Ce qu'il y a de plus heureux pour les historiens, c'est que les morts ne puissent protester.
Ce que les mécaniciens de l'esprit n'ont pas compris, c'est que lorsque Dieu se manifeste, il n'a nullement besoin des sens : il entre en communication directe avec cette "aptitude au divin" qu'est l'âme.
Ce qui donne à un individu sa valeur génétique, ce n'est pas la qualité propre de ses gènes. C'est qu'il n'a pas la même collection de gènes que les autres.
Au théâtre, tout bruit qu'il entend est interprété par l'auteur dans un sens favorable. Et même quand il n'entend rien, il est satisfait.
Plus on serre un mot de près, et plus il le prend de haut.
Le snob est un enfant des sociétés aristocratiques. Perché sur son barreau, il respecte l'homme du barreau supérieur, et méprise l'homme du barreau inférieur, uniquement sans s'informer de ce qu'ils valent.
Celui qui écrit des livres est tout (un univers unique pour lui-même et pour tous les autres) ou rien. Et parce qu'il ne sera jamais donné à quelqu'un d'être tout, nous tous qui écrivons des livres, nous ne sommes rien.
Il en est des femmes comme des fous : il ne faut pas les défier.
Au théâtre, il se dit presque autant de bêtises dans la salle que sur la scène. Tout dépend de la longueur des entractes.
Il y a, entre l'homme d'esprit, méchant par caractère, et l'homme d'esprit, bon et honnête, la différence qui se trouve entre un assassin et un homme du monde qui fait bien des armes.
Le regard du nouveau né est plus sage que celui du grand savant, il faut parfois désapprendre pour mieux appréhender l'essentiel.
Tartarin racontait ses amours avec la princesse Likiriki, et leur séparation déchirante. Il savait que les femmes aiment à consoler, et que porter ses chagrins de coeur en écharpe est la meilleure façon de réussir auprès d'elles.
Il ne peut rien y avoir d'olympique en dehors du contact et de la collaboration des diverses branches de sport unies sur un pied de parfaite égalité pour le perfectionnement de l'humanité.
En grandissant, se dit-elle, il serait devenu un enfant épouvantablement laid tandis qu'il fait un très joli cochon, je trouve.
Le livre n'est pas une entité isolée : il est une relation, il est l'axe d'innombrables relations.
Les gens disent que le graffiti est laid, irresponsable et puéril... mais c'est seulement s'il est bien fait.
L'unité dans les volontés ne peut pas exister à moins qu'il n'y ait une volonté qui domine et gouverne tout le reste à l'unité... les volontés des mortels ont besoin d'un principe directeur... donc pour le bien-être du monde, il devrait y avoir une monarchie.
Car jamais il n'y eut philosophie qui, patiemment, pût endurer mal de dent.
Le talent ne suffit pas pour qu'il soit agréable.Il faut qu'il y ait une rencontre, quasi amoureuse.
je ne peux pas m'arrêter devant cet obstacle sous prétexte que David était tellement bon et qu'il vaut mieux que je reste chez moi.
S'il y a quelque chose de dégoûtant dans l'industrie du film, c'est la prospérité de mes pairs.
Quand Chuck Norris lit un Chuck Norris Fact, il ne rit pas. Il se souvient...
Ils disent qu'une vengeance prise, déchirera le coeur et tourmentera la conscience. S'il y a une vérité à cela alors je sais maintenant avec certitude que le chemin où je suis est le bon !
Il faut aimer au-dessus de ses moyens.
Que doit penser Dieu des bigots qui pensent savoir ce qu'Il pense ?
Quand je vois des gens qui ne croient plus en Dieu, je leur dis : le problème n'est pas là. Il est plus important de savoir s'il croit en vous que de savoir si vous croyez en lui.
Il n'est qu'un vrai malheur, c'est de vivre ignoré.
Il y aura toujours des pauvres parmi vous, c'est pour cette raison qu'il y aura toujours des riches, c'est-à-dire des hommes avides et durs qui recherchent moins la possession que la puissance.
L'érotisme fait peur parce qu'il excelle dans l'excès, s'épanouit dans la surabondance et l'illimité. Il élève l'instinct au rang d'un art d'aimer, et donc de vivre.
Dieu tient-il tellement à ce que nous parlions de lui ? Ne préfère-t-il pas être un secret à une divulgation ?
L'homme n'a rien vraiment sien que ce qu'il donne.
Il ne faut jamais s'attaquer à ceux qu'on n'est pas sûr d'achever.
Toutriste : Voyageur parti à l'aventure, et auquel il n'est absolument rien arrivé.
Il venait de se passer tant de choses bizarres, qu'elle en arrivait à penser que fort peu de choses étaient vraiment impossibles.
Quel mal y-a-t-il pourtant à ce que je m'éloigne de la logique ?Je travaille la matière première. Je suis derrière ce qui est derrière la pensée.
Je ne me prend pas pour Jésus, sinon je ferais des miracles. Et il y en aurait à faire.
En fait, c'est facile de tout gâcher quand on est bien avec quelqu'un, il suffit de lui dire : Je t'aime.
Je pense à présent qu'il faut se conduire toujours en homme du monde avec les putes et souvent en julot avec les bourgeoises.
S'il est vrai que le fonctionnement d'une éolienne n'est pas polluant, sa production et son utilisation ont de graves conséquences environnementales.
Il existerait forcément une explication à toute chose, le mystère serait que cette explication ne pourrait être accessible à tout le monde.
La politique, c'est une profession où il vaut mieux avoir des relations que des remords, c'est préférable.
Je pense que nous sommes des marchands de bonheur, des marchands de plaisir. Je pense qu' une sorte de générosité est indispensable quand on est cuisinier, il faut être généreux. Il faut donner, partager et aimer donner et faire plaisirr.
Lorsqu'on désire plaire à quelqu'un, il faudrait toujours être ignorant.
Un père, lorsqu'il transmet, a le souffle éternel. Les lumières s'incarnent dans ses yeux. Lorsqu'il parle à son enfant, la flamme de l'Histoire ne s'éteint pas, mais s'allume et l'anime.
Mettez une plume d'oie dans la main d'un moraliste qui soit écrivain de premier ordre. Il sera supérieur aux poètes.
Il n'est pas nécessaire pour l'écrivain de dévorer un mouton entier pour être capable d'en dire le goût. Il lui suffit de manger une côtelette.
L'esprit humain est un grenier tellement impossible à remplir que, du point de vue de la connaissance, il représente un abîme.
Le public est si malin qu'il rend moins volontiers justice aux vivants qu'aux morts, et que souvent il n'élève les morts que pour rabaisser les vivants.
N'est-il pas étrange de voir les hommes combattre si volontiers pour leur religion et vivre si peu volontiers selon ses préceptes ?
En littérature, le ridicule ne tue plus ; il tire à cent mille exemplaires.