A la chasse comme en amour, on commence quand on veut et on finit quand on peut.
On aime mieux la chasse que la prise.
Le spectacle est le mauvais rêve de la société moderne enchaînée, qui n'exprime finalement que son désir de dormir.
Jeune, j'aimais courir, sauter, faire des bonds et cabrioles... On ne peut danser sans cet amour de l'espace...
La haine du bourgeois est le commencement de la vertu.
Il n'y a vraiment que deux choses qui puissent faire changer un être humain : un grand amour ou la lecture d'un grand livre.
Le contraire de l'amour est l'apathie, et la haine est vraiment la même chose que l'amour - si vous êtes si dévorés par la haine envers quelqu'un, vous pourriez aussi bien les aimer parce que vous y pensez pendant le même laps de temps.
Je ne suis pas du tout un playboy. J'ai passé mon temps à tomber amoureux de telle ou telle fille et de le lui dire avec un tel épanchement de passion et de tendresse, que rien quoi, ça se terminait toujours dramatiquement.
Le mondain, le casanier, le sauvage : n'est-ce pas la tripartition même du désir social ?
Le paradoxe de la haine c'est d'être comme l'amour : une limite extrême des sentiments humains à partir de laquelle il n'y a plus de mots pour en décrire la force.
La chasse au bonheur, un dé à découdre les défis.
L'autonomie et l'indépendance peuvent se transformer en égoïsme et en licence, l'ambition en cupidité, un désir effréné de réussir à tout prix.
L'amour est borgne, la haine est aveugle.
Où finit la paresse, où commence la contemplation ?
C'est quoi la passion ? C'est une attirance irrésistible. Comme celle d'une aiguille magnétique qui a trouvé son pôle.
Du romantisme et de sa haine du conforme datent deux choses : le rêve d'immortalité a été remplacé par celui de la postérité, reconnaissance tardive des artistes maudits, lequel est éclipsé de nos jours par la notoriété, à savoir la dilatation de soi sur tous les réseaux et médias comme ego visible et flottant.
Mais on finit toujours par s'inventer une manière de faire face à l'absence. Au début, on compte les jours puis les semaines, enfin les mois. Advient inévitablement le moment où l'on se résout à admettre que le décompte se fera en années; alors on commence à ne plus compter du tout.
Quand on a trouvé le grand amour on ne le lâche plus, même lorsque l'objet de tout vos désirs vous supplie d'abandonner.
Le désir est le diesel du coeur.
Il a chassé le naturel, le naturel n'est pas revenu.
Il n'est point de coeur si grand, si magnanime, qu'un amour malheureux n'entraîne dans le crime.
Honneur au slogan, véritable fumier qui fait pousser le désir et transforme les hommes tranquilles en clients passionnés.
La haine assombrit l'esprit. Cela fait obstacle à la stratégie. Les dirigeants ne peuvent pas se permettre de haïr.
La passion peut se comparer à la loterie : duperie certaine et bonheur cherché par les fous !
On s'attire la haine en faisant le bien comme en faisant le mal.
En effet la loi et la religion n'admettent en amour qu'un but qui est la procréation, qu'un mode d'union qui est le mariage ou monogamie asservie.
La passion est une hypertrophie du sentiment de la propriété.
Il y a une grande différence entre une liaison durable et un amour constant.
Je suis un romantique désespéré et j'aime gâter mes copines.
Une vie sans amour est un corps sans âme.
Un amour est toujours pur quand il est sincère.