Protéger nos clochers oui, mais il faut aussi regarder le monde comme il est.
Prenez les critiques au sérieux, mais pas de manière personnelle. Si il y a du vrai ou du mérite dans la critique, essayez d'apprendre d'elle. Sinon, laissez-le glisser à côté de vous.
Il est faux qu'on ait fait fortune lorsqu'on ne sait pas en jouir.
Il n'y a de définitif et d'absolu que les lois du beau.
Plus un homme est grand, plus il est coupable s'il ébruite les fautes de ceux qu'il connaît.
Durant la grippe aviaire, il n'y a jamais eu autant de poulets dans les rues.
Le Graal est chose si sainteEt lui si pur espritQu'il ne lui faut pas autre choseQue l'hostie qui vient dans le Graal.Il est resté ainsi douze ans,Sans sortir de sa chambreOù tu as vu entrer le Graal.
Il est plus pénible de "rendre" 1000 francs que de ne pas les gagner.
Le monde est ce qu'il doit être pour un être actif, plein d'obstacles.
Faut-il encore craindre la Russie ?
Il n'y a vraiment que les médiocres qui aient du génie de leur vivant ?
Tous les critiques sont justes. Il ne reste qu'à les comprendre.
Avec cette rage d'aventures, ce besoin d'émotions fortes, cette folie de voyages, de courses, de diables au vert, comment diantre se trouvait-il que Tartarin de Tarascon n'eût jamais quitté Tarascon ?
Un Français sur deux parait-il ne lis pas.
Il existe actuellement plus de 5 000 espèces de mammifères et plus de 10 000 espèces d'oiseaux recensées sur la planète. Pourtant, nous n'en avons choisi que quelques-unes pour nous servir de nourriture.
Les musiciens ont tendance à s'ennuyer à jouer la même chose encore et encore, donc je pense qu'il est naturel d'expérimenter.
Qui peut n'être pas convaincu de son inutilité, quand il considère qu'il laisse en mourant un monde qui ne se sent pas de sa perte, et où tant de gens se trouvent pour le remplacer ?
Il y a des jours où, de la famille on en a jusque-là. Il y a des jours où l'on sait que c'est une drogue, l'affection : ça vous tient, ça vous coûte, ça ne vous comble jamais et pourtant, dès que ça manque, vous voilà tortillé.
Aimer une idée, c'est l'aimer un peu plus qu'il ne faut.
Au "Grand Journal", il faut faire continuellement attention car si on dit une bêtise, ça prend une ampleur incroyable.
Les Français, je trouve qu'ils ont peur, peur des étrangers. Avant, il y avait un quant à- soi. Même dans la France de Marcel Aymé, où il y avait pourtant plein de collabos.
Vous dormez à côté de quelqu'un pendant des années, pourtant vous ne savez toujours pas de quoi il rêve.
Il n'y a de bonne intimité que crépusculaire.
Dans chaque Allemand il y a un Alboche qui se réveille. Vous ne paraissez pas les connaître.
Il n'était pas incohérent d'accepter le plus beau des journaux.
Il y a beaucoup plus de sages ignorants que d'érudits sages...
Les rêveries sociales, qui, de nos jours, ont une circulation très active, ne sont pas dangereuses, en ce sens qu'il n'y a pas à craindre qu'elles s'emparent jamais de la pratique des affaires.
Qui n'a que ce qu'il doit a peu de perte à faire.
Je pense à Charles et je me marre. Complètement disparu ce gros dégueulasse depuis son forfait. Il a raison. Condamné à mort, comme la Rita. S'attaquer au môme Fred, faut être maso, non ?
Le mariage, tel qu'il est pratiqué par la haute société, est une indécence arrangée.
Il est important que les personnes politiquement actives comprennent les deux côtés.
Ces journalistes venimeux qui vous insultent, vous diffament - il ne suffit pas qu'on les lise. Il convient encore qu'on ait vu les gueules dont ils sont pourvus. Ca renseigne et ça tranquillise.
Il y a trois sortes de gens dans le monde : ceux qui ne supportent pas Picasso, ceux qui ne supportent pas Raphaël et ceux qui n'ont jamais entendu parler ni de l'un ni de l'autre.
Il y a des espèces de frayeurs qui ne se dissipent que par des frayeurs d'un plus haut degré.
Il ne fallait pas dormir, il ne fallait pas mourir.
Au nord, les Espagnes sont sécheresse : fécondes, abondantes quand même, leur aridité étant faite de sensibilité contractée. Au midi, c'est un fleuve irrésistible de sensualités : mais qui craindrait de s'y souiller ? Il nous emporte dans le sens de la nature.
Il faut tenter par la recherche de limiter le malheur.
M. Hitchcock n'a pas dit que les acteurs sont du bétail. Il a dit qu'ils devraient être traités comme du bétail.
Il y a eu des soirées où j'aurais préféré mieux me conduire.
Je déteste qu'on dise : « Un couple, ça se travaille », non, il faut avoir envie d'être là. Et moi, j'ai envie d'être là où je suis en ce moment.
Il y a des gens riches partout, et pourtant, ils ne contribuent pas à la croissance de leurs pays.
Vis comme si tu devais mourir dans dix secondes. Regarde le monde. Il est plus extraordinaire que tous les rêves fabriqués ou achetés en usine. Ne demande pas de garanties, cet animal-là n'a jamais existé.
Il ne s'agit pas seulement de gagner des voix, il s'agit de gagner les coeurs.
Un SDF, tu l'assignes à résidence, il est content, le mec.
Un bref instant, pendant que je dealais dans les jardins du Forum, je me suis dit qu'il fallait cesser d'exister pour commencer à vivre.
Voulez-vous du public mériter les amours ?Sans cesse en écrivant variez vos discours.Un style trop égal et toujours uniformeEn vain brille à nos yeux, il faut qu'il nous endorme.On lit peu ces auteurs, nés pour nous ennuyer,Qui toujours sur un ton semblent psalmodier.
Je me suis toujours interdit de penser à l'avenir : s'il m'est arrivé de faire des projets, c'était par pure concession à quelques êtres et seul je savais quelles réserves j'y apportais en mon for intérieur.
Il est très difficile d'avoir une carrière dans différents continents et deux langues différentes.
Il y a des mots salés, sucrés, aigres, amers. Il en est des durs et de doux, de crus et de cuits. Les mots se mâchent, s'avalent, se crachent, se digèrent. Pourtant les mots ne nourrissent pas leur homme.
L'homme s'appartient quand il ne se compare plus à aucun homme.