Vous dormez à côté de quelqu'un pendant des années, pourtant vous ne savez toujours pas de quoi il rêve.
Je sens que je progresse à ceci que je recommence à ne rien comprendre à rien.
Chercher un sens à quoi que ce soit est moins le fait d'un naïf que d'un masochiste.
Seuls les sens peuvent guérir l'âme, tout comme l'âme seule peut guérir les sens.
L'idée que Dieu est amour, dans le sens qu'il est toujours le même, est si abstraite qu'au fond elle équivaut au scepticisme.
Je me sens oppressée, indiciblement oppressée par le fait de ne jamais pouvoir sortir, et j'ai grand-peur que nous ne soyons découverts et fusillés.
La déportation m'a appris ce que pouvait être le sens d'une vie humaine : combattre pour sauvegarder ce filet d'esprit que nous recevons en naissant et que nous rendons en mourant.
Il tombe sous le sens que Dieu était une solution, et qu'on n'en trouvera jamais une aussi satisfaisante.
Je me sens comme une petite fourmi perdue dans l'univers intergalactique.
L'élément tragique de l'homme moderne, ce n'est pas qu'il ignore le sens de la vie, c'est que cela le dérange de moins en moins.
L'attente de celui qui attend est une perle très belle ; de quelque côté qu'il se tourne, il agira avec intelligence et avec prudence.
Je ne me considère pas comme un pessimiste. Je pense qu'un pessimiste est quelqu'un qui s'attend à ce qu'il pleuve. Et je me sens trempé jusqu'aux os.
Nous n'avons jamais de Dieu que le mot "Dieu", mais cela n'interdit pas de croire en lui autrement que nous croirions au sens d'un mot. On ne prie pas un mot.
Là réside le sens de notre existence : Naître. Manger. S'agiter. Se reproduire. Crever.
Un écrivain n'a pas plus de légitimité que quiconque à analyser à chaud les drames qui laissent la société sidérée. Il peut en revanche s'intéresser au sens des mots qui prétendent dire les événements.
Cette approche multiculturelle, en disant que nous vivons simplement côte à côte et que nous vivons heureux les uns avec les autres, a échoué. Totalement échoué.
Si vous y réfléchissez, vous ne voyez jamais de cerfs, de chiens et de lapins s'inquiéter de leurs menus et pourtant ils courent beaucoup plus vite que les humains.
Si les écrivains étaient des hommes d'affaires efficaces, ils auraient trop de bon sens pour être écrivains.
C'était une de ces journées grises où il va se mettre à neiger d'une minute à l'autre, et qu'il y a comme de l'électricité dans l'air. Tu peux presque l'entendre, tu vois ? Et ce sac était là, en train [...] ► Lire la suite
Trois consonnes, quatre voyelles et un seul sens : je t'aime.
Je n'essaie pas de jouer un rôle. Je me sens bien d'être moi-même et de dire ce que je pense.
Je me sens juif quand on persécute les juifs.
Nous ne nous sommes jamais quittés, même si nous ne sommes jamais vraiment rencontrés. On ne s'est pas dit qu'on s'aimait. Pourtant Dieu sait comme je t'aime. Tu as parsemé mon existence de grands et petits bonheurs, dont certains n'ont fleuri qu'après ton départ.
Je suis libre tous les jours, je me sens dans ma tête totalement libre et mes choix se font complètement par conviction. La liberté, on l'a en soi.
Depuis tout petit, rien ne m'a jamais empêché de dormir, ni la foudre aux pieds de mon lit, ni les sirènes de pompier dans ma chambre. Pourtant cette nuit, j'ai pas fermé l'oeil.
Le lion et l'agneau peuvent dormir côte à côte, mais l'un des deux aura un sommeil agité.
Le rêve, à ce qu'il me paraît, est une défense et notre sauvegarde contre la routine et la banalité de l'existence, les libres vacances de l'imagination enchaînée, où elle s'amuse à mettre sens dessus dessous toutes les façons de la vie et à couper d'un jeu d'enfant joyeusement folâtre le perpétuel sérieux affairé de l'adulte.
- Ok. On pourrait dire que c'est une sacrée amélioration. J'ai compris. Mais c'est pas toi. - C'est une bonne chose ! J'avais une mauvaise attitude, tellement agressive. - Oui. Mais dans le bon sens ! T'es la seule à m'avoir baffé. [...] ► Lire la suite
Par la combinaison des lignes et des couleurs, sous prétexte de quelque motif pris de la nature, je crée des symphonies et des harmonies qui ne représentent rien de réellement réel au sens ordinaire du terme mais qui sont destinés à donner naissance à des pensées comme le fait la musique.
- Quand est-ce que tu as perdu la tête ? - Il y a trois mois je me suis réveillé marié à côté d'un ananas... hyper moche en plus.
Wild Bill était un personnage étrange. En personne, il mesurait environ six pieds et un pouce. C'était un homme des Plaines dans tous les sens du terme.