98% des adeptes d'une religion le sont par naissance et en fonction d'une filiation. D'où il en ressort que la religion est aussi un phénomène génétique.
Le monde est divisé en hommes qui ont de l'esprit et sans religion et des hommes qui ont de la religion et sans esprit.
Ne laissez personne réclamer un hommage au patriotisme américain s'il tente même de retirer la religion de la politique.
Il faut avoir une religion et ne pas croire aux prêtres ; comme il faut avoir du régime et ne pas croire aux médecins.
L'islamisme n'est pas tout l'islam, loin s'en faut. Mais ce n'est pas non plus un phénomène marginal ni une création de l'Occident.
La religion est une question trop importante pour ses fidèles pour être un sujet de ridicule. S'ils se livrent à des absurdités, il faut les plaindre plutôt que les ridiculiser.
C'est la force des dirigeants modernes d'avoir compris que la religion ayant cessé d'être l'opium du peuple, la loterie qui pour un investissement modique permet l'égalité des chances, pouvait constituer une drogue de substitution.
Combien il est contraire au dessein de Dieu que la vérité de sa religion soit aussi évidente et claire pour tous les hommes qu'une démonstration mathématique.
Je ne crois pas en Dieu, Pasquier, mais le Christ est la plus belle oeuvre de l'humanité. Des millions et des millions d'hommes ont mis des milliers d'années pour faire un Dieu, pour composer, de tous leurs rêves et de toutes leurs espérances, un Dieu. C'est un phénomène respectable.
Le théâtre partage ses limites avec la religion. La religion n'est que du théâtre qui veut être vrai.
Toute mystique est outrance.
Le premier devoir de toute religion est la charité.
Ce qui est mystique ce n'est pas comment est le monde, mais le fait qu'il est.
Une société écologique, c'est une société qui trouve le point d'équilibre entre la société matérialiste absolue dans laquelle nous sommes et une société qui voudrait tomber dans une spiritualité béate qui ne serait pas plus intéressante.
Ce que les élèves apprendraient avant tout dans les écoles américaines, c'est la religion de Jésus-Christ.
La bonté illimitée est un phénomène rare.
Chez les êtres vivants aussi bien que dans les corps bruts les conditions d'existence de tout phénomène sont déterminées d'une manière absolue.
La religion commence peut-être au bord de la détresse.
La passion du spectateur pour les sports collectifs est la seule religion universelle.
La spiritualité est le souffle qui habite les principes, sans lequel ils restent des fantômes évanescents.
L'opium du peuple dans le monde actuel n'est peut-être pas tant la religion que l'ennemi accepté... Un tel monde est à la merci, il faut le savoir, de ceux qui fournissent un semblant d'issue à l'ennui. La vie humaine aspire aux passions et retrouve ses exigences.
Il n'y a pas de religion mais du sexe et de la musique.
Le programme génétique prescrit la mort de l'individu, dès la fécondation de l'ovule.
Si la science sans la religion était estimable, rien ne serait plus estimable que le démon.
Une religion fournit aux hommes des mots, des actes, des gestes, des "pensées" pour les circonstances où ils ne savent que dire, que faire, qu'imaginer.
La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.
Pour moi, le service humanitaire, ou plutôt le service de tout ce qui vit, c'est la religion. Et je ne fais aucune distinction entre une telle religion et la politique.
Je déteste le nationalisme. Je crois, au plus profond de moi, que la construction européenne doit nous débarrasser de ce mixte bizarre de maurrassisme et de jacobinisme qui fait le fond de sauce de notre religion patriote. Je trouve que La Marseillaise, par exemple, est un chant détestable et grotesque.
Le blasphème fait partie de la religion populaire.
Quand même Dieu n'existerait pas, la religion serait encore sainte et divine.
L'aspiration à sauver le monde est un phénomène morbide de la jeunesse d'aujourd'hui.