L'islamisme n'est pas tout l'islam, loin s'en faut. Mais ce n'est pas non plus un phénomène marginal ni une création de l'Occident.
J'ai peur que nous ne devions rendre le monde honnête avant de pouvoir dire honnêtement à nos enfants que l'honnêteté est la meilleure politique.
Nous les artistes sommes unis pour prouver à une industrie, qui ne mise plus que sur les reality shows, qu'elle se trompe dans sa manière de promouvoir les jeunes talents.
Les fiancés voient des qualités dans leurs défauts réciproques. Ce privilège ne dure pas. La vie conjugale ne permet plus des erreurs de jugement. Nul mariage ne résiste à l'intimité.
Quand un homme est amoureux, il ne lui vient pas à l'idée que la femme ne s'en est pas aperçu : il croit l'avoir dit nettement par un ton de voix, un frôlement de main.
Un bossu a l'air d'un humoriste qui se moque de nous et dont nous ne pouvons nous moquer, parce que ce serait ignoble.
Blé, céréale dont on arrive, non sans peine, à tirer un assez bon whisky et qu'on utilise pour faire du pain.
Un fragile qui marche va toujours plus loin qu'un fort qui reste assis. Ce moment est venu : nos résolutions sont prises. Il convient de boucler notre sac, de ne pas oublier la boussole et la carte.
Peut-être enfin que le rire n'est pas une création de Dieu, mais Dieu une création du rire ?
Si je reste à la maison, je ne suis pas célèbre. Je ne suis célèbre que lorsque je suis dans la rue, alors je ne sors pas beaucoup dans les rues.
Lorsque vous vivez pour les opinions des autres, vous êtes mort. Je ne veux pas vivre en pensant à la façon dont on se souviendra de moi.
Les personnes en bonne santé sont des invalides qui ne le savent pas.
Quand on ne voyage qu'en passant, on prend les abus pour les lois du pays.
C'est dans l'éternité que, dès à présent, il faut vivre. Et c'est dès à présent qu'il faut vivre dans l'éternité. Qu'importe la vie éternelle, sans la conscience à chaque instant de cette durée.
On ne devient grand qu'à apprendre d'un maître.
Si nous y réfléchissions, nous élèverions sans cesse nos regards vers le ciel, notre véritable patrie. Mais nous nous laissons emporter çà et là par le monde et nous ne songeons pas à l'unique chose qui devrait nous occuper.
Les nuages ne disparaissent pas, ils se transforment en pluie.
Les chats ont de la veine : l'obscurité ne les empêche pas de lire.
Certaines personnes croiront n'importe quoi si vous le leur murmurez.
On ne peut pas vivre sans humour et si l'on est incapable de rire de soi, on risque alors de souffrir.
Nous devons défendre la liberté de la presse et la liberté d'expression - car, en fin de compte, les mensonges et la désinformation ne font pas le poids face à la vérité.
Il est facile de dire qu'on est heureux et gênant d'avouer qu'on ne l'est pas. Peut-être parce qu'au fond, l'homme est fait pour le bonheur et que les malheurs viennent de lui-même.
Ce que nous prévoyons arrive rarement ; ce à quoi nous nous attendions le moins se produit souvent.
La vérité est vécue, non enseignée.
Le terrorisme et le policier sortent du même panier. Révolution, égalité ne sont que mouvements opposés au sein d'une même partie ; des formes d'oisiveté foncièrement semblables.
Tranquille est celui qui n'a pas d'âne : il ne s'occupe ni de sa paille, ni de son orge.
Doucement ne casse pas le cou.
Je ne sais si elle a été vertueuse, mais elle a toujours été laide, et, en fait de vertu, la laideur, c'est la moitié du chemin.
Il n'y a pas de choses avec lequelles on ne plaisante pas, il n'y a que des gens qui ne comprennent pas la plaisanterie.
Pour s'attirer et conserver l'estime des hommes, il ne suffit pas de posséder simplement richesse ou pouvoir, il faut encore les mettre en évidence, car c'est à l'évidence seule que va l'estime.
L'histoire est un outil d'appréhension du monde qui devrait nous apprendre à vivre le présent et à comprendre l'avenir. Sinon, elle ne sert à rien.