Le deuil change de forme, mais il ne finit jamais.
Quand je donne des concerts, je suis de nouveau connecté au monde, mais cela n'a plus le même goût qu'avant. Je porte la mort en moi, les gens le savent. Ils viennent me dire au revoir.
Il est trois sortes de gens qui parlent peu, ce sont les savants et les gens forts heureux ou malheureux ; ainsi l'on peut dire que le savoir, la douleur et le bonheur sont muets.
On ne s'habitue pas vite à la mort des autres. Comme ce sera long, quand il faudra s'habituer à la nôtre !
La pensée de la mort est une chose, mais son acceptation en est une autre, infiniment plus grave et déchirante.
Malédiction et bénédiction n'ont jamais hâté la mort ni prolongé la vie de quiconque.
À la mort de leur mère Tous les fils sont venus Pour parler au notaire Afin d'avoir des écus.
La mort est un mystère, les pratiques occultes ne sont qu'une illusion.
L'esclavage humain a atteint son point culminant à notre époque sous forme de travail librement salarié.
On n'accepte en réalité la vieillesse et la mort qu'à l'heure où elles arrivent.
Il est des êtres qui ne peuvent pas supporter la réalité douloureuse et se glissent dans un monde imaginaire, se perdent dans leur rêve intérieur où le tranchant du scalpel de la douleur est émoussé, voire inexistant.
La mort a une curieuse façon de faire le tri parmi les priorités.
J'ai l'intention de laisser après ma mort un fond important pour la promotion de l'idée de paix, mais je suis sceptique quant à ses résultats.
Quand on a vécu toute sa vie à côté d'une poubelle, on finit par ne plus sentir son odeur, le cerveau ne la détecte plus. En effet il normalise la puanteur. Le même principe est valable quand on a vécu toute sa vie dans une société de basse moralité.
Mieux vaut être lâche une minute que mort tout le reste de la vie.
Qui mal commence, finit encore plus mal.
Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.
Le malheur n'est jamais pur, pas plus que le bonheur. Un mot permet d'organiser une autre manière de comprendre le mystère de ceux qui s'en sont sortis : la résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit d'adversité.
Le courage, c'est de comprendre sa propre vie... Le courage, c'est d'aimer la vie et de regarder la mort d'un regard tranquille... Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel.
La plus haute forme de la sagesse est la bonté.
Du feu de l'amour viennent des cendres. Même le plus grand des amours finit éventuellement par s'éteindre.
La douleur passe, la beauté reste.
La littérature n'est qu'une forme édulcorée de la confession.
Un homme heureux est celui dont le bonheur est écrit là-haut ; et par conséquent celui dont le malheur est écrit là-haut, est un homme malheureux.
La forme prend existence dès qu'on l'a créée, et si l'artiste conçoit un monde et y croit vraiment, quels qu'en soient les composants, ce monde sera convaincant.
Le malheur ne peut se consoler qu'avec le malheur des autres.
Là où la vie brûle, la mort vraiment n'est rien.
Arcadien, j'ai connu d'innombrables combats, mais je n'ai jamais eu d'adversaire qui puisse m'offrir ce que nous, Spartiates, appelons « une belle mort ». Tout ce que j'espère, c'est que parmi tout les guerriers du monde ligués contre nous, il s'en trouve un qui saura se montrer à la hauteur de la tâche !
Quand le pillage devient un moyen d'existence pour un groupe d'hommes qui vit au sein de la société, ce groupe finit par créer pour lui-même tout un système juridique qui autorise le pillage et un code morale qui le glorifie.
La danse est un exercice spirituel sous une forme physique.
Le luxe absorbe tout : on le blâme, mais il faut l'imiter ; et le superflu finit par priver du nécessaire.