Mais savez-vous combien d'occasions j'ai laissé échapper ; combien de rêves j'ai laissé se perdre, qui s'étaient trouvés sur mon chemin ?Il hocha la tête, plein de regret : « Je crois que certains d'entre eux auraient été très beaux - si je les avais forcés à se réaliser. »
Un tableau, il faut aussi qu'on l'entende...
Il est difficile de s'instruire dans la voie, quand on est riche.
Elle est devenue une boîte de réception de centaines de messages par jour. Sous tension, embrumé, son esprit ne peut plus se concentrer sur une activité, il lui faut répondre et renvoyer toute la journée comme dans un match de tennis sans fin. Lecture, réponse. Action, réaction.
Le capitalisme triomphant a bien compris que pour exploiter au mieux l'ouvrier Il faut l'accommoder Juste un peu À la guerre comme à la guerre
Il n'y a, disent-ils, pas d'idiot comme un vieux fou.
Il est inacceptable de rejeter la proposition de l'autre partie sans explication détaillée et sans contre-proposition.
La méchanceté des enfants est terrible. J'ai vu des enfants diaboliques devenir des agneaux avec leurs parents. Avec le recul, je me dis qu'il devait y avoir un climat familial terrible mais sur le moment, j'avais juste envie de leur mettre une droite.
Le système médiatique fonctionne sur l'émotion, il réagit dans l'instant avec le carburant de la violence.
Je crois que l'homme ne perdurera pas simplement, il prédominera. Il est immortel, non seulement parce qu'il est la seule créature à posséder une voix inépuisable, mais aussi parce qu'il a une âme, un esprit capable de compassion, de sacrifice; et parce qu'il est capable de tout supporter.
Dans l'homme, il y a l'abîme.
Il convient d'assister aux inhumations, crémations et autres manifestations funèbres moins pour accompagner les autres que pour réfléchir sur soi.
Pour juger le monde, il faut le voir de loin et l'avoir beaucoup vu de près.
Il y a transmission dans les sociétés humaines parce qu'elles sont historiques, et que le transfert des acquis, d'une génération à l'autre est, pour toute société, la condition de survie dans le temps.
J'aimais mon père et le haïssais tout à la fois. C'était un chiffonnier, il conduisait une carriole et il ne savait ni lire ni écrire. Mais pour moi, c'était un grand homme. Il était si fort. C'était un homme. J'avais envie qu'il m'accepte, qu'il me fasse des compliments.
Le monde est silencieux, la nuit envoyait sur eux son souffle, une de ces nuits qui semblent faites pour abriter la tendresse, et il y a des moments où les âmes, comme libérées de leur noire chrysalide, rayonnant d'une sensibilité exquise qui rend certains silences plus limpides que des discours.
Ceux qui me lisent savent ma conviction que le monde, le monde temporel, repose qur quelques idées très simples : si simples qu'elles doivent être vieilles comme le monde. Il repose notamment sur l'idée de Fidélité.
Il faut abandonner l'idée reçue que nous avons d'une société d'abondance comme d'une société dans laquelle tous les besoins matériels (et culturels) sont aisément satisfaits, car cette idée fait abstraction de toute logique sociale.
Avec les transports publics, rien ne sert de partir à point, il faut attendre.
Vous ne perdez jamais un rêve, il incube juste comme un passe-temps.
Il n'y a pas d'histoire digne d'attention que celle des nations libres ; l'histoire des nations sous l'emprise du despotisme n'est qu'un recueil d'anecdotes.
Mon message aux femmes : Faites ce qui vous fait du bien, car il y aura toujours quelqu'un qui pensera que vous devriez le faire différemment. Que vos choix soient des succès ou des échecs, au moins ils vous appartiennent.
J'ai détesté Hollywood. C'est une ville sans pitié. Seul le succès compte. Je ne connais aucun autre endroit au monde où tant de personnes souffrent de dépression nerveuse, où il y a tant d'alcooliques, de névrosés et de malheurs.
Lorsque l'amour est perdu, il ne faut surtout pas courber la tête. Il faut la lever haute et poser un regard vers le ciel, lieu où a été envoyé notre coeur pour guérir.
