Il avait à présent tous les sens dont dispose un rat, plus un avec lequel il constatait ce qui lui arrivait : la pensée. C'était la façon la moins dénaturée de s'en servir.
Pour juger de quelqu'un, il faut lui avoir vu jouer le dernier rôle.
Il y a peu encore, il pensait que les collabos s'étaient eux-mêmes retranchés de la communauté des hommes. Ils avaient un visage différent. Ils seraient exécutés le jour de la libération. Et maintenant, à sa grande stupeur, ils lui apparaissaient comme des hommes.
Mais le temps des chevaliers est révolu. Lui a succédé celui des sophistes, des économistes et des calculateurs.
C'est bien la pensée française qui est à la base de notre vie morale. A l'empirisme du patrimoine laissé par nos parents et la tradition, l'âme des écrivains français est venue apporter une explication, si j'ose dire, scientifique et rationnelle.
Le silence est un hommage que la parole rend à l'esprit.
Rien ne dompte la conscience de l'homme, car la conscience de l'homme c'est la pensée de Dieu.
Jeune homme, mets longtemps ta main dans celle de ta maîtresse, cela vaut mieux que de la lui mettre sur la figure.
On eût dit que leur point de rencontre était un bateau naviguant entre deux îles où chacun conservait sa propre vérité. En faisant un effort, il aurait pu apercevoir les rives du monde de Grady, mais son domaine à lui se perdait dans la brume.
Souviens-toi que le livre sacré n'est exalté par-dessus tous les livres que parce qu'il a subi lui-même l'épreuve du temps.
II vaut mieux employer le sabre contre celui sur qui la parole n'a pas d'effet.
Le contraire de toute vérité est aussi vrai que la vérité elle-même !
Le propre de la pensée naturaliste n'est pas d'accorder un sens quelconque à l'idée de nature, mais de tabler sur le mot nature pour refuser tout ce qui existe artificiellement, c'est-à-dire pour contester tout ce qui existe.
Le guilledou est un oiseau. C'est un vulgaire petit moineau des champs qu'on trouve du côté de la Saintonge. Il faut dire qu'il est particulièrement malin et que peu d'oiseaux au monde lui en remontreraient en matière d'astuce et de roublardise.
Ce que nous appelons "mauvaise conscience" est en fait la bonne conscience : c'est la vertu qui se dresse en nous pour nous accuser.
Quand je pense que je suis l'auteur de ses jours, des jours terribles qu'il a passés sur Terre, que c'est moi qui l'ai fait venir, j'ai envie de lui demander pardon.
La parole dont la simplicité est à la portée de tout le monde et dont le sens est profond est la meilleure.
Si ton voisin se salit, tu ne peux pas te frotter à lui sans nécessairement te salir, quelque propre que tu sois toi-même.
S'il m'arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd'hui - d'être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j'aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était [...] â–º Lire la suite
La personnalité créatrice doit penser et juger par elle-même car le progrès moral de la société dépend exclusivement de son indépendance.
Toute une mathématique de l'équation rassure le petit-bourgeois, lui fait un monde à la mesure de son commerce.
On est venus cracher notre haine moi et ceux derrière, ma première parole sera la dernière.
Les défis rendent la vie intéressante ; les surmonter lui donne un sens.
La conscience naît parfois de ses remords.
Avec le temps, le déni, la colère et le marchandage se transformeront en dépression. Dans cette période, le sentiment d'abandon est amplifié et peut sembler insoutenable. Dans cette période, il n'est pas rare que les sujets perdent leur confiance et [...] â–º Lire la suite
Je voudrais voir un peu Louis XIV face à un "assuré social"... Il verrait si l'Etat c'est lui !
On ne joue pas avec l'amour sinon, c'est lui qui se jouera de nous.
Une bonne conscience est un doux oreiller.
Un homme sage est supérieur à toutes les insultes qui peuvent lui être adressées, et la meilleure réponse à un comportement inconvenant est la patience et la modération.
L'homme ignore les trois quarts de ses ressources et il meurt sans les avoir employées, comme il meurt sans avoir joué de la centième partie des combinaisons intellectuelles que lui permettrait la souplesse infinie de son cerveau. Nous sommes comparables [...] â–º Lire la suite
Une connaissance est quelqu'un que nous connaissons assez pour lui emprunter de l'argent, mais pas assez pour lui en prêter.