Depuis qu'il participe aux réunions des alcooliques anonymes, il continue à boire sous un pseudonyme.
Les laides, on ne saurait en parler ; c'est assez qu'il y en ait.
Attraper le bonheur, c'est vouloir retenir un papillon dans sa main ou le prendre avec un filet. Tu précipites le filet sur lui et il s'abîme, c'est un bonheur gâché.
Il est plus facile de lire que d'écrire. Mon père prétend que je lis trop vite et qu'une lecture précipitée n'a pas beaucoup de valeur. Il faut prendre le temps de s'interroger sur ce que l'on vient de lire. Une lecture dépourvue de réflexion équivaut à engloutir une soupe claire.
Le Christianisme a été inventé car il est techniquement difficile de crucifier quelqu'un sur une étoile de David.
Le ciel m'a nommé pour gouverner toutes les nations, car jusqu'à présent il n'y a pas eu d'ordre sur les steppes.
Rappelez-vous, jusqu'au bout, que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.
Il n'y a rien de plus susceptible de réussir que ce que l'ennemi croit que vous ne pouvez pas tenter.
Il faut nous armer d'une ardente patience.
Il est dommage que le public attende de moi, toujours, la perfection qu'il est impossible pour moi d'atteindre toujours. Je ne suis pas une machine. Je suis un être humain.
Pour moi, dans la tradition des Lumières, au contraire, tout est affaire d'argumentation rationnelle et de conviction intime. On peut donc convaincre tout le monde. Alors, il est heureux que l'on puisse constater qu'en effet d'aucuns changent d'avis ou d'angle d'analyses.
Il n'y aurait rien de pire à mes yeux que de participer à un projet préconçu, prémâché, formaté.
Si la folie est un phénomène social, et si la solution réside dans les relations interpersonnelles, il faut commencer par exercer notre devoir de compassion.
A Londres, on peut dire qu'il y a huit mois d'hiver et quatre mois de mauvais temps.
Dans l'imagination, il y a une révélation du Moi à lui-même.
Il est plus important de savoir si Dieu croit en vous que de savoir si vous croyez en lui.
Il faut apprendre à souffrir de soi comme des autres.
Dans l'opinion qu'il y ait un Dieu il peut se trouver des difficultés, mais dans l'opinion contraire il y a des absurdités. Aussi reconnaître qu'il y ait une Dieu est la chose la plus vraisemblable que les hommes puissent penser.
Il y a une jouissance dans les ruptures, si on ne se laisse pas prendre par la pitié.
Il n'y a pas de conditions, de classes, de rang, dans la nature. Les hommes seuls ont cherché à mettre de l'ordre, là où il y en avait déjà et ils ont établi le désordre !
Ce qui manque le moins au méchant pour faire ce qu'il fait, ce sont les raisons.
Il ne faut jamais s'attaquer à ceux qu'on n'est pas sûr d'achever.
Il buvait toutes mes paroles, et comme je parlais beaucoup, à un moment, je le vois qui titubait...
Pendant longtemps, je croyais qu'il se passait des choses extraordinaires sous les jupes des femmes.
Luly a été un véritable fléau pour l'école française ; après avoir supplanté Perrin et Cambert qui durent s'exiler en Angleterre, il a régné sans partage pendant sa longue carrière, ne laissant de place à personne auprès de lui, et [...] ► Lire la suite
Il n'y a rien dans la science qui enseigne l'origine de quoi que ce soit.
Il y a une parenté entre les hommes qui se sont assis près d'un feu mourant et ont mesuré la valeur de leur vie par lui.
Qu'importe qu'il y ait sur le trône un Tibère ou un Titus, s'il a des Séjans pour ministres ?
Je ne sais pas qui t'a élevé, mais je vais t'acheter de nouveaux crayons parce qu'on dirait qu'il tire sur des choux.
Ma relation avec Dieu est devenue tellement plus forte. Il a toujours eu sa main sur moi. Il m'a toujours guidé. Je n'allais pas toujours là où il voulait que j'aille. Mais Il m'a toujours eue. Maintenant que j'écoute et que j'obéis, la vie est tellement meilleure.
Je ne supporte pas le masque d'amour ; il faut se lancer avec folie dans l'amour.
Nous sommes à un moment de l'histoire où tout le monde doit faire attention à la politique. Il y a trop en jeu pour que nous soyons apathiques.
Il est temps de supprimer l'ENA.
Il est donc vrai que l'exercice de toutes vertus sociales, des services importants rendus à la patrie, une carrière utilement employée ne suffisent pas pour préserver d'une fin sinistre et pour éviter de finir en coupable.
Il faudrait être capable d'aimer ces ennemis juste pour les énerver.
Ma mémoire est fantasque - et parfois il m'arrive de parler très fort à l'oreille d'un myope.
Il y a beaucoup de mystère dans le choix de ce qui nous paraît digne d'être noté.
Il y a une sorte de plaisir à s'apercevoir qu'on est un peu dupe de ceux qu'on aime.
Qu'aisément un esprit qui se laisse flatter s'imagine un bonheur qu'il pense mériter !
L'homme succombera tué par l'excès de ce qu'il appelle la civilisation.
Il y a plus dans les forêts que dans les livres.
Il y a toujours dans notre enfance, un moment où la porte s'ouvre et laisse entrer l'avenir.
Il y a dans quelques hommes une certaine médiocrité d'esprit qui contribue à les rendre sages.
Combien faudra-t-il ajouter de siècles à ceux qui sont derrière nous pour ne plus avoir honte de nos sensations ?
On parle du courage d'un condamné à mort qui marche jusqu'au lieu de l'exécution : il en faut parfois autant pour garder une façade acceptable en allant au-devant de la souffrance quotidienne.
Il faut être modeste. Modeste, mais hautain.
C'est au moment où l'on rejette tous les principes qu'il convient de se munir de scrupules.
Il n'y a rien de plus grand que l'homme, et rien de plus petit. Il n'y a rien de plus grand quand on regarde son âme, rien de plus petit quand on regarde son corps.
On a aussi peu de liberté maintenant qu'il y a vingt ans : faire l'amour était alors interdit aux jeunes filles ; maintenant c'est presque devenu obligatoire. Les tabous sont les mêmes.
On ne sait pas ce que c'est, la béatitude. Mais il est tout de même réconfortant de penser que le paradis existe et que nous sommes tous faits pour y aller.