Le théâtre est l'érection du phallus universel. Au commencement était le théâtre et le théâtre était désir.
Je me rappelle les cartes de la Terre sainte. En couleur. Très jolies. La mer Morte était bleu pâle. J'avais soif rien qu'en la regardant.
La fin est dans le commencement et cependant on continue.
Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit.
Mon devoir de comédien c'est d'apprendre à voir le monde avec un point de vue différent.
Passé quarante ans, tout le monde ressemble à une ville bombardée. Il tombe amoureux quand elle éclate de rire - au désir s'ajoute une promesse de bonheur, une utopie de tranquillités emboîtées -, il suffira qu'elle tourne la tête vers lui et se laisse embrasser, et il accèdera à un monde différent.
Le souvenir, ce n'est jamais fini, il n'y a pas de commencement ni de fin.
C'est pour vous, et uniquement pour vous que je l'ai fait. Vous êtes trop généreuse pour vous jouer de mes sentiments. L'entretien que vous avez eu avec ma tante hier soir m'a donné des raisons d'espérer que j'osais à peine [...] â–º Lire la suite
Etre aimée, c'est le premier désir et le plus grand trésor qu'une femme convoite.
Le désir d'originalité est le père de tous les emprunts, de toutes les limitations. Rien de plus original, rien de plus "soi" que se nourrir des autres.
Les oiseaux sont responsables de trois au moins des grandes malédictions qui pèsent sur l'homme. Ils lui ont donné le désir de grimper aux arbres, celui de voler, celui de chanter...
Bois aujourd'hui pour étancher ta soif de demain.
Chaque fois qu'un désir est comblé, son objet nous devient indifférent.
La tendresse, c'est le désir qui dort, mais d'un oeil.
Le théâtre est, de toutes les expressions artistiques, celle qui trahit le moins son auteur.
Les yeux sont l'organe du désir dont la forme sainte est l'Espérance.
Le plaisir étant éphémère, et le désir durable, les hommes sont plus facilement menés par le désir que par le plaisir.
Les plus puissants ne sont pas à l'abri de la vengeance et de la défaveur.
Le désir qui naît de la joie est plus fort que le désir qui naît de la tristesse.
La lecture des évangiles produit d'abord un choc en ma subjectivité, puis, au contact de ces textes, je découvre que Jésus enseigne le désir et y entraîne. Je découvre que ces textes de deux mille ans ne sont pas en contradiction avec l'inconscient des hommes d'aujourd'hui.
C'est le lien du désir à la réalité (et non sa fuite dans les formes de la représentation) qui possède une force révolutionnaire.
Ma seule ambition est d'être vraie à chaque instant que je vis.
Dans la vie comme au théâtre certaines fins ont une saveur douce amère surtout quand il est question d'amour.
La grande ambition des femmes est d'inspirer l'amour
Le désir est lucide. C'est l'espérance qui aveugle.
Le théâtre n'est qu'un lieu de rencontre, l'espace du risque et du possible. Cette rencontre est sans doute une rencontre de parole.
Ainsi celui qui monte ne s'arrête jamais, allant de commencement en commencement par des commencements qui n'ont pas de fin.
La vengeance est le plaisir des dieux.
La luxure blasée, de ce désir assouvi, mais jamais satisfait, fuit à mesure qu'il s'emplit.
Et la jeunesse ? C'est sentir la folie du monde adulte et la refuser. C'est croire aux vertus de la parole, au profond désir de paix.
La conscience de l'ignorance est le commencement du doute, lequel conduit à la sagesse.