Il arrive parfois qu'un homme ait besoin de rendre à sa femme toute liberté, parce qu'il a grand désir de reprendre la sienne.
La vie est la seule chose au monde pour laquelle il vaille la peine de mourir. Et l'amour est la seule chose qui nous permette de mériter pleinement la mort.
Il ne suffit pas de trouver un pays où tout va encore plus mal pour reconnaître que ce qui se passe ici est parfait.
Il est trop certain que la vie n'a pas de but et que l'homme pourtant a besoin de poursuivre un rêve.
Il me semble qu'on résout le problème de la vie, quand on a découvert ce qui doit prendre le premier rang.
Pour écrire en prose, il faut absolument avoir quelque chose à dire ; pour écrire en vers, ce n'est pas indispensable.
Dieu a laissé discuter un ange. Il a eu Satan. L'homme a laissé discuter sa femme. Il a eu la femme.
Bien que les pieds de l'homme n'occupent qu'un petit coin de la terre, c'est par tout l'espace qu'il n'occupe pas que l'homme peut marcher sur la terre immense.
Il y a l'ennui de l'homme en manque de Dieu, mais il y a aussi l'ennui de Dieu en manque d'homme.
Il n'y a rien de mieux que ce que les Français font bien et rien de pire que ce qu'ils font mal.
A peine fait-on au pauvre le moindre présent, on s'approprie tout ce qu'il possède.
C'est à force de chasser pour obtenir de la nourriture que l'homme a éprouvé l'envie d'étendre son territoire tant et si bien qu'il a fini par fabriquer et envoyer des fusées au-delà de la planète.
Il faut se garder de vouloir uniformiser les mentalités.
Plus un gars flambe dans la victoire, plus il a peur de la défaite.
Tout est impondérable dans les régions spirituelles où s'aventure l'artiste, mais il y règne un ordre plus vrai que celui du contrôleur des poids et mesures.
S'il y avait des synonymes parfaits, il y aurait deux langues dans une même langue.
Il est plus aisé, et éminemment plus scientifique, de traquer le passé que d'esquisser l'avenir.
Ne prendre de ce monde que ce qu'il faut pour achever notre route.
Il n'y a pas de bons ou de mauvais juges, il n'y a que des juges médiocres ou prestigieux.
Ce qu'il y a de plus difficile : le quotidien.
Les voyages, ça ressemble à l'amour ! Il y a les amours qui éclairent et ceux qui assombrissent. Tout dépend du coeur qui les vit et les hommes ont le coeur qu'ils peuvent.
Il faut avoir plus de force dans les yeux que dans les sentiments.
Il faut renouveler les souvenirs, ils s'épuisent trop vite.
Seule. On ne l'est jamais, même en dépit des apparences. Il y a toujours une multitude d'êtres à qui nous demeurons nécessaires.
Il faut courber le rameau quand il est jeune.
La pensée véritable et authentique est semblable à une graine ; elle est semée dans la terre fertile du cerveau. Pour qu'il y ait germination, il faut une culture, des engrais intellectuels et l'irrigation par la morale.
La preuve qu'il y a des êtres intelligents ailleurs que sur Terre est qu'ils n'ont pas essayé de nous contacter.
C'est l'immense privilège d'avoir eu du succès relativement tôt. Il n'y a plus de revanche à prendre.
Je n'ai jamais compris les gens qui, sans se connaître, trouvent des sujets de conversation. Je crois qu'il faut se taire, se regarder en silence. Ou bien parler beaucoup parce que cela revient au même.
L'ouvrage est toujours gai quand il se fait gaiement.
L'artiste est un malade qui essaie de se soigner en créant, mais plus il se soigne, plus il est malade. Et plus il est malade, plus il est content, vu qu'il n'a aucune envie de guérir.
Il faut pomper pour vivre et donc vivre pour pomper.
Est-ce que le temps est beau ?Se demandait l'escargotCar, pour moi, s'il faisait beauC'est qu'il ferait vilain temps.J'aime qu'il tombe de l'eau,Voilà mon tempérament.Combien de gens, et sans coquille,N'aiment pas que le soleil brille.Il est caché ? Il reviendra!L'escargot ? On le mangera.
Il est important que les jeunes femmes et hommes sortant des écoles de mode réfléchissent sérieusement avant de lancer leurs propres collections.
De toutes les folies, il n'y en a pas de plus grande que de vouloir rendre le monde meilleur.
Il existe un mythe selon lequel ceux qui font du travail humanitaire ont une mentalité de sauveur, mais la relation est réciproque.
En amitié, comme en amour, il est des relations aussi légères que des bulles de savon.
Est-ce qu'il peut changer ? C'est tout ce que je lui souhaite, mais est-ce qu'il a changé ? Je ne pense pas.
Chaque américain devrait avoir le droit d'être traité comme il souhaite l'être, comme il souhaite que ses enfants le soient.
Il est toujours mieux vu de lire "La Vie Catholique" dans le train que "La Vie du Rail" à l'église.
L'amour ressemble étrangement à la mer : il n'y a que ceux qui ne l'aiment pas qui trouvent que c'est toujours pareil.
Il n'importe que la cloche ait quelque défaut, pourvu que le battant soit bon.
Entre l'amitié et l'amour, il y a une différence énorme : du jour à la nuit.
Les mots sont les fantômes des imaginations malades, au-dessus desquels il y a la vie qu'il faut vivre sans penser aux mots.
Il y a toujours du bon dans la folie humaine.
On ne fait pas le droit, il se fait. Cette brève formule contient toute son histoire.
J'arrive au temps des échéances. J'ai dépensé ma vie qui n'est jamais qu'un prêt et qu'il faut rendre à la mort usurière.
Le déluge n'a pas réussi : il en est resté un homme.
La suprême sagesse en face de Dieu, c'est de prendre une feuille blanche, de signer son nom en bas, puis de la présenter à Dieu pour qu'il y écrive ce qu'il veut.
Quand j'étais petit je faisais ce que mon père voulait. Maintenant il faut que je fasse ce que mon fils veut. Mon problème est de savoir quand enfin je pourrais faire ce que je veux !