Il n'y a donc aucun cas où l'esclavage, même volontaire dans son origine, puisse n'être pas contraire au droit naturel.
Pensez de temps en temps qu'il y a un homme qui donnerait sa vie, pour garder une vie que vous aimez à côté de vous.
J'ai une vision de la vie. Il s'agit d'éléments de style. Il s'agit de toutes les choses que j'aime, auxquelles je crois.
La violence, inhérente à une religion ? Il faut distinguer les adhérents à une religion qui ont pu se laisser aller à des violences.
Il n'y a pas de belle mort. Il y en a qui sont belles à raconter - mais, celles-là, ce sont les morts des autres.
Il n'est, je le vois bien, si poltron sur la terre, Qui ne puisse trouver un plus poltron que soi.
Comme on dit ordinairement : " Va ! calomnie hardiment, il en reste toujours quelque chose ... "
On peut changer d'idée alors qu'il est impossible de changer de Dieu. En ce sens, ce Dieu-là me paraît inaccessible.
Dieu était une erreur. Mais il est difficile de déterminer si elle fut commise trop tôt ou trop tard.
Si les plaisirs sont plus grands lorsqu'on les prévoit, il en va de même pour les problèmes.
Il y a des livres dangereux comme il y a des amis dangereux. Peut-être faut-il découvrir les uns comme les autres ?
La république serait bien ce qu'il y a de plus bête au monde, si l'anarchie n'était plus bête qu'elle encore.
Les dimanches où le bon Dieu est gentil, je n'entends aucune musique ; je vous en fais toutes mes excuses... Enfin, veuillez vous en tenir au mot « Impressions », auquel je tiens pour ce qu'il me laisse la liberté de garder mon émotion de toute esthétique parasite.
Il n'y a rien d'aussi impardonnable que de consentir à une vie insensée sans but.
Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va de même du rire.
Quand une maison devient pauvre, on reconnaît le fils respectueux ; quand il y a des troubles dans l'empire, on reconnaît le sujet fidèle.
S'il en était ainsi, en vous serait détruit le libre arbitre, et point ne serait-ce justice de recueillir pour le bien la joie, pour le mal les pleurs.
Il a, tout simplement, été ma force et mon soutien durant toutes ces années. Je lui dois, ainsi que toute ma famille, ce pays et bien d'autres, une dette plus grande qu'il ne la réclamera et que nous ne connaîtrons jamais.
Tel t'enseigne et te donne des leçons sur ton futur métier, qu'il n'a jamais pratiqué.
Il vaut mieux manger du pain de son que de n'en manger pas du tout.
Quand un homme pauvre trouve un objet de valeur, il le rend à son propriétaire.
Je pense que de manière général, si vous vous limitez aux avis des experts, il y a peu de chance que vous innoviez.
L'amour voyagera aussi loin que vous le laisserez. Il n'a pas de limites.
L'écrivain qui possède le don de création possède quelque chose qu'il ne maîtrise pas toujours, quelque chose qui parfois, agit et décide étrangement par lui-même.
Nous sommes tous sur la même barque, promis au même naufrage et il n'y aura aucun survivant.
Il est inélégant de se plaindre de la vie tant qu'on peut s'aménager une heure de solitude par jour.
Je ne crois pas que ce soient les ordinateurs eux-mêmes qu'il faille redouter, mais bien plutôt la façon dont la culture digérera leur présence.
Le public a l'esprit juste, solide et pénétrant : cependant comme il n'est composé que d'hommes, il y a souvent de l'homme dans ses jugements.
Il y a beaucoup d'hommes qui se marient, comme on devient fonctionnaire.
Il y a tellement de rebondissements dans mes livres qu'on les croirait en caoutchouc.
Chacun sait qu'il y a, de nos jours, deux littératures : la mauvaise, qui est proprement illisible (on la lit beaucoup). Et la bonne qui ne se lit pas.
Il n'est pas de plus grand plaisir que d'écrire, quand on a le bon destinataire : la vie, en fin de compte, n'existe que d'être solidifiée par les mots, transformée en récit plein de dérision.
Si ceux qui ne possèdent rien avaient un peu du peu que beaucoup possèdent... Et si ceux qui sont beaucoup et qui possèdent peu avaient un peu du beaucoup que possèdent un petit nombre, il y aurait moins de difficultés.
L'homme, du fait qu'il écrit des livres, se change en univers et le propre d'un univers c'est justement d'être unique. L'existence d'un autre univers le menace dans son essence même.
Il n'y a pas de gouvernements populaires. Gouverner, c'est mécontenter.
Il est malheureux, celui qui n'entre pas dans les illusions de son époque.
Il faut tout dire : le travail donne une satisfaction un peu béate. Il y a dans la paresse un état d'inquiétude qui n'est pas vulgaire, et auquel l'esprit doit peut-être ses plus fines trouvailles.
Ah ! pourquoi faut-il se quitter, au moment où l'on a tant besoin de s'aimer ?
Le plaisir du texte est semblable à cet instant intenable, impossible, purement romanesque, que le libertin goûte au terme d'une machination hardie, faisant couper la corde qui le pend, au moment où il jouit.
On s'imagine que le dessin peut être beau en lui-même. Il ne l'est que par les vérités, par les sentiments qu'il traduit.
Et puis il ne voulait plus penser aux femmes, leur parler encore moins.
Vous pouvez chasser un chien du fauteuil du roi, et il montera dans la chaire du prédicateur ; il regarde le monde sans émotion, sans gêne, sans vergogne
Je suis devenu un conservateur révolutionnaire. Il faut tout révolutionner, mais en conservant les trésors de notre culture.
Il est toujours agréable d'obtenir de bons commentaires, et un peu d'encouragement peut faire aller très loin.
Pourquoi ne reconnaissons nous pas toujours l'amour qui commence, mais reconnaissons nous toujours le moment où il se termine ?
- Attend, on a pas eu des dizaines de conversations sur le fait qu'on avait toutes les deux le coeur brisé d'avoir perdu Toby et Ezra ?! - Je sais... - Il faudrait vraiment te décerner l'oscar de la meilleure actrice.
- Il a le droit de faire ça ? - C'est un concours de boxe non autorisé Tommy ! Pas un concours de chatouille !
C'est peu de chose qu'un homme et le meilleur se dégoûte de lui-même quand il se mesure à l'aune de la vérité.
Apprendre par coeur ; ce mot me plaît. Il n'y a guère en effet que le coeur qui retienne bien, et qui retienne vite.
L'infini fait autant de peur à notre vue qu'il plaît à notre âme.