, et tout au contraire de servitude à courir pour son établissement : il est naturel de se croire digne de le trouver sans l'avoir cherché.
Le piéton ne va nulle part - mais, en revanche, il est partout, partout où il ne devrait pas être. C'est une sorte d'ennemi qui a été créé pour rendre la circulation difficile.
N'est-ce pas en fonction de ce qu'il a fabriqué qu'on apprécie le fabricant ?
Que nul n'attribue à soi-même les victoires qu'il doit à la grâce. Nous n'avons de force que pour le mal : tout le bien vient de Dieu en acte ou en volonté.
La plaisanterie est une sorte de duel où il n'y a pas de sang versé.
Peu importe la vie de nos parents, peu importe à quel point votre dernière relation a été difficile ou à quel point vous êtes en désaccord contre la direction politique actuelle. Quoi qu'il arrive, l'important est la façon dont vous réagissez.
Si les adultes demandent toujours aux enfants ce qu'il veulent faire quand ils seront grands, c'est qu'ils cherchent des idées.
En tant que père de deux enfants handicapés, j'ai été invité à participer à une émission de télévision pour témoigner.J'ai parlé de mes enfants, j'ai insisté sur le fait qu'ils me faisaient rire souvent avec leurs bêtises et qu'il ne fallait pas priver les enfants handicapés du luxe de nous faire rire.
Qui pourrait s'imaginer qu'à notre époque il se commet autant d'atrocités dans un pays chrétien et civilisé ? On épargne les enfants, qu'on vend ou qu'on donne pour en faire des domestiques, ou plutôt des esclaves, aussi longtemps toutefois que leurs possesseurs peuvent les persuader qu'ils sont esclaves.
L'être qui doit son origine à la procession transitive, extérieure, diffère nécessairement de l'être dont il dérive; mais quand il tient l'existence de la procession intellectuelle, immanente, il n'en diffère pas; bien plus, il forme avec son principe une unité d'autant plus étroite que la procession est plus parfaite.
Il est toujours plus facile d'être un révolté que d'être un chef.
Sentir toute la vie des billes préservées dan sa poche, ajouter ici et là une agate ou une goutte d'eau. Les regarder de temps en temps dans la lumière. Des billes transparentes et, dans chacune un signe de ce qu'il y a de plus grand, de trop grand. de ce mieux qu'impossible.
Il lui parla à l'oreille, lentement. Des mots usés, des mots neufs, des mots denses, chargés d'amour. Des mots inépuisables. Des mots simples, des mots vrais : Je t'aime. Tu es ce qui m'anime. Je n'ai aimé que toi.
Il faut être deux pour être un dans l'oubli du monde, de soi pour l'autre, et se fondre dans la lumière, sans ombre.
le même mot n'est plus le même selon les lieux et les circonstances où il est logé. Un principe produit des fruits variés selon les esprits qui le reçoivent.
Il n'y a pas de folie sans motif et chaque geste que les gens ordinaires et sobres considèrent comme fou implique le mystère d'une souffrance sans précédent qui n'a pas été saisie par les hommes
Il y a des jours où je suis complètement déprimé et capable de faire un seul dessin.
L'extrémisme politique, quel qu'il soit, est une pathologie de l'esprit de révolte.
Il y a une façon de filmer où l'on peut se débarrasser de la vanité et essayer de faire quelque chose de beau.
J'ai eu un tel choc au Festival de Cannes. J'ai vu pleins d'actrices et elles avaient toutes l'air tellement belles, sexy et en pleine forme, je me suis juste sentie comme un vieux sac à côté d'elles. Je me suis alors dit : "Peut-être qu'il est temps de songer à faire un lifting.
Il est rare que nous soyons tout à fait innocent de nos souffrances.
Il n'y a que deux catégories dans la société moderne : les vendus et les invendables.
Le génie se sent ; mais il ne s'imite point.
Il n'est que la volupté qui retienne tout l'homme dans le présent.
Il y a une mesure en toute chose.
Il faut se mettre dans l'état de ne jamais espérer.
Il naviguait avec bonheur entre ces deux plaisirs, celui de frôler la tentation et celui de savoir que cela n'irait pas plus loin.
Pour faire du socialisme une science, il fallait d'abord le placer sur un terrain réel.
Il n'avait pas touché à son dîner. Olympia n'ayant pas découpé le morceau de poulet de Max, celui-ci continuait à dévorer des pommes de terre. Il avait faim. Et les grandes personnes lui paraissaient parfois bien compliquées.
Non seulement l'amour de Dieu expia le péché de Madeleine mais il en purifia la source.
Soudain, il sentit quelque chose entrer dans sa chambre et s'arrêter auprès de son lit. Une sueur d'effroi couvrit tout son corps, mais il ne pensa pas à lutter, ni à appeler. Ce qu'il sentait là, près de lui, vivant et se mouvant, c'était abstrait comme une idée et réel comme une personne.