Le temps qui vole souvent comme un oiseau se traîne d'autres fois comme une tortue ; mais il ne semble jamais plus agréable que lorsque l'on ne sait s'il va vite ou lentement.
Pour être soi-même, il faut être quelqu'un.
L'homme a beaucoup à savoir, et peu à vivre ; et il ne vit pas s'il ne sait rien.
Ce qui console d'un travail difficile, c'est qu'il est "difficile".
Il n'y a pas de dictature de transition.
Ce qu'il y a de plus odieux dans l'argent, c'est qu'il confère même des talents.
L'un des pires inconvénients de l'amour est que - un certain temps du moins - il risque de nous rendre heureux.
Plus on légifère, moins il y a de dialogue social.
Le divorce est si naturel que, dans plusieurs maisons, il couche toutes les nuits entre deux époux.
Il faut beaucoup de temps pour guérir. Beaucoup de livres aussi.
Pas plus sans doute que l'on aime ou que l'on souffre, il ne faut dire que l'on écrit.
Il résulte que le consommateur recueille à la longue tous les avantages d'une bonne législation comme tous les inconvénients d'une mauvaise ; ce qui ne veut pas dire autre chose, si ce n'est que les bonnes lois se traduisent en [...] ► Lire la suite
Il y a des destinées qui peuvent ne se rencontrer jamais, mais qui, dès qu'elles se rencontrent, ne doivent plus se séparer.
Il y a un éclat de lumière,Dans chaque mot,Qu'importe que tu entendes,Le saint Hallelujah ou le brisé.
Il n'y a pas d'avenir sans éducation.
J'aimerais prévenir les meilleurs innovateurs et rebelles qu'il y aura toujours une cible dans leur dos. Meilleurs ils seront, plus large sera la cible.
Mon histoire sera définitivement heureuse, quoi qu'il arrive.
Dans la vie comme au théâtre certaines fins ont une saveur douce amère surtout quand il est question d'amour.
Dans la haine nazie il n'y a rien de rationnel : c'est une haine qui n'est pas en nous, qui est étrangère à l'homme.
L'âge d'or du genre humain n'est point derrière nous, il est au-devant.
Il faut gratter les gens où il leur démange.
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
L'ignorant, lui, quand il parle, est compris de tout le monde, tandis que l'homme instruit avec sa fricassée de grands mots et de proverbes, n'est compris que de ses pareils...
Le savant dont les moeurs sont déréglées ressemble à un aveugle qui porte un flambeau dont il éclaire les autres, sans pouvoir s'éclairer lui-même.
Cet inconnu qui se nomme l'avenir, si sage qu'il ne parle jamais, gardant ses secrets afin de faire chercher à l'homme la source de l'espérance.
C'est en soi qu'il faut cultiver la flamme qui réchauffe. C'est sur soi seul qu'il faut s'appuyer.
L'Anglais, filou comme peuple, est honnête comme individu. Il est le contraire du Français, honnête comme peuple et filou comme individu.
Si le sida ne s'attrapait qu'à travers des seringues, il n'intéresserait personne.
La définition du possible est qu'il peut ne pas avoir lieu.
Il y a des domaines où il n'y aura jamais de progrès : l'homme sera toujours mortel, il sera toujours soumis à la maladie.
Si on veut remonter à l'origine de l'intuition que l'on a des nombres, il faut revenir à l'intuition que l'on a du temps.
Il en est des gens qui bâtissent des systèmes comme d'un homme qui construit un immense château, mais qui loge soi-même dans une grange.
Vous êtes indépendants depuis bientôt un demi siècle et tu me dis qu'il n'y a qu'une seule route ? Qu'est-ce que vous avez foutu pendant tout ce temps ?
Il vaut mieux endurer patiemment une vive douleur que vous êtes seule a éprouver, que de commettre une action inconsidérée dont les fâcheuses conséquences s'étendraient a tous les vôtres.
Si l'ignorance est un bonheur, pourquoi le monde n'est-il pas plus heureux ?
Le silence ne compense pas seulement pour l'impuissance des paroles humaines, il compense aussi, pour les musiciens médiocres, la pauvreté des accords.
J'ai commis la terrible erreur de croire qu'il y avait des choses plus importantes dans la vie que la télé.
- Je te la suce pour mille dollars ! Brett pourra regarder, si il paye 100 dollars. - Euh, je vais voir si je trouve un distributeur de billets dans le coin.
Les hommes politiques se demandent pourquoi on ne les aime pas. Ils nous prennent pour des imbéciles. L'impardonnable, c'est qu'il leur arrive d'avoir raison.
A la source de toute connaissance, il y a une idée, une pensée, puis l'expérience vient confirmer l'idée.
Le bonheur ne vaut pas la peine qu'il coûte.
Un aphorisme n'a pas besoin d'être vrai, mais il doit survoler la vérité. Il doit la dépasser d'un trait.
L'homme malheureux de Paris est l'homme malheureux complet, car il trouve encore de la joie pour savoir combien il est malheureux.
L'amour a quelque chose de religieux. Il est au-dessus du code froid et glacé de la raison. Il nous élève, il nous purifie !
C'est peu d'aimer, il faut aimer toujours : on n'est heureux qu'à force de constance.
L'acteur n'est pas un robot, c'est un facteur de différence, même s'il dit les mêmes mots à la même heure tous les soirs.
Il y a des femmes qui passent leur vie à rembourrer le fossé où leur vertu comptait choir, et qui, furieuses de rester sur le bord à attendre qu'on les pousse, jettent des pierres aux femmes qui passent.
L'homme est quelque chose de totalement à part. Il est anature. A la suite de quelques mutations, donc par nature, il se retrouve à des années-lumière de la nature.
La musique : quand on joue assez fort ou assez doucement, le public applaudit. Ce qu'il doit y avoir d'imbéciles, en musique !
En littérature, il faut arriver doucement, de peur d'attraper un chaud et froid.