On dit qu'il n'est jamais trop tard pour agir, mais pour les 15000 ou 20000 enfants qui meurent chaque jour de famine, il est chaque jour trop tard.
Cela ne suffit pas de survivre à quelque chose, ce n'est pas une raison de vivre. Il faut s'épanouir.
Rarement l'amitié se change en amour, mais dans l'amour il y a toujours un peu d'amitié, qui survit si la flamme s'est éteinte doucement.
Le chrétien est un homme libre, maître de toutes choses ; il n'est soumis à personne.Le chrétien est un serviteur plein d'obéissance, il se soumet à tous.
Une seule chose est nécessaire : la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même et ne rencontrer pendant des heures personne, c'est à cela qu'il faut parvenir. Etre seul, comme l'enfant est seul...
Comme vous, je suis homme et mortel, et, comme vous, il peut m'arriver d'oublier.
Il est assez stérile d'étiqueter les gens et de les presser dans des catégories.
Les réconciliations ont un intérêt tout spécial et qu'il faut savoir apprécier. Ce sont des rechutes légères, dont on revient complètement guéri.
Avant de la quitter, il faut user la vie. Le moment d'être sage est voisin du tombeau.
La haine est plus fragile que l'amour. Il faut éviter de l'approfondir, si l'on ne veut pas la détruire.
Il ne faut pas jeter la faux en la moisson d'autrui.
Il ne faut pas compter sur la pitié des hommes quand ils peuvent se donner l'importante joie de punir.
Le destin est-il autre chose qu'un tissu d'événements insignifiants qu'on ne remarque guère et dont le merveilleux enchaînement n'est perceptible qu'avec le recul du temps ?
Il faut peu de choses dans la vie, mais il importe qu'elles soit belles et bonnes.
Le flair ne suffit pas, il faut aussi de la chance.
L'Etat moderne s'est construit sur le fait qu'il nous donne la sécurité en échange de notre obéissance.
Quand on vit avec les fous, il faut faire aussi son apprentissage d'insensé.
Le serpent a beau courir, il ne va pas plus vite que sa tête.
Il y a des personnes qui se sentent indignes d'être aimées. Elles ne prennent pas leur place et se font toutes petites, en essayant de n'ouvrir aucune brèche au passé.
C'est le rêve de tout créateur un peu sérieux de s'inscrire contre le temps qui passe et d'imaginer qu'il pourra rester quelque chose de son oeuvre.
Il vaut mieux mourir selon les règles, que de réchapper contre les règles.
Il faut tenir le pot de chambre aux ministres tant qu'ils sont en place, et le leur verser sur la tête quand ils n'y sont plus.
Il y a deux faces de l'argent, une médiocre et triste qui est celle que nous avons connue, et une épanouie et brillante que nous ignorons.
Qu'est-ce que la chance ? C'est un vol inconscient. Il est donc assez juste qu'elle soit punie un jour comme le vol.
Il n'existe aucune autre manière de vivre pieusement et en juste qu'en s'en remettant à Dieu.
Quoiqu'il en dise, et à son insu, l'homme garde toujours au fond de son coeur un reste de rancune envers celui qui lui a fait du mal, même s'il est bien convaincu qu'il n'en est rien.
La parole est comme un fil, il ne faut pas la couper par des propos sans intérêt.
Il y a, entre Londres et Paris, cette différence que Paris est fait pour l'étranger et Londres pour l'Anglais. L'Angleterre a bâti Londres pour son propre usage, la France a bâti Paris pour le monde entier.
S'il est au monde quelque chose de plus fâcheux que d'être quelqu'un dont on parle, c'est assurément d'être quelqu'un dont on ne parle pas.
Il n'y a pas de sagesse, pas de prudence, pas de conseil qui tienne contre le Seigneur.
Le soleil change souvent d'horizon et de théâtre, afin que la privation le fasse désirer quand il se couche, et que la nouveauté le fasse admirer quand il se lève.
J'ai toujours rejeté pour ma part le principe d'immigration zéro. Il n'est ni réaliste, ni souhaitable. Appliquer 'l'immigration zéro' reviendrait par exemple à interdire les mariages mixtes, ou à fermer totalement nos universités aux étudiants étrangers.
Il ne suffit pas de s'indigner, il faut s'engager.
Il reste si peu de surprises dans la vie. Nous sommes devenus tellement accros au savoir. C'est la génération Google. Nous voulons la réponse à tout maintenant !
Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes les promesses qu'il lui faut oublier.
Il y a deux sortes de bergers parmi les pasteurs des peuples : ceux qui s'intéressent à la laine et ceux qui s'intéressent aux gigots. Aucun ne s'intéresse aux moutons.
Le bonheur n'a pas bonne presse chez les intellectuels. Il n'est pas de bonne compagnie. Disons-le tout net : il fait honte parce qu'il interpelle.
Se méfier des gens qui promettent des millions et dont il faut régler les consommations.
Dans les moments de paroxysme, il faut savoir être fou délibérément pour ne pas mourir sous le choc de la vie.
Personne ne pense tout ce qu'il dit, et pourtant très peu disent tout ce qu'ils pensent, car les mots sont glissants et la pensée visqueuse.
Il arrive qu'au milieu des exercices spirituels s'élèvent des mouvements de sensualité...
Il est dangereux de remettre les clés de la République a un homme tenté par le pouvoir personnel.
Les choses sont uniquement ce qu'elles paraissent être ; derrière elles... il n'y a rien.
Contre les larmes d'une femme, il n'y a rien d'autre à faire que de s'habituer.
Quand il y a trop d'offrandes, le saint se méfie.
Accéder à la béatitude : il n'y a pas d'autre raison de philosopher.
Il n'y a pas deux oiseaux qui se nomment aigrette.
Il n'y a qu'une chose que je redoute : ne pas être digne de mes souffrances.
Le deuil change de forme, mais il ne finit jamais.
Nous devons tous trouver le juste équilibre entre action et réflexion. Avec autant de distractions, il est facile d'oublier de faire une pause et de faire le point.