Il y a des paroles qui portent plus loin que le vent.
Un secret n'est qu'un feu sous la cendre ; il suffit d'un souffle pour qu'il jaillisse et aille répandre partout sa lumière dangereuse et brûlante.
La vraie pauvreté est celle de l'âme, une pauvreté dans laquelle le mental est toujours dans un tourbillon créé par les doutes, les soucis et les craintes.
Un père, lorsqu'il transmet, a le souffle éternel. Les lumières s'incarnent dans ses yeux. Lorsqu'il parle à son enfant, la flamme de l'Histoire ne s'éteint pas, mais s'allume et l'anime.
La vie n'est qu'un grand tourbillon avec au centre un noyau de silence.
Y a-t-il quelque part un ruisseau d'eau pure ? N'existe-t-il pas cet amour qui dure ? Le bonheur est-il bref comme un orage en ciel d'été ?
L'air du paradis est celui qui souffle entre les oreilles d'un cheval.
L'amour d'une jeune fille est comme une bouffée de fumée, il change à chaque souffle de vent.
Ta bouche, c'est le ciel même, mon âme veut s'y poser : puisse mon souffle suprême s'en aller dans ce baiser !
Quatre-vingts ans ! Plus d'yeux, plus d'oreilles, plus de dents ; plus de jambes, plus de souffle ! Et c'est étonnant somme toute comme on arrive à s'en passer.