En déchiffrant les secrets de la nature, l'homme ne prouve nullement que Dieu n'existe pas, il cesse d'éprouver le besoin de Dieu.
Communiquer ! Le grand mot, mais comme on en abuse ! Il signifie donner : on en fait le synonyme d'échanger.
Entrer dans l'enseignement, c'est un peu comme entrer dans l'enfer. Il est difficile d'en sortir.
Il est permis à tout le monde de se tromper. A la condition de ne pas savoir à l'avance que l'on se trompe. Et surtout à celle d'avoir le courage de refuser de se tromper.
Ne faut-il pas avoir été démuni pour combler ; avoir souffert pour consoler ?
Il n'est jamais de portes aux champs.
Il est facile d'entrer dans le monde des bouddhas, il est difficile d'entrer dans le monde des démons.
Ce qu'il faut à l'écrivain, comme au peintre, au musicien, c'est l'infini de la vie et l'errance...
Quand un nouveau régime s'installe, il commence par inaugurer les ponts, les gares, les aérodromes que son prédécesseur a mis en chantier, puis il dénonce l'impéritie de celui-ci.
Ce n'est qu'en paraissant se livrer soi-même à l'impertinence qu'il n'échappe rien de celle d'autrui.
En amitié, il importe de se fâcher à temps pour n'avoir point à se montrer ingrat.
Il faut toujours tâcher de former ses projets de façon que leur réussite même soit suivie de quelque avantage.
Il faudrait pouvoir voyager avec sa bibliothèque comme un escargot avec sa coquille.
Nous savons tous qu'il est toujours plus facile de détruire que de construire.
Si l'ours danse dans la cour voisine, il dansera bientôt dans la vôtre.
L'athlète d'aujourd'hui n'est pas un athlète seul. Il est le centre d'une équipe - médecins, scientifiques, entraîneurs, agents, etc.
Si quelqu'un pense que je suis un pacifiste, qu'il vienne prendre mes poulets, et il verra qu'il se trompe !
J'ai pas voulu me retrouver ici. Je suis dégoûtée. Je donnerais tout pour être ailleurs. Tu vois ? Je donnerais tout pour avoir une vie qui ressemble à ce que moi j'avais en tête. Pour avoir au moins le temps de me dire, et moi alors ? Quand ça marche pas il faut changer, il faut s'adapter.
Tu as repris ta taille normale, et c'est une bonne taille, c'est une taille idéale, c'est la taille parfaite, c'est la taille d'Alice, c'est la taille qu'il faut.
C'est que le présent, d'ordinaire, nous blesse. Nous le cachons à notre vue, parce qu'il nous afflige et s'il nous est agréable, nous regrettons de le voir échapper.
Il faut distinguer le réel, et la représentation du réel qui se traduit par des récits de tristesse et d'abattements.
Peu m'importe qu'il y ait du sucre aux Indes, de la porcelaine à la Chine, du café en Arabie ; il faut qu'on me l'apporte.
Il faut définir le cadre d'une longévité en bonne santé. Vieillir n'est pas une maladie.
Il était normand par sa mère et breton par un ami de son père.
Il y a un terrible problème avec le cerveau. L'intelligence n'est pas nécessairement garantie à la livraison de l'organe.
Le monothéisme est plus répandu que la monogamie parce qu'il est plus facile de se contenter d'un seul dieu que d'une seule femme.
Dieu, c'est celui qui vient à nous, tous les jours, sans réserve. C'est l'avenir véritable en plein milieu de notre vie présente. C'est l'infini de notre fini. Il est présent au coeur des choses, au coeur des vivants. C'est le coeur du coeur.
Il est tellement difficile de vivre avec l'être de son choix. Le temps use nos sentiments les plus aigus.
Il faut de la solitude pour lire agréablement, il en faut davantage pour écrire avec aise.
Que de femmes ont founi de triomphales carrières dans le métier d'écouteuse, où d'ailleurs écouter n'est pas nécessaire ; il suffit d'en avoir l'air.
Un prêtre qui convertit un mourant ressemble à celui qui a longtemps courtisé une femme sans arriver à ses fins ; pour finir, il la saoule et couche avec elle.
98% des adeptes d'une religion le sont par naissance et en fonction d'une filiation. D'où il en ressort que la religion est aussi un phénomène génétique.
Aimer, ce n'est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées. C'est avancer en funambule au-dessus de précipices et savoir qu'il y a quelqu'un au bout qui dit d'une voix douce et calme : avance, continue d'avancer, n'aie pas peur, tu vas y arriver,
Laisse donc les torchons et les serviettes dans le même tiroir, la vie est plus amusante quand il y a un peu de bordel.
Quand on n'a pas ce qu'on veut, il faut vouloir ce qu'on a.
Une grenouille, au fond d'un puits, disait que le ciel n'est pas plus grand que la margelle. Il faut voir le tout aussi bien que la partie.
Celui qui n'a jamais quitté son pays et les siens ne saura jamais à quel point il leur est attaché.
Au Zaïre faible il faut opposer un Congo fort.
Dans la vie, il faut savoir relativiser.
Je suis un romantique, mais je pose une barrière autour de moi, donc il est difficile pour les gens d'entrer et de connaître le vrai moi.
Tous les arts sont comme des miroirs où l'homme connaît et reconnait quelque chose de lui même qu'il ignorait.
Il ne faut pas dire que la voie est étroite ; c'est l'étroitesse qui est la voie.
Chacun croit aisément ce qu'il craint et ce qu'il désire.
S'il y avait une seule vérité, on ne pourrait pas faire cent toiles sur le même thème.
On ne sait pas assez combien les femmes sont une aristocratie. Il n'y a pas de peuples chez elles.
Peut-être l'art n'est-il que la volonté quotidienne de se tenir serré contre l'impossible perfection.
Il est plaisant de constater que les écrivains les plus enflés sont aussi les plus plats.
Il y a un apaisement au fond de toute grande impuissance.
La gloire auprès du peuple, voilà à quoi il faut aspirer. Rien ne vaudra jamais le regard éperdu de la charcutière qui vous a vu à la télévision.
A quoi sert l'argent s'il faut travailler pour en avoir ?