Il n'est qu'un vrai malheur, c'est de vivre ignoré.
La vie est une pierre fausse, son clinquant éblouit mais il n'y a qu'un ignorant qui la prenne pour un vrai diamant.
J'aimerais terminer sur un message d'espoir. Je n'en ai pas. En échange, est-ce que deux messages de désespoir vous iraient ?
Un entraîneur peut parfois voir ses joueurs avec son coeur, mais il les juge avec ses yeux.
Je ne me soucie pas de vivre dans un monde d'hommes si je peux y être une femme.
Notre mort n'est que très simple. Celle des autres est insupportable.
Le savoir acquis dans un pays étranger peut être une patrie et l'ignorance peut être un exil vécu dans son propre pays.
Le bonheur, pourquoi le refuser ? En l'acceptant, on n'aggrave pas le malheur des autres et même ça aide à lutter pour eux. Je trouve regrettable cette honte qu'on éprouve à se sentir heureux.
Je pense que tout le monde devrait devenir riche et célèbre et faire tout ce qu'il a jamais rêvé afin qu'ils puissent voir que ce n'est pas la réponse.
Vient un moment où un homme peut choisir la mort plutôt que la vie.
Quitte à vivre des choses extraordinairement tristes et douloureuses, autant les vivre en face. Ça ne sert à rien de sortir, de se distraire.
Il faudrait se voir avec l'oeil de son voisin.
Je ne regrette pas. Les regrets sont inutiles. Il est trop tard pour les regrets. Vous l'avez déjà fait, n'est-ce pas ? Vous avez vécu votre vie. Inutile de souhaiter que vous puissiez le changer.
Si la mort paraît effroyable aux riches, elle doit bien consoler les malheureux.
Toute éducation est élévation, contrainte, épanouissement et promesse de joies. Tous les sens y contribuent ; on s'éduque autant par la bouche que par l'oeil ou l'oreille. Est-ce un hasard si ce même terme, goût, désigne le sens de la bouche et une manière de vivre ?
L'être que je serai après la mort n'a pas plus de raisons de se souvenir de l'homme que je suis depuis ma naissance que ce dernier ne se souvient de ce que j'ai été avant elle.
On juge bien avilissantes ces actions qui se répètent et qui portent en elles le malheur de n'être utiles à personne.
Une partie de l'art de vivre dépend de notre capacité à combattre notre impuissance.
- Qu'est-ce que vous voulez ? - Mais ce que je veux depuis toujours... Te voir crever comme un chien.
Il vaut mieux vivre riche que mourir riche.
Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
Il n'y a qu'une liberté, rien qu'une : c'est de voir clair d'abord, et puis ensuite d'avoir du pognon plein les poches, le reste c'est du mou !
Je m'étonne de tomber dans l'angoisse et pourtant ! Je ne cesse de jouer : c'est la condition de l'ivresse du coeur. Mais c'est mesurer le fond nauséeux des choses : jouer c'est frôler la limite, aller le plus loin possible et vivre sur un bord d'abîme !
La mort est un mystère, les pratiques occultes ne sont qu'une illusion.
Le mal n'a rien à voir avec la vie privée ou la morale. C'est quelque chose de plus profond, de plus difficile à atteindre.
La tristesse est le prix de la victoire.
Quand le malheur entre dans une maison, faut lui donner une chaise.
On aimerait vivre sans vieillir et, en fait, on vieillit sans vivre.
Tout ce qui est mort comme fait, est vivant comme enseignement.
L'habitude du désespoir est plus terrible que le désespoir lui-même.