On a constamment accusé Rousseau de prétendre que la société n'est pas l'état naturel de l'homme, et qu'il convient d'en revenir à l'état de nature, conçu comme une sorte d'âge d'or ou de paradis perdu. C'est un contresens total. Non [...] ► Lire la suite
Prenez tout exactement tel qu'il est, mettez-le entre les mains de dieu et laissez-le Lui.
J'ai réalisé qu'au sommet de la montagne, il y a une autre montagne.
Ressens l'amour de tes proches comme s'il pouvait s'évaporer lors d'un soir brumeux, ressens ta vie comme si elle obéissait à la trame d'un récit fabuleux.
J'ai beaucoup appris depuis que je vais à l'étranger. Il faut s'ouvrir sur le monde.
Ça ne sert à rien de renier le passé. Chuck fait partie de moi, et il le sera toujours... Mais ça fait tellement mal.
Tom Lefroy : Oui mon oncle. Et demain, nous en rencontrons une autre : Madame Radcliffe. C'est une femme solitaire, presqu'une recluse, mais je connais son mari, il est juriste. Le juge Langlois : Juriste ? Henry Austen : Oui, juriste, William [...] ► Lire la suite
Il n'y a pas de plus belle pensée, que celle que l'on fait partager.
Le chat ne pense pas ; pourtant il a l'air aussi profond que s'il pensait.
Dieu lui-même croit à la publicité : il a mis des cloches dans les églises.
Les vieillards, il faudrait les tuer jeunes.
Le style est comme les ongles : il est plus facile de l'avoir brillant que propre.
Dieu ne peut pas répondre à tous ceux qui l'appellent. Il est comme un garçon dans un restaurant. Il a trop de tables à servir.
Quoique les personnes n'aient point d'intérêt à ce qu'elles disent, il ne faut pas conclure de là absolument qu'elles ne mentent point ; car il y a des gens qui mentent simplement pour mentir.
Il faut mourir pour mesurer pleinement son degré de popularité.
Les héros doivent mourir jeunes, les grandes passions aussi, sinon le temps les corrompt, comme il corrompt tout ce qu'il touche. Paradoxalement, c'est par la mort qu'ils atteignent l'immortalité.
Il y a un mystère dans les voies qu'empruntent nos enfants pour se séparer de nous. Elles passent souvent par un moment d'effondrement individuel, un peu comme s'il fallait mourir pour vivre.
Un écrivain peut finir par devenir un simple jongleur de mots plus ou moins adroit. Il peut en arriver à oublier l'essentiel : cette source qui coule au fond de nous et qui est le véritable lieu de rencontre des êtres.
Je ne suis pas le look parfait et je ne dis pas ce qu'il faut. Je suis un peu différente, mais rien de vraiment spécial, mais je suppose que j'apparais plus vraie pour les gens, et que ça transparaît à l'écran.
Quand on demande de croire sur parole, on est déjà, qu'on le veuille ou non, qu'on le sache ou non, dans l'ordre de ce qui est seulement croyable. Il s'agit toujours de ce qui est offert à la foi, appelant [...] ► Lire la suite
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
Le poète est passé : le ruisseau qui hésite, devient fleuve royal ; il n'a plus de repos ni de limites : il ressemble au cheval.
Il rendit comme il put son âme machinale,Et sa vie n'ayant pas été originale,L'Etat lui fit des funérailles nationales...Corne d'Aurochs.
Il a une fois demandé l'aumône d'une statue et, lorsqu'on lui a demandé pourquoi il l'avait fait, il a répondu: "Pour s'entraîner à être refusé."
Car il faut que le mot passe afin que la phrase existe; il faut que le son s'éteigne afin que le sens demeure.
Il n'y a de vrai, décidément, que la médecine, peut-être aussi la politique, la finance et le sacerdoce que je n'ai pas encore essayés.
Nous réaffirmons que des jours comme celui-ci, il n'y a ni républicains ni démocrates. Nous sommes des Américains, unis dans le souci de nos concitoyens.
Il n'y a rien dans ce monde qui puisse me faire plaisir.
La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.
Dans une épidémie que par définition on ne connaît pas : il ne peut y avoir qu'une seule stratégie, celle de la protection maximum.
Il me semble que nous regardons tous trop la Nature et vivons trop peu avec elle.
Il n'y a pas de modèle, il n'y a que de la couleur.
Dans les romans d'autrefois, le héros n'embrassait jamais l'héroïne avant la dernière page. Maintenant, il l'embrasse sur la jaquette, avant même qu'on ait ouvert le livre.
Je n'ai jamais vu un imbécile être cynique : il ne peut être qu'obscène.
Un jour, chacun pensera exactement ce qu'il a envie de penser, et alors tout le monde aura probablement les mêmes opinions.
Le silence est le plus bel ornement pour une femme, mais il est peu porté.
Il n'y a pas d'éloquence solitaire et tout orateur a deux génies, le sien et celui du siècle qui l'écoute.
La meilleure façon de tuer un artiste est sûrement de lui donner tout ce dont il a besoin.
Il est souvent plus grand d'avouer ses fautes que de n'en pas commettre.
Les femmes attachent beaucoup d'importance à l'étiquette. Parce qu'il y a le prix dessus.
Dieu se choisit : il n'est pas ce qu'il est, il est ce qu'il veut.
Moins est visible le Dieu que nous prions, plus il ressemble au Dieu que nous verrons un jour.
Le corps a ses grâces, l'esprit ses talents, le coeur n'aurait-il que des vices ?
Il n'est qu'un esprit lézardé pour avoir des ouvertures sur l'au-delà.
Les amants inventent leur propre vocabulaire, mais il n'a de signification que pour eux.
Il faut avoir la bonne idée de mourir pour procurer aux autres l'occasion de s'amuser.
Il y a des erreurs qui contiennent une autre vérité.
Mon amour, il y aura toujours une partie de mes lettres que tu liras vraiment avec ta peau. Pardonne-moi de t'écrire avec autant de naturel.
Dans deux choses qu'on estime semblables, il y a toujours un sosie.
Il n'existe pas dans le monde plusieurs vérités différentes, car la vérité est une et identique dans tous les temps et dans tous les lieux.