Au théâtre, il se dit presque autant de bêtises dans la salle que sur la scène. Tout dépend de la longueur des entractes.
Le talent consiste à dire les mêmes bêtises que les autres, mais plus élégamment.
Où trouve-t-on meilleur abri contre l'ennui qu'au théâtre ?
Le théâtre est indispensable à ce qui nous rend humain.
On va au théâtre pour voir et savoir, pour sentir et ressentir. On se met en état d'attente, dans l'espoir d'attendre ou de comprendre quelque chose que l'on n'a pas su comprendre jusqu'alors.
Les livres de théâtre scellent la mort de la jouissance que procurent le spectacle.
Je préfère quand le spectateur sort avec des questions plutôt qu'avec des réponses.
Les lois du succès au théâtre tiennent en deux articles. Article premier : elles n'ont pas changé depuis deux mille ans. Article deux : personne ne les connaît.
Le théâtre soutient l'âme.
Le théâtre est le lieu où apparaissent violence et cruauté. Leur représentation doit servir à ce que l'horreur ne se reproduise pas.
Nous ne sommes pas libres. Et le ciel peut encore nous tomber sur la tête. Et le théâtre est fait pour nous apprendre tout cela.
Le langage de l'art du théâtre est un langage de proximité. A la mesure de l'homme.
C'est beau de fabriquer sur scène une émotion, de faire partager du sacré, du spirituel, du charnel.
La planète théâtre se renouvelle à chaque génération.
Au théâtre il y a des règles très précises d'unité, on peut donc mettre en scène des gens exceptionnels, des fous. L'excès des contraintes et l'excès de liberté font que la pièce s'équilibre d'elle-même.
Le théâtre est l'innommable qui vient dans le nom.
En politique comme ailleurs, y compris en amour, le succès est à ceux qui savent jouer, sur la scène publique, des rôles de composition et connaissent les lois de l'éloquence.
Il n'y a plus d'auteurs au théâtre ; s'il y en avait, cela se saurait, ils seraient publiés.
La mise en scène est une naissance.
Le théâtre est une destination inconnue, mais suffisamment connue pour produire une inquiétude indicible, mais moins effrayante qu'elle ne devrait l'être grâce à la certitude de n'y arriver jamais.
Le théâtre n'est pas la Sorbonne et le public n'est pas un élève venu assisté à un cours d'histoire. Ils viennent pour se distraire.
Parfois, ce n'est qu'en quittant la scène qu'on peut savoir quel rôle on a joué.
Mamiphères ! Nous avons devant nous une scène de crime : Touffe de poils !... Carcasse rongée !... Restes de... Aaah ! Non !... Brocolis !! Voilà ma théorie : Le dinosaure attaque Sid !... Sid réplique à coups de branche de brocolis... Réduisant le dinosaure... à l'état de légume !
Mes parents n'ont jamais parlé de la mode, mais nous parlions de la littérature, du théâtre et des arts... c'est pourquoi j'ai gardé une relation réelle avec le monde de l'art, en mettant des livres dès le début dans les vitrines de mes magasins.
Un opéra commence à six heures. Trois heures plus tard, on regarde sa montre... et il est déjà six heures vingt !
Être sur scène est ce qui m'apporte le plus.
Tout phénomène suppose un spectateur puisqu'il consiste toujours en une relation déterminée entre un objet et un sujet.
Il en est de la bière bue comme des bêtises dites, cela ne fait aucun effet sur le papier.
Lire une pièce, c'est la mettre en scène dans sa tête.
La littérature n'a pas d'autre fonction que de mettre en scène un écrivain.
La télévision est aux hommes politiques ce que la scène est aux acteurs de théâtre.