Il est absolument impossible de construire sur une base de mort, de misère et de confusion.
Un diplomate est un homme qui est payé pour tenter de résoudre les difficultés qui ne se seraient jamais présentées s'il n'y avait pas eu de diplomates.
Il y a deux sortes d'hommes arrivés : ceux qui doivent leur fortune à leur femme et ceux qui doivent leur femme à leur fortune.
Car enfin, que sert-il d'écrire ? N'est-ce pas assez de penser ?
Pour les hommes, il n'y a jamais eu d'institution aussi fatale que l'argent.
Le Christ a parlé comme si le Monde n'était composé que de bons et de méchants ; il a oublié les imbéciles.
Il vaut mieux porter le poids de son propre chagrin que le fardeau des obligations contractées envers autrui.
Le coeur n'aime pas s'il ne voit point de beauté.
Il n'y a de mystère que d'humain.
En jouant un rôle, il arrive qu'on se trouve soi-même.
L'état moderne, quelle qu'en soit la forme, est une machine essentiellement capitaliste. Plus il fait passer de forces productives dans sa propriété et plus il devient réellement capitaliste collectif, plus il exploite de citoyens. Les travailleurs restent des salariés, des prolétaires. Loin d'être supprimé, le système capitaliste est au contraire porté à son paroxysme.
Il est impossible, absolument impossible de vaincre l'ennemi étranger si l'on ne punit pas auparavant l'ennemi domestique, son zélé serviteur : sans cela, heurtant contre l'écueil de l'un, vous seriez invinciblement dépassés par l'autre.
Mais en chacun de nous, il existe un être qui ne veut pas quitter sa maison. Un être qui ne veut pas être jeté dans le tourbillon de la vie, un être satisfait, peut-être, comme je l'étais, de la vie qu'il mène dans la quiétude de la cuisine.
Il n'y a donc pour la femme, créature temporairement, provisoirement inférieure, que deux aspects, deux modalités essentielles dont il est indispensable que l'Infini s'accommode : la Béatitude ou la Volupté. Entre les deux, il n'y a que l'Honnête Femme, c'est-à-dire la femelle du Bourgeois, réprouvé absolu qu'aucun holocauste ne rédime.
Peut-être, en fin de compte, n'y a-t-il pas une grande différence entre la lumière et les ténèbres. Le problème, c'est notre façon de voir.
Car le désir naît, vit et meurt, s'il n'est pas entretenu par le manque.
Il n'appartient qu'à celui qui a puni de lever la sanction.
Après avoir gravi une grande colline, on constate seulement qu'il y a encore beaucoup de collines à gravir.
J'ai toujours dit que s'il venait un jour où je ne ne serais plus en mesure de répondre à mes devoirs et aux attentes en temps que président d'Apple, je serais le premier à vous le faire savoir. Malheureusement, ce jour est venu.
Il est toujours bon de connaître, ne serait-ce qu'en passant, des êtres humains charmants. Il rafraîchit comme les fleurs et les bois et les ruisseaux clairs.
Il faut prendre conscience que ce qui se joue aujourdhui est sans précédent dans l'histoire: le destin de l'humanité dans son ensemble. Voilà qui contraste avec le refrain: Il n'y a plus de cause. Jamais une cause n'a été aussi essentielle, aussi vitale, aussi pure et aussi belle.
Le piratage n'est pas une mauvaise chose. Il permet de partager des choses autour de soi, et je pense que l'information, l'art et les idées doivent être partagés.
Les religions ne devraient pas exister. Dieu n'en voulait pas d'ailleurs, c'est écrit dans la Bible. Il était contre toutes les guerres
Il est donc prouvé une fois de plus qu'ils gardent rarement leur aisance, ceux qui la doivent à des ressources que la morale réprouve.
La congratulation de soi-même est comme une tour élevée sur laquelle est juché un vaniteux imbécile. Là, assis dans sa hautaine solitude, il n'est aperçu de nul autre que de lui-même.
Il ne faut point que le courage de celui qui commande aux autres puisse être douteux.